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mercredi 21 janvier 2015

Johann - Ha!!!! La religion....

Oups! voilà fort fort longtemps que ce blog n'avait pas refait surface!Et pourtant il s'en est passé des choses depuis! Facebook a peu à peu repris le flambeau et participé à l'étiolement de mes qualités rédactionnelles qui m'honoraient ! Notez que si Jacqueline n'écrit plus non plus sur ce blog, elle n'est pas restée inactive pour autant de ses doigts puisque plusieurs ouvrages ont vu le jour...
Pour l'occasion de découvrir ou redécouvrir ces épistolaires souvenirs d'un blog oublié, je vous propose cette lettre de Cavanna, fondateur du journal Hara-kiri , ancêtre de Charlie Hebdo. Il nous parle avec saveur de la laïcité! Tristement d'actualité...


« Lecteur, avant tout, je te dois un aveu. Le titre de ce livre est un attrape-couillon. Cette « lettre ouverte » ne s’adresse pas aux culs-bénits. Ils sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toutes dans ce qu’il est convenu d’appeler leur « foi ». Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, ils ont rencontré Dieu, ils l’ont touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça.
Ce n’est donc pas à eux, brebis bêlantes ou sombres fanatiques, que je m’adresse ici, mais bien à vous, mes chers mécréants, si dénigrés, si méprisés en cette merdeuse fin de siècle où le groin de l’imbécillité triomphante envahit tout, où la curaille universelle, quelle que soit sa couleur, quels que soient les salamalecs de son rituel, revient en force partout dans le monde. […]
O vous, les mécréants, les athées, les impies, les libres penseurs, vous les sceptiques sereins qu’écœure l’épaisse ragougnasse de toutes les prêtrailles, vous qui n’avez besoin ni de petit Jésus, ni de père Noël, ni d’Allah au blanc turban, ni de Yahvé au noir sourcil, ni de dalaï-lama si touchant dans son torchon jaune, ni de grotte de Lourdes, ni de messe en rock, vous qui ricanez de l’astrologie crapuleuse comme des sectes « fraternellement » esclavagistes, vous qui savez que le progrès peut exister, qu’il est dans l’usage de notre raison et nulle part ailleurs, vous, mes frères en incroyance fertile, ne soyez pas aussi discrets, aussi timides, aussi résignés !
Ne soyez pas là, bras ballants, navrés mais sans ressort, à contempler la hideuse résurrection des monstres du vieux marécage qu’on avait bien cru en train de crever de leur belle mort.
Vous qui savez que la question de l’existence d’un dieu et celle de notre raison d’être ici-bas ne sont que les reflets de notre peur de mourir, du refus de notre insignifiance, et ne peuvent susciter que des réponses illusoires, tour à tour consolatrices et terrifiantes,
Vous qui n’admettez pas que des gourous tiarés ou enturbannés imposent leurs conceptions délirantes et, dès qu’ils le peuvent, leur intransigeance tyrannique à des foules fanatisées ou résignées,
Vous qui voyez la laïcité et donc la démocratie reculer d’année en année, victimes tout autant de l’indifférence des foules que du dynamisme conquérant des culs-bénits, […]
À l’heure où fleurit l’obscurantisme né de l’insuffisance ou de la timidité de l’école publique, empêtrée dans une conception trop timorée de la laïcité,
Sachons au moins nous reconnaître entre nous, ne nous laissons pas submerger, écrivons, « causons dans le poste », éduquons nos gosses, saisissons toutes les occasions de sauver de la bêtise et du conformisme ceux qui peuvent être sauvés ! […]
Simplement, en cette veille d’un siècle que les ressasseurs de mots d’auteur pour salons et vernissages se plaisent à prédire « mystique », je m’adresse à vous, incroyants, et surtout à vous, enfants d’incroyants élevés à l’écart de ces mômeries et qui ne soupçonnez pas ce que peuvent être le frisson religieux, la tentation de la réponse automatique à tout, le délicieux abandon du doute inconfortable pour la certitude assénée, et, par-dessus tout, le rassurant conformisme. Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent.
Un climat d'intolérance, de fanatisme, de dictature théocratique s'installe et fait tache d'huile. L'intégrisme musulman a donné le « la », mais d'autres extrémismes religieux piaffent et brûlent de suivre son exemple. Demain, catholiques, orthodoxes et autres variétés chrétiennes instaureront la terreur pieuse partout où ils dominent. Les Juifs en feront autant en Israël.

Il suffit pour cela que des groupes ultra-nationalistes, et donc s'appuyant sur les ultra-croyants, accèdent au pouvoir. Ce qui n'est nullement improbable, étant donné l'état de déliquescence accélérée des démocraties. Le vingt et unième siècle sera un siècle de persécutions et de bûchers. 

jeudi 10 mars 2011

Johann - Des dangers de la stigmatisation d'un électorat.

Depuis quelques jours, on nous bourre les oreilles avec ce qui est appelé communément une bombe, soit, le sondage Louis Harris donnant Marine Le Pen devant les autres candidats au premier tour.

Ma première réaction a été celle d’être amusé face à un titre de presse : « Le sondage qui réveille ! ». Mais qui réveille qui, au fait ? Qui est surpris de cet état de fait ? Qui se désintéresse tellement de la vie des autres qu’il n’a pas pressenti, et depuis longtemps, un malaise dans la population pouvant amener à ce genre de résultat ?

Depuis le « traumatisme » du 21 avril, rien n’a changé ; Les politiques au pouvoir sont toujours aussi lamentables avec, depuis peu, un président qui joue sur les peurs et les divisions, tentant de marquer à la culotte teutonne l’électeur et les thèses du FN. La gauche n’a toujours pas pris conscience de la vacuité qu’est cette réaction indignée digne d’une vierge effarouchée dès que l’on parle de sujet tels que laïcité, immigration, sécurité, tout en se vautrant dans le libéralisme le plus contraire à ses dogmes.

Et tout le monde de considérer l’électeur frontiste comme un paria, un débile profond qui ne vote que par « protestation », un manipulé par des tribuns à la voix qui porte…

Le problème c’est qu’à force de stigmatiser cet électorat, on le renforce dans ses convictions. Je faisais cette analyse pourtant évidente il y a déjà quinze ans…



Le français (puisque tout le monde parle en son nom !! ^^) a envie qu’on lui parle des sujets qui le préoccupe : Il veut pouvoir prendre le RER peinard sans faire dans son froc dès qu’il est entouré d’une bande de racaille. Il veut comprendre pourquoi les « puissants » échappent toujours à la justice. Il veut comprendre pourquoi on casse tous les services publics. Il aimerait savoir où passe le pognon de ses impôts quand chaque jour, l’état s’endette un peu plus et que tout crédit est refusé au moindre péquin. Il est curieux de savoir pourquoi il n’y a plus de boulot pour les jeunes, pourquoi on fout les vieux dehors alors qu’on demande de travailler plus pour toucher une retraite de merde. Il ne comprend pas pourquoi depuis des années on parle de moralisation du système financier alors que les enfoirés du CAC40 ne se sont jamais autant goinfrés que cette année. Il aimerait bien que les autres respecte son identité catholique et franchouillarde, qu’ils comprennent que la mixité ce n’est pas la perte de ses racines et la dilution des mœurs. Il déplore la perte d’influence à tous niveaux de la France dans le monde. Il ne capte rien à Bruxelles, sinon que ça n’a pas l’air d’apporter grand-chose de bon…



Voilà quelques exemples de vraies préoccupations des français. Tant que les formations gouvernementales ne prendront pas à bras le corps des mesures concrètes pour résoudre ces problèmes ou ces malentendus, le vote Le Pen perdurera. La droite n’est que dans la déclaration de principe et la défense des intérêts des plus riches ; c’est sa raison d’être. La gauche est dogmatique et sociale ; elle ne sait pas évoluer dans son discours.



