Savez-vous reconnaître un Rom d'un "gens du voyage" (marrant, on a pas 'habitude de mettre ce terme au singulier, ça en dit long!) ? L'expression « gens du voyage » est une catégorie juridique du droit français, mise en circulation par deux décrets de 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes, qui remplaça notamment le carnet anthropométrique institué par la loi de 1912 sur les nomades par un livret de circulation. Tous sont à l'origine un peuple nomade dont les ancêtres ont quitté le nord-ouest de l'Inde au début du XIe siècle et se sont dispersés à travers l'Europe et le reste du monde. Les gens du voyage sont majoritairement français et ceux qu’on appelle Roms sont plus généralement roumains ou bulgares. Savez-vous faire une différence entre Tzigane, Gitan...?Le site consacré aux point de vue d'une petite famille. Polémiques et poésies, histoire de nos liens et de notre époque. bonne lecture à tous
mardi 17 août 2010
Johann - Comme en faire
Savez-vous reconnaître un Rom d'un "gens du voyage" (marrant, on a pas 'habitude de mettre ce terme au singulier, ça en dit long!) ? L'expression « gens du voyage » est une catégorie juridique du droit français, mise en circulation par deux décrets de 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes, qui remplaça notamment le carnet anthropométrique institué par la loi de 1912 sur les nomades par un livret de circulation. Tous sont à l'origine un peuple nomade dont les ancêtres ont quitté le nord-ouest de l'Inde au début du XIe siècle et se sont dispersés à travers l'Europe et le reste du monde. Les gens du voyage sont majoritairement français et ceux qu’on appelle Roms sont plus généralement roumains ou bulgares. Savez-vous faire une différence entre Tzigane, Gitan...?dimanche 15 août 2010
Johann - Le beau séjour à Londres
Maintenant que je suis bel et bien revenu de Londres, je vais pouvoir vous faire part de mes impressions sur ce petit bout d’Angleterre. J’ai découvert des quartiers épatants tels que Soho avec Covent Garden et Chinatown, le quartier de Westminster, Camden Town avec ses rue bariolés, ses magasins bizarres, le marché de Portobello énorme et riche, la petite Venise avec ses péniches si typiques et mon gros coup de cœur pour Warwick avenue, so british ! Que de belles ballades et de découvertes à chaque coin et recoin.

Bref, mon premier contact avec l’Angleterre a été délicieux. J’ai passé un moment extraordinaire et dépaysant. J’avais aussi le bonheur d’être avec quelqu’un que j’aime très fort et ça, ça met des couleurs sous n’importe quel ciel ! Il reste tant à voir…. J’espère y retourner bien vite ! Merci Bruno.
dimanche 1 août 2010
Johann - Plus c'est gros, plus ça passe!
Voilà déjà près de trois ans que nous subissons la politique de Nicolas Sarkozy. J’ai peine à imaginer qu’il reste tant de jours avant la fin de son mandat, comme autant d’épreuves quotidiennes à vous dégoûter de tout.J’avais benoîtement imaginé, après son élection, résigné que j’étais, qu’il pu être un bon président pour la France. Depuis, plus que de la déception, j’exprime une profonde lassitude et une réelle crainte quand à la politique menée dans notre pays.
Lassitude d’un homme qui connait trop bien la sphère des dirigeants : Il connait toutes les techniques pour endormir le peuple, qui ne demande que ça. Parler, taper du poing sur la table, se poser ses propres questions et y répondre soi-même, réagir en permanence à chaud, dans l’émotion, se montrer, se mettre en scène, ne jamais laisser place à la contradiction ni à la critique, voilà les quelques techniques usées jusqu’à la corde dont le soi-disant homme du renouveau fait ses agapes. On dirait une sorte de bande-dessinée consacrée uniquement au Général Tapioca, gesticulant sa dictature devant des caméras aux pellicules pleines de vide sensationnel.
Car l’homme du geste et de l’action est, de fait, l’homme du vent. Etre capable de se faire élire sur un programme sécuritaire après tant d’années au ministère de l’intérieur aux résultats peu probants, c’était déjà une gageure. Se prétendre l’homme du mérite dans une république des copains qui n’a jamais si bien fonctionnée, plaçant amis de confiance aux postes clefs (EDF, France Télévision, Pôle Emploi, SNCF, magistrature etc…) allant jusqu’à faire de la primogéniture une nouvelle doctrine républicaine (affaire EPAD avec Jean Sarkozy, le fils de Roselyne Bachelot nommé à l’INPES…) !
