
Chaque année, à l'automne, une partie de la population humaine mâle de notre pays empoigne ses fusils et se débande dans les campagnes pour tuer, sans autre raison que celle du plaisir de tuer. Après que ces valeureux guerriers aient exterminé les volatiles que la société de chasse a jeté sous leurs pieds, ils s’en prennent aux renards ! Le meurtre organisé, avalisé par le maire et ses conseillers leur donne bonne mine… Voyez leurs trognes carminées …
Savez-vous que la France compte plus de deux millions de tueurs ? Au fusil, au piège, à la strychnine, ils tuent, ils tuent, ils tuent . Sous couvert de destruction de « nuisibles », leur véritable objectif est de protéger leur gibier d’élevage des quelques prélèvements effectués par ce petit prédateur. (faisans, perdrix, lièvres et autres petits gibiers achetés aux éleveurs spécialisés). Ce motif n’est bien sûr qu’un prétexte pour justifier aux yeux de l’opinion publique la destruction de ces animaux qu’ils qualifient de « nuisibles » uniquement parce qu’ils les privent d’une partie de leurs tableau de chasse… La notion même de « nuisible » est une aberration écologique ! En effet, la nature s’équilibre toute seule.
Théodore MONOD n'acceptait pas qu'un homme puisse tuer un animal « pour se distraire". Prendre systématiquement parti pour la nature face à ses destructeurs, combattre toute souffrance infligée à l'animal par l'homme, faisaient partie de sa lutte universelle contre toutes les formes de cruauté, au même titre que proclamer son horreur des guerres.
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Les naturels sanguinaires à l’endroit des bêtes témoignent d’une propension naturelle à la cruauté », disait Michel de Montaigne.
Partageant les convictions écologistes et humanistes des Monod, Montaigne et autres penseurs, j’ai demandé à notre Maire et à ses conseillers de lutter efficacement pour préserver la vie et défendre les non-chasseurs excédés et heurtés par cette pratique lâche et barbare. Ce sujet doit faire l'objet d'un débat public avec les citoyennes et les citoyens de la commune. Nous avons confié un mandat à nos élus pour débattre
aussi de questions philosophiques.
Je ne me fais guère d'illusion. Comme pour le massacre régulier des haies, on m’opposera des arguments fallacieux… chaque chasseur n'est-il pas une voix lors des élections ?
Quant aux femmes de ces viandards, lesquelles les servent annuellement lors d’un gueuleton, elles devraient se demander s’il n’y a pas corrélation entre la soif sanguinaire de leurs maris et le peu de considération dont ils font montre à leur égard. ..
Qui est maître goupil ?
Un opportuniste, dont l’alimentation varie selon les saisons. Il se nourrit surtout de petits mammifères, rongeurs et campagnols, ce qui fait de lui un auxiliaire du paysan. Il capture aussi des lapins de garenne et, comme tout prédateur, vise des proies affaiblies par la maladie ou tout autre handicap.
Il apprécie aussi les vers de terre, les fruits, prunes, mûres et pomme. Il mange les charognes déposées par les éleveurs et tout cadavre se trouvant sur son chemin. Occasionnellement, il mange des oiseaux (2% du régime alimentaire), en particulier les animaux dits « de tir » lâchés par les sociétés de chasse. Il lui arrive de capturer des reptiles (lézards), des poissons, des insectes (guêpes, sauterelles) ou des escargots. Le “Chasseur de l’Oise” de décembre 1996 indique que le renard “mange beaucoup de souris et de mulots, ce qui le rend utile dans l’équilibre de la faune”.
Je ne fais pas d’angélisme, rien ne peut convaincre ces viandards, aucun argument ne sensibilisera une poignée d'élus dont le souci écologique est loin d'être le souci ! Affligeant !