Alors non, je ne suis absolument pas surpris, ni même choqué, de ce sondage. Ceux qui le sont, sont ceux qui portent des œillères ou qui ne rencontrent pas ces problèmes.

Je vote Ecolo, à titre personnel. Je pense que l’avenir du monde est dans une technologie de pointe, de recherche, de préservation des énergies et des écosystèmes. Créateur d’emploi et bon sens évident, ce vote me parait plus utile pour mon pays et l’humanité toute entière.

En revanche, je comprends parfaitement les électeurs frontistes, partageant même avec eux, quelques unes de leurs préoccupations.



Maintenant, vous pouvez toujours crier au loup, ça ne fera que les attirer toujours plus nombreux…

Que l’on donne du boulot aux habitants de ce beau pays, qu’on le fasse rayonner, qu’on adopte une morale en politique, que l’on régule les marchés financiers, que l’on protège les valeurs de la république et le problème FN disparaîtra de lui-même…

dimanche 1 août 2010

Johann - Plus c'est gros, plus ça passe!

Voilà déjà près de trois ans que nous subissons la politique de Nicolas Sarkozy. J’ai peine à imaginer qu’il reste tant de jours avant la fin de son mandat, comme autant d’épreuves quotidiennes à vous dégoûter de tout.

J’avais benoîtement imaginé, après son élection, résigné que j’étais, qu’il pu être un bon président pour la France. Depuis, plus que de la déception, j’exprime une profonde lassitude et une réelle crainte quand à la politique menée dans notre pays.


Lassitude d’un homme qui connait trop bien la sphère des dirigeants : Il connait toutes les techniques pour endormir le peuple, qui ne demande que ça. Parler, taper du poing sur la table, se poser ses propres questions et y répondre soi-même, réagir en permanence à chaud, dans l’émotion, se montrer, se mettre en scène, ne jamais laisser place à la contradiction ni à la critique, voilà les quelques techniques usées jusqu’à la corde dont le soi-disant homme du renouveau fait ses agapes. On dirait une sorte de bande-dessinée consacrée uniquement au Général Tapioca, gesticulant sa dictature devant des caméras aux pellicules pleines de vide sensationnel.
Car l’homme du geste et de l’action est, de fait, l’homme du vent. Etre capable de se faire élire sur un programme sécuritaire après tant d’années au ministère de l’intérieur aux résultats peu probants, c’était déjà une gageure. Se prétendre l’homme du mérite dans une république des copains qui n’a jamais si bien fonctionnée, plaçant amis de confiance aux postes clefs (EDF, France Télévision, Pôle Emploi, SNCF, magistrature etc…) allant jusqu’à faire de la primogéniture une nouvelle doctrine républicaine (affaire EPAD avec Jean Sarkozy, le fils de Roselyne Bachelot nommé à l’INPES…) !


Travailler plus pour gagner plus ? Pour un homme qui, entre autre premières mesures, prit celle de s’augmenter de 170%, la maxime ne manque pas de saveur ! A l’heure des accords intra-entreprise sur les réductions de salaire pour garder son poste, après les fausses promesses de Gandrange (je passe les autres !...), le gel du salaire des fonctionnaires, et la négociation unilatérale de l’allongement de la durée de cotisation retraite, certains slogans résonnent douloureusement à l’oreille d’anciens électeurs de droite !


Que l’on se rassure, si de nombreux reculs sociaux ont été enregistrés, certaines choses, elles, ne changent pas. Notamment la collusion révoltante des strates politiques avec les secteurs financiers, industriels. La république des copains, mise une nouvelle fois en évidence « grâce » à l’affaire Woerth, transpire, sue, dégouline par tous les pores d’une droite dite « décomplexée ». Les niches fiscales sont toujours là. Ce n’est malheureusement pas le cas des autoroutes, bradées aux lobbys privés. Ni le cas de terrains ou d’appartements d’état vendu au moins offrant.


Rien n’est épargné aux bon peuple de France : les trajets dispendieux en jet privés, les 12000 euros de cigares sur le compte des citoyens, les scandaleuses dépenses en réceptions, en sondages, les cumuls de mandats, des retraites odieusement favorables, les faux rapports, les commissions bidons, les appartements de fonctions vides, occupés par des tiers ou attribués sans raison… De son nouvel avion à 120 millions d’euros, la présidence se rassurera de survoler la crise !


Que de renoncements en trois ans ! Les exemples de promesses de campagne non-tenues sont tellement légions que ça en donne le tournis : Le travail du dimanche, les sans-abris, l’état des prisons, le pouvoir d’achat, l’environnement et son Grenelle en forme de coquille vidée de toute substance, croissance, chômage, le « plan Marshall » des banlieues…


Le candidat Sarkozy déclarait « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit ». Où en est-on aujourd’hui ? Le déficit du budget de l’état français a atteint 145 milliards d’euros en janvier, contre 63 milliards un an plus tôt ! Les comptes de la sécurité sociale et des retraites ne cessent de plonger… La droite en bonne gestionnaire !


Enfin s’il y a une faillite éthique et financière, l’entaille de la médiocrité n’aura pas épargné le social et l’humain : En faisant de l’immigré un bouc émissaire, la présidence brise la fraternité et la tradition d’accueil historique de la France. Cela aura commencé avec le débat nauséabond sur l’identité française qui a ouvert une terrifiante boite de Pandore. Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème… Le « karcher » n’est pas encore passé en banlieue que voilà les Roms et gens du voyage stigmatisés : Des « déclarations de guerre » au crime, reconduites à la frontière, soustraction de la nationalité française, suppression des allocations, contrôles fiscaux… Le conseil constitutionnel ne fait pas peur au président : l’important n’étant pas de faire, mais de dire.