Travailler plus pour gagner plus ? Pour un homme qui, entre autre premières mesures, prit celle de s’augmenter de 170%, la maxime ne manque pas de saveur ! A l’heure des accords intra-entreprise sur les réductions de salaire pour garder son poste, après les fausses promesses de Gandrange (je passe les autres !...), le gel du salaire des fonctionnaires, et la négociation unilatérale de l’allongement de la durée de cotisation retraite, certains slogans résonnent douloureusement à l’oreille d’anciens électeurs de droite !
Que l’on se rassure, si de nombreux reculs sociaux ont été enregistrés, certaines choses, elles, ne changent pas. Notamment la collusion révoltante des strates politiques avec les secteurs financiers, industriels. La république des copains, mise une nouvelle fois en évidence « grâce » à l’affaire Woerth, transpire, sue, dégouline par tous les pores d’une droite dite « décomplexée ». Les niches fiscales sont toujours là. Ce n’est malheureusement pas le cas des autoroutes, bradées aux lobbys privés. Ni le cas de terrains ou d’appartements d’état vendu au moins offrant.
Rien n’est épargné aux bon peuple de France : les trajets dispendieux en jet privés, les 12000 euros de cigares sur le compte des citoyens, les scandaleuses dépenses en réceptions, en sondages, les cumuls de mandats, des retraites odieusement favorables, les faux rapports, les commissions bidons, les appartements de fonctions vides, occupés par des tiers ou attribués sans raison… De son nouvel avion à 120 millions d’euros, la présidence se rassurera de survoler la crise !
Que de renoncements en trois ans ! Les exemples de promesses de campagne non-tenues sont tellement légions que ça en donne le tournis : Le travail du dimanche, les sans-abris, l’état des prisons, le pouvoir d’achat, l’environnement et son Grenelle en forme de coquille vidée de toute substance, croissance, chômage, le « plan Marshall » des banlieues…
Le candidat Sarkozy déclarait « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit ». Où en est-on aujourd’hui ? Le déficit du budget de l’état français a atteint 145 milliards d’euros en janvier, contre 63 milliards un an plus tôt ! Les comptes de la sécurité sociale et des retraites ne cessent de plonger… La droite en bonne gestionnaire !
Enfin s’il y a une faillite éthique et financière, l’entaille de la médiocrité n’aura pas épargné le social et l’humain : En faisant de l’immigré un bouc émissaire, la présidence brise la fraternité et la tradition d’accueil historique de la France. Cela aura commencé avec le débat nauséabond sur l’identité française qui a ouvert une terrifiante boite de Pandore. Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème… Le « karcher » n’est pas encore passé en banlieue que voilà les Roms et gens du voyage stigmatisés : Des « déclarations de guerre » au crime, reconduites à la frontière, soustraction de la nationalité française, suppression des allocations, contrôles fiscaux… Le conseil constitutionnel ne fait pas peur au président : l’important n’étant pas de faire, mais de dire.
Quelle odeur ! Quel tournis médiatique ! Quel écœurement global de la politique nous donne ce triste sire ! Hier je fustigeais ceux qui ne votaient pas. En me remémorant ces trois années, le reproche se fait plus discret et compréhensif. Mais le pire c’est que le peuple est tout-à-fait capable de revoter pour lui. Vous aussi ? Peut-être aurez-vous alors raison : Quitte à ce que ce soit gâché, autant que ce le soit complètement !
Aux autres : résistance intellectuelle, courage, luttes. Une autre politique est possible !
jeudi 29 juillet 2010
Jacqueline - Diffamez, il en restera toujours quelque chose !
..... Durant ces quatre vingt douze jours, j’ai mille fois été sur le point de franchir la route qui sépare nos deux maisons et puis, je ne pouvais pas, la souffrance que tu m’as infligée Jean-paul était toujours là bien que je t’avais pardonné depuis longtemps.
Avant de poursuivre dans ce chemin de la reconstruction, il y a quelques petites choses que je voudrais te préciser .
