jeudi 20 novembre 2008

Johann - Le choix

Ce soir, et jusqu'à 22 heures, les socialistes s'apprêtent à élire le nouveau premier secrétaire du parti.
Après dix ans de présence de François Hollande à la tête du PS, l'homme de la concorde et de l'union laisse la place à la cacophonie et à la querelle.
Le congrès socialiste de Reims, le week-end dernier, a donné raison aux détracteurs du parti, qui stigmatisent depuis 2002 les querelles de chefs, et lui prédisent une implosion inévitable.

Ce soir Il reste trois motions, sur six à l'origine : celle de Benoît Hamon, beau quadra fringuant représentant l'aile gauche, celle de Martine Aubry, cacique du PS incarnant un parti traditionnel (celui des défaites, certainement..?), et enfin celle Ségolène Royal, ex-candidate à l'élection présidentielle.

Mardi, après avoir fait montre d'une grande neutralité, Bertrand Delanoë s'est prononcé en faveur d'Aubry, un revirement qui alimente la crainte réelle de l'existence d'un front "tout sauf Ségolène".

A titre personnel (et puis je dis bien ce que je veux sur mon blog, hein!), je pense qu'il n'y a aucun intérêt à voter pour la motion Aubry. Lorsque l'on se sent vraiment socialiste, fondamentalement de gauche, prêt à réformer le système capitaliste en profondeur, l'on est plus avisé de voter pour Hamon. Il est d'une autre génération et le PS a fortement besoin de sang neuf et de convictions plus "fraîches", plus "affirmées".

Pourtant, si j'avais dû voter, j'aurais sans doute hésité entre lui et Ségolène Royal.
Franchement cette femme ne me laisse pas insensible. Bien sûr, je suis partisan d'une motion plus à gauche, mais pourtant, sa personnalité me plait. Je crois qu'elle a un rapport privilégié avec les classes populaires et son attitude quasi-christique lors de ses meetings ne me laisse pas indifférent ; il est indéniable qu'elle a du charisme.


Si je pense que l'alliance avec le Modem est souhaitable ? Pourquoi pas ! Ainsi que je l'ai écrit pendant la campagne présidentielle, je ne suis pas manichéen ni sectaire. Je crois, en politique comme en toute chose, à la concorde des bonnes volontés honnêtes et constructives, lesquelles ne sont pas l'apanage des gens de gauche.
J'ai envie que la gauche revienne au pouvoir. Je souhaite que l'espoir change de camp.
Il nous faut un parti fort en gueule et rassemblé. 2012, c'est demain. La lutte, elle, a déjà commencé.

jeudi 13 novembre 2008

Johann - La perte des eaux!

Il y a bien des sujets révoltants en ce moment; que la crise continue de vriller nos économies, que des "Ultra-gauchistes" bétonnent les LGV, ou l'incompréhensible remontée de Sarkozy dans les sondages.
Mais que voulez-vous! Il y a toujours matière à réjouissance, quand on cherche bien.

Ainsi donc je suis passé sous la barre magique des 88 kilos, glory hallelujah!


Et oui! Hier encore, mon coiffeur (obese, lui) me disait que j'avais des problèmes de riches, concernant ma gêne pour la garde du chat pendant les vacances au ski.


C'est incroyable les différences de perception des problèmes du quotidien.

C'est qu'il faut pourtant bien que je surveille mon IMC ( Indice de masse corporelle) et que je m'occupe de mon chat lors de mes déplacements!


La réflexion du Didier (mon friseur)était du reste injuste. Je galère pour joindre correctement les deux bouts, remboursant sans relâche de collantes dettes.


Ce à quoi il me rétorque; "C'est normal, on ne prête qu'aux riches!!". Gloups!

mercredi 5 novembre 2008

Johann - Nouvel Air!

Je me suis levé ce matin avec la sensation d'un changement incroyable.
Vers 5h30 ce matin, nous avons appris en direct l'élection de Barack Obama, candidat métis du parti démocrate.

J'ai peine à trouver les mots pour exprimer ce que je ressens. Moi qui n'aurais pas parié un centime sur le fait qu'un président noir puisse être élu aux Etats-Unis, j'ai comme l'impression d'une grande claque, d'une brutale sortie d'une terrible léthargie.

Une léthargie qui dura donc huit ans et qui achevait de donner une mauvaise opinion de l'Amérique au monde.


Aujourd'hui, l'Histoire est de nouveau en marche. Et de quelle façon! Ce grand pays nous donne, une fois de plus, une formidable leçon d'espoir et de courage. Le peuple d'outre-atlantique nous prouve que le rêve américain existe toujours, plus vivace que jamais.


Dès lors, la tâche ne sera pas facile pour ce 44ème président, élu dans des conditions économiques catastrophiques, empêtré dans un terrible bourbier en Irak, perdant la guerre en Afghanistan, tous cela, avec l'état de notre planète qui vascille.

Il y aura aussi, biensûr, des défits intérieurs à mener comme créer enfin une sécurité sociale aux USA et la lutte contre la précarité qui ne cesse de grandir dans ce pays à l'origine de la crise économique.


Aussi Barack Obama n'est pas le Messie. Sa marge de manoeuvre n'est peut-être pas énorme. Mais il est de ces hommes qui font changer le cours des choses, je le sens. Par son élection, il a déjà donné un nouveau visage au monde.