Quelle odeur ! Quel tournis médiatique ! Quel écœurement global de la politique nous donne ce triste sire ! Hier je fustigeais ceux qui ne votaient pas. En me remémorant ces trois années, le reproche se fait plus discret et compréhensif. Mais le pire c’est que le peuple est tout-à-fait capable de revoter pour lui. Vous aussi ? Peut-être aurez-vous alors raison : Quitte à ce que ce soit gâché, autant que ce le soit complètement !
Aux autres : résistance intellectuelle, courage, luttes. Une autre politique est possible !

vendredi 6 mars 2009

Johann - Le prix de l'humour politique

Comme chaque année, le jury du "Presse Club, Humour et Politique" va proclamer en juin le prix de l'humour politique décerné à nos verbeux élus pour des propos, volontairement ou non, comiques.
L'an dernier, c'était le fameux : "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre" de Jean-Louis Borloo qui avait été couronné.


Il y a trois différentes sélections, je vous propose les deux premières:


- Christine Albanel, ministre de la Culture : "Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît".

- Jean-François Copé déjà, disant au président Nicolas Sarkozy : "Tu as prévu de filer les clés de l'UMP à Xavier Bertrand; tu devrais en garder un double".

- Bertrand Delanoë, maire de Paris : "Le vrai changement au PS, ce serait de gagner".

- Jean-Pierre Raffarin, sénateur, ancien Premier ministre UMP : "Le tour de taille n'est pas un handicap au Sénat".

- Michel Rocard, ancien Premier ministre PS : "Le PS est mal portant ; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place".


- Jean-François Copé, président du Groupe UMP de l'Assemblée Nationale: "Moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance".

- Ségolène Royal, de retour des Etats-Unis : "J'ai inspiré Obama et ses équipes m'ont copiée".

- Roselyne Bachelot, ministre des Sports, après la victoire des handballeurs français aux Championnats du Monde : "Dans les vestiaires, nous n'avions qu'un mot : énorme !".

- Luc Chatel, porte-parole du Gouvernement : "Le chef de l'Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C'est la preuve de la qualité de leurs relations".

- Nadine Morano, Secrétaire d'Etat chargée de la famille : "Je suis sarkozyste jusqu'au bout des globules".


André Santini a jadis été très fort à ce jeu avec des citations de ce qualibre: "l'Eglise catholique n'a rien compris au préservatif , la preuve : elle l'a mis à l'index! ".
Cette année j'hésite vraiment entre Jean-françois Copé et la bonne Roselyne.
Dommage tout de même qu'il n'existe pas le prix du courage politique!

lundi 12 janvier 2009

Johann - Fermes mais justes!

Le peuple des oubliés est descendu dans la rue, une fois n'est pas coutume.
Ces gens qui ne trouvent que rarement des raisons valables de (se) manifester étaient nombreux ce samedi dernier à scander et à revendiquer. Très nombreux, semble-t-il.

Pour quelle raison? Contre la situation au proche Orient.

Des rebeus, des noirs, des musulmans, bien sûr, mais aussi des blancs, des élus et même des juifs se réunissaient pour dénoncer "l'agression" d'Israël sur la bande de Gaza.

Quelle noble assemblée réunie, pour une fois, pour dénoncer les exactions de Tsahal en territoire palestinien ! Que ne les ai-t-on entendu en amont pour dénoncer les attentats, les agressions, les enlèvements, les tirs de roquettes contre l'état d'Israël !

Je sais bien que la situation est complexe et n'ai pas la prétention de dire que je connais les tenants et les aboutissants de cette querelle séculaire. Je comprends aussi que l'Homme éprouve le besoin de crier "haro", de manière aveugle.

Ce que je souhaite avant tout, comme beaucoup de ces manifestants, c'est que l'on ne fasse pas d'amalgame entre la situation sur cette terre de conflits, et notre beau pays. C'est un problème politique et non confessionnel (en ce qui concerne les opinions françaises). Gardons-nous de tout fanatisme.

Naturellement, je mesure la souffrance indicible du peuple palestinien, aujourd'hui comme en temps de "paix". Mais par pitié, n'importons pas ces dissensions intercommunautaires en France ! La solidarité, oui. La bêtise, non!

jeudi 20 novembre 2008

Johann - Le choix

Ce soir, et jusqu'à 22 heures, les socialistes s'apprêtent à élire le nouveau premier secrétaire du parti.
Après dix ans de présence de François Hollande à la tête du PS, l'homme de la concorde et de l'union laisse la place à la cacophonie et à la querelle.
Le congrès socialiste de Reims, le week-end dernier, a donné raison aux détracteurs du parti, qui stigmatisent depuis 2002 les querelles de chefs, et lui prédisent une implosion inévitable.

Ce soir Il reste trois motions, sur six à l'origine : celle de Benoît Hamon, beau quadra fringuant représentant l'aile gauche, celle de Martine Aubry, cacique du PS incarnant un parti traditionnel (celui des défaites, certainement..?), et enfin celle Ségolène Royal, ex-candidate à l'élection présidentielle.

Mardi, après avoir fait montre d'une grande neutralité, Bertrand Delanoë s'est prononcé en faveur d'Aubry, un revirement qui alimente la crainte réelle de l'existence d'un front "tout sauf Ségolène".

A titre personnel (et puis je dis bien ce que je veux sur mon blog, hein!), je pense qu'il n'y a aucun intérêt à voter pour la motion Aubry. Lorsque l'on se sent vraiment socialiste, fondamentalement de gauche, prêt à réformer le système capitaliste en profondeur, l'on est plus avisé de voter pour Hamon. Il est d'une autre génération et le PS a fortement besoin de sang neuf et de convictions plus "fraîches", plus "affirmées".

Pourtant, si j'avais dû voter, j'aurais sans doute hésité entre lui et Ségolène Royal.
Franchement cette femme ne me laisse pas insensible. Bien sûr, je suis partisan d'une motion plus à gauche, mais pourtant, sa personnalité me plait. Je crois qu'elle a un rapport privilégié avec les classes populaires et son attitude quasi-christique lors de ses meetings ne me laisse pas indifférent ; il est indéniable qu'elle a du charisme.


Si je pense que l'alliance avec le Modem est souhaitable ? Pourquoi pas ! Ainsi que je l'ai écrit pendant la campagne présidentielle, je ne suis pas manichéen ni sectaire. Je crois, en politique comme en toute chose, à la concorde des bonnes volontés honnêtes et constructives, lesquelles ne sont pas l'apanage des gens de gauche.
J'ai envie que la gauche revienne au pouvoir. Je souhaite que l'espoir change de camp.
Il nous faut un parti fort en gueule et rassemblé. 2012, c'est demain. La lutte, elle, a déjà commencé.

jeudi 9 octobre 2008

Johann - La crise!

Nous vivons une époque formidable ! Je parle bien sûr de la crise actuelle.
Je serais étalé de rire si je ne savais qui, au final, payera l’addition des erreurs des autres.

