
Il n'est pas besoin d'être devin pour affirmer que d'autres grandes entreprises publiques sont dans le collimateur des financiers. N'imaginons pas que des secteurs comme l'éducation ou la santé soient à l'abri d'un futur dépeçage. En effet, la volonté de baisser les impôts sur le revenu et les cotisations sociales implique obligatoirement que l'Etat se débarrasse de ses dépenses et confie, soit au privé, soit aux collectivités locales, les misions qui relèvent de la République. Ce qui se traduira inéluctablement par des impôts locaux et une fiscalité indirecte en augmentation (inégalitaires puisque ne s'appuyant pas sur le revenu) et par des services plus chers. Malheur aux faibles !!!!!!!!
Que ce soit sur le plan technologique, industriel et financier, rien ne justifie la privatisation de Gaz de France. Pourquoi refuser un projet industriel qui mettrait en synergie les atout d'Edf et Gdf ? Pourquoi refuser un grand débat public sur les questions de l'énergie, un débat qui pourrait être conclu par un vote des citoyens ? Pourquoi refuser une évaluation sérieuse sur les "libéralisations" -en fait les déréglementations- qui ont lieu au plan européen ?
Enfin, pourquoi ce qui s'est fait à la Libération dans un pays à genoux ne serait-il plus viable aujourd'hui ?
En vérité, c'est le choix du plus fort, du plus riche qui l'emporte actuellement dans notre société.
Les plus riches l'ont bien mérité, les plus pauvres l'ont bien cherché, telle est la philosophie carnassière du libéralisme.
Allons-nous laisser cet avenir à nos enfants ou bien porter haut et fort les valeurs de justice, d'égalité, de solidarité ?
La réponse est dans la conscience de chacune et chacun. On ne pourra pas dire que nous ne savions pas....