Début mai, à l’occasion de la fête de la femme, un correspondant de Presse Océan a souhaité parler de mes engagements féministes et de mon roman en cours, j’ai accepté, avec quelques réticences. Je te précise qu’il me faut 18 mois à deux ans pour écrire un livre lequel, lors de cet entretien, était achevé.
Il est venu un dimanche matin à la maison, nous sommes restés une petite heure ensemble.
Son article est paru le 8 mai. Ce jour là, j’ai visité Jeanne, laquelle m’a félicitée pour cet article, puis ce fut au tour de Renée et Jean Poulain de me dire qu’il l’avait également apprécié.
Le mercredi qui a précédé le décès de notre voisine, je l’ai aperçue dans le fond de son jardin, je lui ai demandé si elle allait bien, elle m’a répondu :
- Non, j’ai pris les trois lignes extraites de ton prochain roman pour moi.
Surprise, je lui ai expliqué comment je travaillais en lui précisant que cet ouvrage était parti à l’édition, donc écrit depuis bien longtemps avant qu’elle ne se décide à placer sa belle-mère en maison.
Alors elle m’a listé les choses qui l’oppressaient : la maladie de son mari, ses craintes de le voir sans travailler, le fait d’avoir eu des enfants après 40 ans et les difficultés qu’elle rencontrait pour les éduquer , sa fatigue, sa solitude etc…. Elle a appelé Joël, lequel a refusé de me parler.
C’est alors qu’elle m’a demandé si c’éta it moi qui avait laissé la photo de cet article dans sa boite et celle de sa belle-sœur.
J’en suis restée bouche bée ! Je lui expliqué que je ne pouvais afficher mon portrait dans un journal lu par des milliers de gens et aller sournoisement le placer dans ces boites. Au passage, je lui rappelé que j’étais d’une nature franche et que lorsque j’avais quelque chose à dire, je n’envoyais pas le facteur à ma place ! Je lui ai alors suggéré que dans son entourage familial ou de voisinage, une personne n’ayant pas le courage de lui dire franchement ce qu’il ou elle pensait du placement de Thérèse, avait de manière éhontée utilisé cet article pour le lui signifier.
J’ai insisté auprès de Marie-claude sur le sentiment que m’inspirait cet acte d’une grande lâcheté !
Elle a semblé rassurée et a de nouveau invité Joël à se joindre à notre entretien. Il s’est défilé. Déçue, elle m’a demandé de lui donner l’intégralité de l’entretien que j’avais eu avec M. CRUSSON (les articles sont très fréquemment taillés par la rédaction du journal). C’est à ce moment là qu’elle m’a instruite du lien qui unissait M. Crusson à Thérèse.
Et puis, est arrivée une de ses amies.
Je lui ai dit de ne pas se projeter dans les livres des écrivains, qu’étaient nombreux ceux qui étaient contraints de placer leurs parents en maison et qu’à ce compte, ils pourraient, eux aussi, se sentir ciblés par de tels écrits. Je l’ai invitée à passer à la maison dans la semaine pour en parler si elle le souhaitait, que cela me ferait plaisir de la voir.
Le lendemain, nous sommes passés Michel et moi chez elle pour discuter . Marie-Claude n’était pas là, Joël s’est défilé, une seconde fois…. J’ai laissé l’intégralité de mon entretien avec ce correspondant dans leur boite.(en PJ)
Tu connais la suite ………
Le courage pour Marie-claude Broussard aurait été d’élever ses enfants, celui de Joël eut été d’être plus attentif ……
J’ai aussi tenté de parler avec les Georget, lesquels, peu courageux, n’ont pas donné suite à ma main tendue. Ils préféraient sans doute eux aussi se défiler, c’est tellement plus facile de rejeter sa culpabilité sur un tiers…
J’ai beaucoup de mal à me remettre de ces accusations… Nous nous sommes sentis salis, moi et ma famille.
Au moins, il y aura une personne dans le village qui aura la vraie version des évènements.
jeudi 19 novembre 2009
Mon métier
Je suis à un carrefour professionnel de ma vie. J'ai trente ans et voilà près de neuf ans que je travaille dans la restauration.N'ayant pas fait d'études qui me prédestinaient à ce corps de métier, j'ai construit mon CV d'abord modestement, à tâtons.