Quelques points qui me font hurler : L’hypocrisie complète du système.
Selon le fameux adage néo-libéral « on privatise les profits, on mutualise les pertes ». Toutes les têtes pensantes de l’économie dont le Dieu est la « Main invisible qui régule tout », sont les premiers à appeler de leurs vœux la nationalisation des établissements en difficulté. Quelle ironie pour les chantres des obligations régaliennes de l’état. Pensez-vous que cela puisse être une remise en cause de leurs dogmes ? Absolument pas, puisque les états occidentaux ont prit, depuis longtemps, l’habitude d’éponger les dettes du système libéral avec l’argent des particuliers ! Il existe de toute façon une prime à l’erreur dans le capitalisme : je pense aux 500 millions, gagnés en 5 ans par le directeur de Lehmann Brothers, aux golden parachutes des "DEXIA", "Alcatel" "FORTIS", et j’en passe !
Voilà la justice du monde capitaliste ! Faites des erreurs, prenez le chèque et l’état règlera pour vous vos de gestions calamiteuses.

Ainsi les premiers coupables sont bien les dirigeants politiques qui ont toujours été complaisants avec ces procédés. Et tellement incapables... Si l’on prend les déclarations de Christine Lagarde sur un an, c’est à hurler de rire ! D’abord quand elle parle successivement de 2 points, puis de 1.5, puis de 1 point de croissance, et toutes ses sorties lénifiantes sur l’état de l’économie française : « les fondamentaux sont bons », « le pire est derrière nous » (sic au début de l’été 2008 !!!!), avec le résultat que l’on sait…
Il y avait de gros problèmes de sémantique à la tête du pouvoir. Il fallait bien parler de CONFIANCE et surtout pas de récession. Non, pour le gouvernement, il n’y a pas de crise. L’éminence grise Couet semble à l’œuvre !

Finalement, la situation a un mérite ; celle de montrer qu’on a des sous pour ce qu’on veut. Pour éradiquer la famine dans le monde non ! Mais pour sauver les revenus des grands patrons, oui ! Pour lutter efficacement contre le SIDA, lutter contre la pollution, donner accès à tous à l’éducation, NON ! Mais dépenser plusieurs milliers de milliards pour éponger les erreurs et l’avarice de multinationales, oui.

La situation me donne envie de hurler et de vomir…

mardi 8 juillet 2008

Johann - L'âge de pierre.

Non mais quel scandale !
Les députés en ont terminé cette nuit avec le projet de loi sur la réforme du temps de travail. Parmi les dernières dispositions adoptées, un plafond de 235 jours travaillés annuels, contre 218 actuellement, pour les salariés "autonomes" comme les cadres. Le vote solennel de la loi aura lieu cet après-midi. Bref, sauf accord d'entreprise, 17 jours de boulots en plus !!

Depuis les lois Aubry, les cadres, dont le temps de travail est difficile à comptabiliser, travaillaient au maximum 218 jours par an. Une très grande majorité d'entreprises avaient négocié des forfaits entre 200 et 210 jours. L'amendement adopté cette nuit remet tout en cause, et revient, de fait, sur les RTT des cadres. Le texte qui sera soumis au vote de l'Assemblée cet après-midi prévoit qu'à partir du 219e jour, la rémunération forfaitaire sera majorée d'au moins 10%, soit une misère. A concurrence même de penser que les salaires des cadres vont, eux, effectivement augmenter....

Le détricotage des 35 heures continue donc bel et bien et cela ne ce fait pas au bénéfice des salariés, il va sans dire. Mais qui pouvait s'attendre à ce qu'un gouvernement de droite fasse du social...?

Là, c'est très clairement le retour à l'âge de pierre avec l'ensemble des salariés qui "pourront" travailler jusqu'à 48 heures par semaine !
Que les entreprises payent déjà les heures supplémentaires !!!...

Ha ! Il a bien raison Sarko de dire que "quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit".. Déjà que quand les français se font enfiler, personne ne dit aïe!...
(Goya - Saturne dévorant ses enfants)

jeudi 19 juin 2008

Johann - Stop!

Christine Albanel a présenté mercredi matin en Conseil des ministres le projet de loi «création et Internet» (ex-loi Olivennes), laquelle instaure une «riposte graduée» au téléchargement illégal d'œuvres par les internautes sur la Toile. Pour la ministre de la culture, la bataille s'annonce difficile. En effet, l'opposition à la "riposte graduée" s'est organisée et avance avec des arguments de poids : peines infligées hors de tout contrôle de la justice, atteinte aux libertés publiques, surveillance généralisée, inadaptation aux usages d'Internet, riposte qui trouve écho chez tous les professionnels du numérique.


Le texte crée ainsi une Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet. Si les artistes constatent que leurs oeuvres font l'objet d'un téléchargement illicite, eux ou les ayants droit pourront saisir cette autorité administrative.


Cette dernière pourra alors se procurer auprès des fournisseurs d'accès les coordonnées de l'internaute en faute. Dans un premier temps, elle enverra des avertissements par courriel puis par lettre recommandée pour lui demander de cesser ce téléchargement. Si l'internaute persiste, elle passera à la phase sanctions. En cas de téléchargements répétés, l'e fraudeur risque une suspension d'un an de son accès à internet. A moins qu'il ne s'engage, par écrit, à cesser ce piratage. Dans ce cas, la coupure pourra être ramenée à quelques semaines.


L'éventuelle suspension de l'accès à Internet suscite bien sûr de vives critiques de la part des opposants au texte. Le magazine spécialisé SVM a même lancé une pétition qui a recueilli 23.000 signatures, celles notamment des députés européens Vincent Peillon (PS), Daniel Cohn-Bendit (Verts) ainsi que celles des députés français Patrick Bloche (PS), Noël Mamère (Verts) ou encore de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République).

Cette loi "va traquer les petits utilisateurs, ceux qui aiment la culture", déplorent ces signataires, qui jugent "disporportionnée" la mesure de coupure d'accès à Internet. De son côté, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir estime que le texte est "un projet monstrueux conçu par les marchands de disques pour leur intérêt exclusif". Actuellement, le téléchargement illégal se règle au pénal, le contrevenant risquant jusqu'à 300.000 euros d'amende et trois ans de prison.





Ce projet de loi a quelque chose de pathétique, comme si le système cherchait à se raccrocher aux dernières branches d'un arbre extrêmement lucratif. Bien entendu, il faut lutter pour que soit garantie la propriété intellectuelle des oeuvres, mais la réponse ne se trouve certainement pas dans le "tout-répressif" visé par le gouvernement.


Personne n'est dupe ! Ce sont bien les Majors, en sous-main, qui tire les ficelles pour que, de la corne, coule encore l'abondance. C'est un scandale de vendre chaque titre 1 euro sur Internet, support dématérialisé par excellence ! A ce prix, la marge est encore plus belle ! Et je ne parle pas des licences imposées par les sites de téléchargement légaux !! Pendant ce temps, les pourcentages redistribués aux artistes, eux, n'augmentent pas.