C'est historique, un moment énorme.

jeudi 30 octobre 2008

Jacqueline - OGM. Comment tromper les citoyens

Ce dimanche, The Independent on Sunday révèle un scandale au niveau européen. Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne se réunissent en secret pour accélérer les processus d’autorisation des cultures OGM, contrer les opposants et rassurer les populations en faisant intervenir les représentants de l’industrie. L’artillerie lourde est de sortie...Dimanche 26 octobre 2008, The Independent on Sunday nous livre la synthèse de quelques documents confidentiels plutôt étonnants. Des réunions secrètes ont été convoquées par Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. A la demande de Barroso, chaque Premier ministre des 27 a nommé un représentant spécial. Pour la France, il s’agirait d’un "collaborateur proche" de Nicolas Sarkozy. Au menu de ces petites sauteries privées, un sujet urgent et hautement stratégique : trouver les moyens d’accélérer la culture des OGM et de persuader les citoyens européens de les accepter.
Court-circuiter le Conseil des ministres et contourner le blocage "démocratique"
En Europe, actuellement, les populations y sont majoritairement opposées, même dans les pays qui les autorisent, comme l’Espagne. Ce qui force les gouvernements à bloquer certaines décisions au niveau du Conseil des ministres. Mais la Commission européenne n’est pas tenue de demander leur avis aux gouvernements, ni aux députés européens. Elle n’est pas tenue non plus de s’expliquer devant aucune juridiction, c’est aussi cela, l’Europe ! La Commission européenne va donc imposer ses choix, comme elle en a le droit. Et ces réunions confidentielles sont destinées à arrondir les angles.
Les industriels à la manœuvre, Monsanto en tête
Les conclusions de ces réunions montrent clairement que les 27 souhaitent "accélérer le processus d’autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l’opinion publique". Et la meilleure façon de rassurer l’opinion publique, pour nos dirigeants, est d’inciter les représentants de l’agriculture et de l’industrie – exemple au hasard, Monsanto – à se faire davantage entendre pour contrer les écologistes. Et les documents livrent, pour finir, quelques conseils courtois : pour "s’occuper au mieux de l’opinion publique", il faudrait "un dialogue non passionnel et basé sur les normes très élevées de la politique OGM de l’Union européenne". Barroso, lui-même, y insiste d’ailleurs sur "le rôle de l’industrie, des partenaires économiques, de la science pour participer activement à un tel dialogue", pour rassurer des "citoyens qui se sentent mal informés". Car, ajoute-t-il, le débat "ne devrait pas être laissé à certains groupes qui y trouvent un intérêt légitime mais matériel". Tout un programme.
Jusqu’à présent, l’industrie des biotechnologies reste sur la défensive. Ses arguments sont principalement que les OGM réduisent la consommation de pesticides et sont indispensables pour alimenter la planète. Des arguments qui tenaient tant que les cultures restaient confidentielles, mais qui, aujourd’hui, sont largement contestées. Il ne fait cependant aucun doute qu’avec des coachs de la trempe de Barroso et Sarkozy, les industriels sauront rebondir et trouver de nouveaux arguments pour nous rassurer... secrètement.
Si vous lisez ce message, répandez-le autour de vous !

lundi 27 octobre 2008

Jacqueline - " Dr Livingstone, I presume ?"





Que reste-t-il aujourd'hui des récits des premiers explorateurs ?


A la fin du 19ème siècle, les explorateurs ne cachaient pas leur but : ouvrir l'Afrique à l'influence européenne, à l'exploitation de ses richesses et obtenir des monopoles pour leur pays. Dans cette course aux influences commerciales, ils cotoyèrent des aventuriers et des diplomates, hommes et femmes, au caractère bien trempé, fascinés par les espaces inexplorés et prêts à risquer leur vie pour passer à la postérité. Ils mettront sur pieds des explorations qui dureront plusieurs mois, voire plusieurs années. L'un d'eux, David Livingstone, missionnaire écossais, partant de la ville du Cap, parcourut toute l'afrique australe, découvrant le lac ngami, le haut zambère, le lac Nyassa et le haut Congo. En 1869, Henry Morton Stanley, correspondant pour le quotitien New York Herald, part à la recherche de l'explorateur dont on est sans nouvelle. Accompagné de 2000 hommes, il le retrouve le 10 janvier 1871.



Stanley, devant un mince et frêle Livingstone, s’inclina, retira son chapeau et prononça les mots devenus célèbres : « Docteur Livingstone, I presume ? », formule toute british lancée au milieu de la jungle, prélude à un entretien au cours duquel le missionnaire rendit compte de six années d’exploration !


Ce sont ces récits, publiés sous le titre « Comment j’ai retrouvé Livingstone", que j’ai eu le plaisir de lire lors de la soirée « Lire en fête », une rencontre organisée par Emmanuelle, à la bibliothèque de Besné, à laquelle ont participé une dizaine de personnes réactives, très intéressées par le sujet.


Nous avons clos l'échange par des proverbes et dictons, lesquels illustrent la sagesse populaire africaine. En voici un, que je soumets un à votre sagacité : « Attends d’abord d’avoir traversé la rivière avant de dire au caïman qu’il a une sale gueule ». Voyez-vous de quoi il s’agit ?