Très rapidement pourtant, j'ai manifestement développé des aptitudes qui m'ont permis de travailler dans des établissements toujours plus renommés, jusqu'à l'opportunité de mes premiers postes à responsabilité.
La force de mon parcours professionnel tient en ce que j'ai balayé un large univers de la restauration allant de l'hôtellerie au restaurant de luxe, en passant par des cuisines plus... exotiques.
Ce qui me permet de faire le petit bilan qui suit, a l'heure où la TVA en restauration est baissée depuis déjà le début de l'été.
A mon humble avis, les conditions de travail ne cessent de se dégrader dans ce milieu. Depuis un certain nombre d'années, il y a une reprise en main de grands groupes de la restauration (les frères Blanc...) par les financiers. Ces nouveaux investisseurs (terme mal approprié puisqu'ils ne dépensent pas un kopeck à part l'achat) n'ont aucun amour du métier. Ils sont là pour faire de l'argent U-NI-QUE-MENT. Réduction de frais de personnel, de mobilier, de fournitures et qualité de cuisine en baisse, voilà les conséquences du passage de ces essaims, vidant de leur substances d'anciennes Maisons de renom.
Mais cette gangrène se constate aussi dans des groupes qui sont restés familiaux. Les économies d'échelle n'ont jamais été aussi importantes et les salaires aussi bas.
Ces gains sur les coûts se font donc entre autre, naturellement, grâce au vice des payes. Combien de système de rémunération ai-je connu? Trop. Au point, pourcentage, au black, au fixe et j'en passe!...
L'arnaque monumentale étant de dire au garçon qu'il est payé au 15% du chiffre d'affaire. Il est payé SUR les 15%, mais pas A 15% nuance! Car quand le serveur ramène la caisse de sa journée en fin de service à 2000 euros, il ne va pas repartir avec 300 euros, non bien sûr. Il y a les maîtres d'hôtel, les commis, les demis chefs de rangs à payer sur ce tronc commun. Mais la filouterie des patrons consiste à faire passer sur ce même tronc le salaire des hôtesses et le coût du ménage, qui sera fait par les chefs de rang! (Économie d'échelle immense!). Le chef de rang repart avec ses 60 euros la journée pour 9 à 10 heures de travail et merci madame!
Le pourboire, lui, n'étant quasiment plus là...
Moins payer pour un patron, c'est évident. Moins embaucher, c'est encore mieux. Pour continuer à rogner sur les coûts, le but du jeu consiste à donner un nombre de tables toujours plus important au serveur, tout en lui demandant la même qualité de service. Je vous rassure, arrivé un moment, il n'est pas possible d'avoir cette même qualité de service. Mais peu importe, plus c'est gros, plus ça passe (merci Chichi !). L'important étant de ne pas avoir de "rupture de service" et que le client reparte satisfait. (Oh le client, tant qu'il a son assiette à temps!...)
C'est donc dans un contexte où vous ne pouvez pas vous occuper correctement du client que la direction met en place des concours de vente (sur les eaux, les fruits de mer...). Nous sommes dans la déshumanisation la plus complète de la "relation" client.
Depuis la baisse de la TVA, les médias crient au scandale sur la non baisse des prix. C'est un fait! Le café a perdu 10 centimes, la crème brûlée 20 et rien n'a bougé sur le reste, voire cela a augmenté! Il y a-t-il eu des embauches comme promis? Non! Des augmentations de salaire? Oui, comme pour le café, 10 centimes! Des investissements? Mais que dalle!
On nous parle de suppression de la taxe professionnelle. Je suis pour qu'elle ne s'applique pas à la restauration en France qui a des comportements indignes.
Enfin, je sais que ce que je raconte ne se passe pas dans toutes les boites. Il y a, et c'est heureux, des milliers de petits restaurants qui ont encore une âme, où le client n'est pas pris pour un gogo, où l'amour du métier se respire en salle autant qu'en cuisine. Et, rendons justice, il y a "tellement" d'entrepreneurs respectueux avec leur personnel, inventifs et passionnés! Je n'ai malheureusement pas travaillé avec eux, pour le moment...
C'est dommage, ça pourrait être un beau métier. A mon niveau de compétence, j'essaye de faire de mon mieux pour que le plaisir soit partagé autant par les clients que les gens qui travaillent avec moi.