Arrêtons l'hypocrisie, et laissons le monde écouter de la musique !!
(en photo; Christine Albanel, ministre de la Culture et de la communication - sources MédiaPart/LCI)

mercredi 18 juin 2008

jacqueline - Ben Ali perd le contrôle de la situation à Redeyef

... une ville située au sud-ouest de la Tunisie, dans le bassin minier de Gafsa où la population vit essentiellement de l'exploitation des mines par la Compagnie des Phosphates de Gafsa. En janvier dernier, les jeunes, dont certains sont en possession de diplômes universitaires, épaulés par de courageux syndicalistes (que l’on croyait à tort en voie d’extinction) et par une grande partie de la population de la région, ont manifesté contre une injustice qui leur a été faite à propos de postes à pourvoir sur concours dans les mines ; le concours était bidon, les résultats frauduleux, corruption et favoritisme opéraient.

Malgré le black-out instauré par les médias tunisiens sur les troubles qui ont eu lieu depuis dans la région de Gafsa, des vidéos et des témoignages commencent à circuler sur le net, rendant possible une évaluation de l’ampleur des protestations.

Les immigrés nantais, originaires de Redeyef, que j’ai rencontrés hier devant la Préfecture de Nantes, décrivent la situation d’après les témoignages de leurs proches :

« Les forces de l’ordre, présents par milliers, n’ont pas hésité à employer des pratiques barbares contre les citoyens qui demandaient le respect de leurs droits. Coups de feu, bombes lacrymogènes, jetées par centaines, policiers et leurs chiens, qui quadrillaient la ville… Des manifestants ont été violemment battus en pleine rue, des descentes policières musclées (en pleine nuit), ont eu lieu au domicile de certains manifestants, ce qui les a poussé à fuir dans les montagnes ceinturant la ville. Depuis, un climat de frayeur règne à Rédeyef, ville bouclée. "

Les Tunisiens Nantais lancent un appel pour que soit secourue et soutenue dans sa lutte une ville oppressée, bouclée. 26 blessés dont 17 s'y trouvent dans un état critique. 2 jeunes tués, l’un par balle, l’autre électrocuté alors qu’il tentait de couper le courant des générateurs de la CPG. Et puis, il y eut encore ces obstacles multipliés par les forces de l'ordre pour empêcher que soient prodigué aux blessés les soins nécessaires, la chasse à l’homme, le harcèlement policier, les interpellations abusives, les conditions de détention inhumaine, la torture... le régime de Ben Ali et ses sbires se sont de nouveau brillamment illustrés….

jeudi 12 juin 2008

Johann - Non, la honte n'étouffe pas...

Un ami me disait l'autre jour "tu passes ton temps à critiquer l'action de Sarkozy...". C'est faux, je ne parle pas que de lui.
Sans rire, à l'écoute des sondages, je ne dois pas être le seul mécontent. Mais il faut avouer aussi que Sarko fait tout pour s'en prendre plein la face !
Dernier exemple en date :
Alors que le peuple subit de plein fouet la hausse des matières premières et de l'essence ( sans oublier toutes les augmentations diverses et variées...), à l'heure d'un serrage de vis annoncé pour les comptes de l'administration
( http://afp.google.com/article/ALeqM5iD6_YL6K3abztJWfqbk2cg1R2CFg ) bref, à deux doigts de l'austérité, l'on apprend que le budget de l'Elysées est en hausse de plus de 8 %.
On était un peu habitué à ce genre d'annonce sous le règne des escrocs Chiracquiens (la progression du budget Elyséen sous leur règne a été de 580 % depuis 1995, lequel budget n’est soumis à aucun contrôle du Parlement.), mais sous l'égide du pourfendeur des dépenses mal maîtrisées, quelle surprise ! Surtout après son augmentation de 174 % en début de mandat...
Et puis, après la demande de "rallonge" pour le budget de Dati, ça la fout un peu mal...

On apprend également que Sarkozy compterait (si j'ose dire) faire l'acquisition d'un airbus, histoire de concurrencer l'"Air Force One" des américains... Toujours la vanité...
Si nous faisions assaut de gentillesse, nous dirions que notre présipotent est vraiment l'homme des contrastes. Mais nous n'avons plus envie d'être gentil quand on entend son porte parole, Luc Chatel, nous expliquer que si le budget de l'Elysée est en hausse de 8 % ce n'est rien, car Sarkozy travaille à 300 % !!!! Dans la catégorie "foutage de gueule", on fait difficilement plus gros...
Ami prolo, détends-toi, Nicolas Sarkozy travaille pour toi !


Luc Chatel : Transparence Budget ELYSEE
envoyé par Luc-Chatel

jeudi 24 avril 2008

Johann - De la manipulation

Je me garderai bien de donner mon avis sur ce qui se passe dans les territoires palestiniens. Pour autant, je déteste que les médias me prennent pour une banane quand ils évoquent un sujet tellement important.
Hier, je regardais un reportage sur Euronews, une chaîne qui brille habituellement par son objectivité et sa neutralité, pour entendre commentées les conséquences du Blocus israélien sur la situation sanitaire dans la bande de Gaza. Depuis que les territoires sont bloqués, disait ce reporter, l'approvisionnement en pétrole, entre autre, ne peut plus se faire puisqu'Israël est le point de passage obligé pour ce type de livraison.

Conséquence, les camions poubelle sont à l'arrêt et les ordures s'amoncellent de manière anarchique. La puanteur est imaginable et la situation sanitaire dangereuse.

Alors, continue ce journaliste, afin de remédier à la situation, les autorités palestiniennes mobilisent les enfants à la sortie des écoles pour collecter ces ordures... Images fortes que ces enfants plongeant à mains nues dans ces immondices, les pieds dans ces décharges à ciel ouvert ...

De qui se moque-t-on ? Soit les palestiniens sont des êtres machistes et fainéants pour envoyer leurs propres enfants effectuer ce "travail" quand plus de 50% de la population gazaouite est au chômage , soit ce sont bel et bien les adultes qui procèdent à ces enlèvements et ce sont bel et bien des images de propagande...


Prions pour que notre Dieu Sarkozy (qui, lui, est un bel expert en image "choc") aille chercher la paix "avec les dents" au Moyen-Orient!!...

mercredi 20 février 2008

Johann - Félicitation!!!

Je souhaite avec force conviction et joie la bienvenue à l'émancipation du Kosovo.
Ce petit nouveau dans le clan des pays libres, vient en effet de proclamer son indépendance ce dimanche après des décennies de servitudes à la Serbie.
Ce pays ayant subit les affres de diverses colonisations violentes, l'on ne peut que se réjouir d'une liberté enfin effective.
L'heure est pourtant incertaine. Même si de nombreux pays ont rapidement reconnu la légitimité de cette proclamation d'indépendance (les Etats-Unis et la France en premier lieu), le monde reste divisé quand à cet évènement. L'Europe même ne parle pas d'une seule voix, l'Espagne, Chypre ou la Grèce refusant de reconnaître le nouveau pays, traduisant ainsi la peur de mouvements sécessionnistes dans leurs propres états. L’ONU ne s’autorise pas à d’amples commentaires n’ayant pas d’unanimité et ne pouvant pas ignorer la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies…. Pour l’heure.
La Serbie, avec derrière elle la Russie, s'établie dans une posture agressive et négative que l'on a trop bien encore en mémoire, provoquant manifestations et heurts devant les ambassades ayant reconnues le Kosovo.
Mais la liberté d'un peuple ne saurait souffrir devant ces atermoiements nourris de l'idéal défunt de la Grande Serbie qui a causé tant d'atrocités au Kosovo comme en Croatie, en Bosnie ou Slovénie... Il y a à peine dix ans…
Quand au reste du monde, une fois la peur de déplaire à la Russie raisonnée, je ne doute pas que le bon sens commun reconnaîtra à ce pays d'exister par lui-même, car l'on ne saurait sacrifier de nouveau la liberté de millions d'hommes à disposer d'eux-mêmes par de sordides calculs géopolitiques.
Vive le Kosovo! Et bon courage à son peuple!


(L'image repésente le nouveau drapeau du Kosovo. Les six étoiles représentant les six différentes communautés du pays)

jeudi 14 février 2008

Johann - Mon choix pour les élections

La grande bataille a commencé. Toutes les forces, après s’être rassemblées aux quatre coins du pays, se battent… Pour le bien de tous, naturellement.
Dans près d’un mois aura lieux le premier tour des municipales, ces élections qui nous permettent de choisir l’élu qui dirigera notre ville, qui fera gestion des finances publiques.
Bien des regards sont tournés vers Paris, comme de juste, et vers sont maire, Bertrand Delanoë, tombeur de Jean Tibéri et d’un système RPR-UMP usé jusqu’à la corde.
En effet, pendant plusieurs décennies, la droite régna sans partage sur la capitale, institutionnalisant au fil du temps des pratiques dignes des pire mafiosi (emplois fictifs, financements occultes, collusions diverses…). De nombreux procès ont du reste découlés de cette sombre ère dont le meilleur représentant reste Jacques Chirac qui a usé et abusé de ses fonctions (frais de voyage, de bouche, de représentations sur le dos des contribuables). Enfin l’apothéose se fit avec Jean Tibéri (le « Saint » dixit sa terrible femme) et ses douteuses gestions au grand bénéfice de sa mairie du 5ème. Le tout sans parler des attributions flatteuses d’appartements HLM dans les beaux quartiers, fausses factures et autres.
Il ne faudrait quand même pas ce qu’a été la droite durant son règne. Cette droite qui à l’élection de Bertrand Delanoë s’est établie dans une posture d’opposition systématique aux nouveaux projets, poussant ainsi le ridicule à défendre la voiture dans Paris, à s’élever contre la construction de nouveaux transports publics (le tramway), à pousser des cris d’orfraies sur les festivités (Paris Plage, Nuit Blanche…) et j’en passe !...

Comme Paris a changé depuis le départ de ces tristes barons. On sent un dynamisme grandir dans l’ancienne Lutèce. Un coup de jeune que l’on doit à notre nouveau maire, plébiscité par les sondages affirmant que 69% des parisiens souhaitent le voir réélu au second tour.
Un juste retour des choses pour ce citoyen très investi pour le bien-être de ses administrés. Avec lui, une nouvelle façon de faire de la politique dans la capitale est née ; Honnête, fraîche, volontaire et riche d’idées nouvelles.
Un de ses plus nobles combats, à mon sens, est de vouloir redonner plus de place aux parisiens face à la voiture. Nous n’en pouvons plus de cette pollution, de ce bruit, de ces véhicules omniprésents. Il est courageux de s’attaquer à cet état de fait. Au bout du compte, il semble pourtant que cette nouvelle politique de la ville trouve un grand écho dans l’électorat.
Le Vélib’, bientôt des voitures propres à disposition, le développement des transports, la fermeture du métro à deux heures, c’est lui aussi, en partenariat avec le STIF.

C’est pourquoi, je soutiens entièrement sa réélection et la souhaite de tout cœur pour que le travail déjà accompli puisse être poursuivi. Il reste tant de choses à faire.
Je me dois pourtant de vous rappeler aussi que l’on ne va pas élire le maire de Paris directement, mais celui de son arrondissement. Etant dans le 12ème, je voterai donc en faveur de Michèle Blumenthal. Aussi je vous laisse en lien toutes les postulants PS à la mairie de votre arrondissement :
http://www.parisregards.fr/Politiques/Municipales_Paris_2008/index_municipales_PS_Paris_2008_infos_candidats.htm Vous pourrez y retrouver leur programme et leurs réalisations (pour les sortants).

Enfin que dire de l’opposition ?
Navrant constat d’un échec mérité pour une droite qui n’a pas choisit une bonne représentante en la personne de Panafieu. Pourtant, chacun savait fort bien qu’elle est une machine à perdre, n’ayant pas vu le virage social de la population de Paris et loin de ses préoccupations premières. Debré aurait bien plus correspondu aux parisiens car c’est un homme intelligent et cultivé, ayant beaucoup de savoir vivre. Il n’aurait pas fait cette triste campagne que mène la candidate de droite !
Pourtant il faut bien reconnaître que La femme au brushing immaculé nous a bien fait rire avec la Panaf’TV, grand moment Internet du rire et premier flop dans une campagne aux accents dantesques pour la droite.
Je vous laisse donc en cadeau une nouvelle et merveilleuse intervention de la winneuse du « grand Paris » s’exprimant sur son dérapage verbal après avoir qualifié Delanoë de « tocard » devant les caméras.
Le 10 et 17 juin, Votre président souhaite que l’on nationalise ces élections. Je joindrai donc l’utile et l’agréable en renouvelant ma confiance parisienne en place et, tous ensemble, l’on adressera un message aussi clair que des sondages à notre omnipotent de Neuilly


dimanche 20 janvier 2008

jacqueline - Il fallait oser !

"Faire assaut de bondieuseries à Riyad, dans la citadelle du wahhabisme, la secte déjantée et omnipotente qui a réduit à l'impotence les sociétés arabes et condamné tout esprit critique à la potence ! Rester muet sur la laïcité, cette révolution française, alors que tant de rebelles, dans le monde arabe, en font le socle de leurs révoltes interdites ! S'en remettre à Dieu devant les enturbannés saoudiens qui flagellent, mutilent et lapident en son nom ! Saluer "l'impulsion moderniste" du roi Abdallah dont les sbires traquent chaque femelle dont un cheveu dépasse de la cage de tissu ! Malheur à celle qui prétend conduire sa voiture : interdit ! Malheur au blogueur Fouad al-Farhan, qui s'en prenait à la lenteur de ces belles réformes : au trou ! Malheur aux jeunes filles violées : ce sont elles et non leurs bourreaux qu'il faut châtier !
Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment réalisé, entre deux jeux de sabre, où il se trouvait ? S'est-il souvenu que, sur cette terre d'Arabie où le ciel est roi, l'enfer a élu domicile jusque dans les hôpitaux où de pieux médecins amputent les voleurs pour satisfaire aux lois divines ? Au moment même où le président y allait de sa petite litanie sur le "Dieu qui libère", combien d'otages du wahhabisme -berceau de Ben Lade,, d'Al Qaïda et du GIA !- passaient de vie à trépas ? Mais les sourires saoudiens s'élargissaient : pensez, un président français tout près de psalmodier "Au nom de Dieu le tout-puissant et le victorieux" !
A pleurer, de honte, tout simplement".
Chez nous, la laïcité est une pédagogie de la liberté, c'est une injonction à produire du sens. Voilà pourquoi elle est un excellent antidote contre les prophètes et les dévots, tous ces joueurs de flûte qui nous prennent pour des rats. La laïcité forme les citoyens en les affranchissant de leur milieu d'origine. Elle leur apprend à douter, et, pour finir, à douter de la laïcité elle-même. Elle leur donne ainsi les moyens d'exercer leur liberté de choix.
Loin d'être une abstraction, la laïcité s'adresse à l'homme concret ; rendre à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Un principe sur lequel petit bonhomme a hélas fait une croix !

jeudi 10 janvier 2008

Johann - un régime très spécial

«Nous allons rénover notre contrat social et dans cette perspective, la réforme des régimes spéciaux de retraite sera menée à bien», disait ainsi François Fillon à propos du projet de réforme sur les régimes spéciaux.
L'UMP a toujours tenté de stigmatiser les fonctionnaires et autres employés assimilés en les faisant passer pour les nantis du XXIème siècle. La bête à abattre, le profiteur du système était ainsi devenu le cheminot, stigmatisant autours de lui toute la haine et la jalousie d'un peuple aigri et nourri à la désinformation ou autres contres-vérités.

Dans un contexte où le présipotent vient de s'accorder une augmentation salariale de 170%, en cette période d'inquiétude sur le pouvoir d'achat (Nicolas, lui, n'en a pas, d'inquiétude!), nos chers (très chers!....) élus ont omis de parler de leur propre régime spécial.

Pour ne prendre qu'un exemple parmis d'autres nous parlerons du traitement des parlementaires; Ceux qui veulent précisemment tuer les régimes spéciaux des autres. Accrochez-vous, c'est long....


"L'indemnité est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %.

Ensuite l'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction. Le total de ces traitements représentant un montant de 5 177, 66 € mensuels!!

Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l'Assemblée, les députés bénéficient en outre d'une "indemnité représentative de frais de mandat" dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er février 2007, le montant mensuel net de cette indemnité est de 5 790,83 € mensuels. Elle sert à payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport, etc...

Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er février 2007, le montant mensuel du crédit est de 8 949 € mensuels.

L'Assemblée nationale délivre sur demande du député une carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe.

Elle prend également en charge chaque année, s'agissant des députés métropolitains, quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière et six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription.

Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76 225 €.

Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet."



Voilà ce n'est que cela.

Pour être complet, l'on dira que la réforme des pensions est passée chez les parlementaires également puisque la durée de cotisation est de quarante annuités, le droit à la pension étant ouvert à partir de 60 ans.


Pour autant, je n'ai pas souvenir de cris scandalisés de la populasse sur les terribles conditions de travail de nos élus. Mais me direz-vous, on ne leur en a certainement pas parlé au 20 heures.
Et la lutte continu en plus avez-vous vu? Sus aux RMIstes et aux chômeurs !! Ha! tous ces profiteurs du système....

mercredi 9 janvier 2008

jacqueline - Petit Bonhomme a parlé !

« J'augmenterai de 25% le minimum vieillesse et je revaloriserai les petites retraites ». Qui a cru à ces promesses ? Toi ? Vous ? Eh oui, le temps des illusions est terminé ! Votre moral est au plus bas ? Si vous avez voté pour
Petit Bonhomme, bien fait !

Petit Bonhomme a donc parlé. De quoi ? Ni de la vie chère, ni des petites retraites, pas plus que du prix excessif de l'alimentation et de l'énergie ! En revanche, il a été on ne peut plus clair sur la fin des 35 heures, une perspective qui préfigure en fait la fin de la durée légale du travail. Celles et ceux qui espéraient bénéficier d'un + en faisant des heures supplémentaires l'ont dans l'os ! Plus de durée légale de travail, où se situe le seuil à partir duquel vous travaillerez en heures supplémentaires ?

Faut-il qu'il en rajoute une couche supplémentaire pour que nous nous insurgions ? A moins que tu, que nous n'appréciions de bouffer de la M.... ! Alors là, c'est autre chose. Tous les goûts sont dans la nature ! Et, comme le dirait les Kikis de nos banlieues : "Total respect" !

mardi 8 janvier 2008

Johann - La romance italienne trouve son échos outre-atlantique!

Chers lecteurs, je ne peux me résoudre à vous priver de cet article de CNN qui nous indique que le monde est bien au fait de la lassitude de nos compatriotes des facettes ostentatoires de notre président.
Vous connaissez tous les derniers sondages et vous ne serez pas surpris que notre omnipotent souffre d'une piètre image, même à l'étranger.

J'ai déjà du mal à supporter ses turpitudes dans notre pays mais suis encore plus affecté que cela éclabousse les médias du monde!

Je m'excuses auprès des non-anglophones même si je ne doute pas que l'essentiel leur soit déjà connu.


PARIS, France (CNN) -- New opinion polls show the French public is tired of speculation surrounding President Nicolas Sarkozy's private life after a newspaper claimed he is about to marry ex-supermodel Carla Bruni.

The French weekly paper Le Journal Du Dimanche reported Sunday the French leader is planning to wed Bruni on February 8 or 9 and has already given her an heart-shaped diamond engagement ring.
A spokesman for the presidential palace told CNN they were offering no comment on the reports, which quoted unnamed sources.
The spokesman also refused to comment on media reports that
Sarkozy
would answer questions on his private life during his first presidential press conference of the New Year set for Tuesday.
Speculation about the French leader and Bruni has been rife ever since the two were photographed together during a day trip to Disneyland Paris last month.
However, opinion polls suggest the French public is growing weary of the intense media focus on the private life of Sarkozy -- who only divorced his previous wife,
Cecilia
, in October.
French media published photos of Sarkozy with Bruni, a former supermodel turned singer whose previous boyfriends include Mick Jagger and Eric Clapton, in Petra, Jordan over the weekend.
A survey conducted for the French daily newspaper Liberation found 63 percent of those questioned believed Sarkozy was "too ready to put his private life on
public
display."
The same poll showed 54 percent approval ratings, a two point drop in support for the French leader since December. A separate poll for Le Parisien newspaper showed a seven point drop in support since last month, with only 48 percent of voters backing him.
Sarkozy's 11-year marriage to Cecilia ended in October by "mutual consent." The couple was dogged by persistent rumors of infidelities following a highly public separation in 2005.


C'est vraiment la honte... Comprenons-nous bien, je n'ai absolument rien contre ses romances. Pour autant, l'orchestration de sa vie privé à fin de politique intérieure confine à une obsénité à laquelle nos ex-présidents ne nous avaient habitués.

Mais me direz-vous, l'on s'habitue à tout!...

Bon courage à tous pour cette nouvelle année!

vendredi 28 décembre 2007

Johann - La rançon tchadienne

Ainsi la justice tchadienne a tranché ; Elle a condamné les membres de l’Arche de Zoé à 8 ans de travaux forcés ainsi qu’à plus de 4 milliards de francs CFA (6 millions d’euros) d’amende pour l’ensemble des enfants.
Huit ans pour avoir voulu sauver des enfants…
Créée en 2005 pour venir en aide aux bambins victimes du Tsunami géant en Asie, l’association fondée par Eric Breteau visait, au Tchad, à évacuer de petits ressortissants du Darfour sensés être orphelins et réfugiés dans la partie est du pays voisin. Cette opération permettait à des familles d’accueil françaises de procéder à l’adoption simple ou plénière de ces petits.
Le problème vient du fait que ces enfants ont été faussement déclarés orphelins par des autorités locales.
L’opération a été stoppée par la police tchadienne avant le départ d’un premier contingent d’une centaine d’enfants pour lesquels les familles européennes avaient donné, en moyenne, 1300 euros sous forme de dons.
La suite tient du procès en sorcellerie. Dès les premiers jours l’affaire devient hyper médiatisée. Le président Idriss Dedy parle alors d’opération d’enlèvement à fin de pédophilie, prostitution ou d’esclavagisme !
C’est dans un tel contexte qu’un procès éclair a eu lieu, les autorités refusant que les français soient extradés avant la prononciation de leur peine.
Que n’allaient-ils faire dans cette galère ces pauvres humanitaires, pris dans un tel tourbillon d’intérêts politiques !
Mon avis est que cette histoire, pour peu claire qu’elle soit dans le partage des responsabilités, ne méritait pas un tel emballement et cette animosité déplacée d’un peuple tchadien bien content d’avoir la France et son armée à ses côtés.
A tout le moins, on est en droit d’espérer un retour rapide de nos ressortissants. Je pense malheureusement que, pour des raisons encore politiques, les évacués devront faire bel et bien de la prison.
Enfin, outre la condamnation aux travaux forcés, l’amende infligée de plus de 6 millions me fait penser qu’en terme de rançon, les tchadiens ont peu à jalouser la Libye.
Ca donne envie d’aider l’Afrique….

mercredi 19 décembre 2007

jacqueline - La réponse du PS à propos du Traité de Lisbonne


Le ministre des affaires étrangères allemand, Franck-Walter Steinmeier, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le 23 juin 2007, à Bruxelles.
Voici la réponse que m'adresse le PS (pour votre compréhension, lire mon précédent article)
"Le Parti socialiste s'est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions et 1 personne ne prenant pas par au vote, le traité a été adopté par une large majorité.

Un « traité compliqué » mais quelques avancées. Le traité de Lisbonne n’est pas le traité que les socialistes auraient renégocié si la victoire avait été au rendez-vous lors de l’élection présidentielle. Son ambition est limitée et il n’a de « simplifié » que le nom. Toutefois, ses mérites ne peuvent être ignorés ni ses évolutions par rapport au traité constitutionnel européen.Le traité n’est évidemment pas celui qu’aurait négocié une présidente socialiste de la République française. Les revendications défendues par les socialistes français en matière économique, fiscale et sociale n’ont pas été portées. Les concessions faites à la droite eurosceptique sont nombreuses. La disparition du terme « Constitution » dans l’appellation du traité et la disparition des symboles (drapeau et hymne) inscrits dans le préambule de l’ancien texte vont dans ce sens. Les dérogations possibles à la Charte des droits fondamentaux et à certaines directives sur décision des parlements nationaux vont dans ce sens. Privés de toute nouvelle perspective de renégociation, c’est de ce texte imparfait que nous sommes désormais saisis et c’est sur ce seul texte que nous devons nous prononcer.Les institutions de l’Union ? L’Europe politique ? L’instabilité de l’Union due à la résidence tournante du Conseil européen prend fin avec la désignation d’un président du Conseil européen par les États membres pour deux ans et demi. Il assurera la continuité des travaux du Conseil européen. Le premier président exercera ses fonctions après la présidence française de l’Union européenne, du 1er juillet au 31 décembre 2008 car le nouveau traité entre en vigueur en 2009. Le président de la Commission européenne sera lui élu par le Parlement européen, renforçant l’importance des élections européennes et leur influence sur le fonctionnement de l’Union. Toujours dans le champ du fonctionnement institutionnel, Les États membres acquièrent au Conseil un poids proportionnel à leur population. Le traité améliore ainsi significativement le poids relatif de la France dans le processus de décision au Conseil.Les objectifs de l’Union? La « concurrence libre et non faussée » sans disparaître n’est plus présentée comme un objectif de l’UE. Les services publics, appelés services d’intérêts généraux et services d’intérêts économiques généraux, conservent un statut juridique proche de celui prévu par l’ancien traité constitutionnel. Les États membres ont une plus grande marge de manœuvre pour organiser et financer les services publics. La crainte de voir les politiques communes de l’Union (ancien titre III du TCE) « gravées dans le marbre » tombe avec le traité de Lisbonne. Ce nouveau texte traduit la mise en place d’un nouvel espace européen de liberté, de sécurité et de justice. Les questions de coopération judiciaire et policière sont également étendues au champ du vote à la majorité qualifiée. Au niveau de la politique extérieure de l’Union, le ministre des Affaires étrangères prévu par l’ancien traité constitutionnel n’apparaît plus, mais le Haut Représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune (PESC) voit ses pouvoirs accrus, et est doté d’un service diplomatique. L’Europe se dote d’une personnalité juridique unique et met fin à l’incompréhensible système des « piliers ». Par cette reconnaissance, l’UE peut contracter avec des États tiers sans que chaque État n’ait à ratifier les accords. Le texte reconnaît l’existence d’un rôle autonome juridique à l’Union. Le nouvel article 6, relatif à la Charte des droits fondamentaux, énumère désormais les principes opposables devant la Cour de justice européenne. Mais un article prévoit toujours une partie interprétative qui en limite la portée. Issue de longues tractations entre les partenaires, cette partie interprétative permet à certains États de s’assurer d’une interprétation restrictive.Au total, ce texte est marqué par ses manques sur le plan social, en matière de coordination des politiques économiques ou d’harmonisation fiscale. Il présente le mérite de mettre en œuvre un dispositif institutionnel qui permet une nouvelle avancée de l’Europe politique. En offrant un « règlement intérieur » à l’UE, il permet de sortir de l’impasse dans laquelle l?Europe est aujourd’hui enfermée."
Point, barre !!!!!!!