vendredi 9 mars 2007

Jacqueline - "Lire en fête"

Mes livres, à commander sur ce blog.
Les gémissements du Calibistrix

En arpentant les derniers mètres qui la séparent de sa mère, Sarahh retourne sa vie comme un gant. Ses souvenirs rageurs affluent et tournent à vide dans un décor sinistre. Confrontée aux silences et à la mauvaise foi de celle qui l’a abandonnée, ses pauvres rêves tombent en lambeaux ; la réalité s’impose, froide et coupante.
Critique littéraire de Ouest France
Ce roman est une marche sacrée au cœur de l’indicible. L’écriture, tranchée au couteau, a l’éclat métallique d’une sanguine.
Mille neuf sang-terre
A ma ferme de la Simnaudais, la vie est rude pour Pierre et Léa mais, à force de travail et d'opiniâtreté, on ne s'en sort pas si mal. Le blé et les enfants poussent. Survient la guerre de 1914, et son cortège d'horreur. Sur le front et à la ferme, tout se détraque....
Commentaire de Presse-Océan
Ce livre est une jolie fresque du monde rural, fort bien documentée et évoquée avec talent.
115, rue Boissy d'Anglas
Romain Barantin est cadre supérieur à Edf-Gdf. A la faveur de ses déplacements professionnels, il chasse, arpente comme un veneur la chair des femmes, qu’il jette quand il en a épuisé tout le suc, ne laissant derrière lui que des ruines. Pour son plus grand malheur, Clémentine va croiser la route de ce libertin dont elle tombera éperdument amoureuse. Dans les bras de sa dernière maîtresse, Romain éprouve une félicité totale, un plaisir puissant, aigu.. Elle, s’abandonne sans condition, se laisse faire et défaire, miaule à volonté, et ça n’est pas son amant qui s’en plaindrait ! Un coup de téléphone, une étreinte furtive, une nuit à Paris, le feu qui flambe dans le cœur de Clémentine se nourrit de petits riens qu’elle sacralise et commémore à l’infini, en attendant son amant.

Plusieurs années s’écoulent avant que Clémentine ne prenne conscience du peu de place qu’elle tient dans le cœur de Romain mais, dans le feu de la volupté, où aurait-elle trouvé le courage de l’analyse ? L’attrait du plaisir a fait son œuvre, son imagination et sa sensibilité complices ont définitivement étouffé en elle la voix du bon sens. Quelle puissance a donc cet homme sur son âme et sa chair ? A plusieurs reprises pourtant, Clémentine se heurte à des mouvements, des silences, qui aiguisent ses soupçons. Ces éclairs de lucidité devraient lui permettre de se ressaisir, de redistribuer les cartes du jeu ! Non point ! Elle s’abîme dans son aveuglement, sa dépendance, un état dont elle sortirait pourtant victorieuse si elle manifestait plus de courage et de résolution pour mettre en œuvre ses fragiles décisions….
Alors, comme on traverse un gué, comme on apprend l’alphabet de son sang, Clémentine se laisse aller, à fond de mémoire, espérant trouver dans quelque partie inexplorée de son être la force de se distancer d’une histoire d’amour qui agonise. Dans ce genre de relations, celui qui part, qui laisse la place, est toujours vainqueur. Quitter Romain ?! Mais quand on a passé plusieurs années recroquevillée dans sa vieille peau à attendre, à espérer, on n’a pas envie de voir à nouveau tomber la pluie ! L’enjeu est trop grand ! Non, elle décide de l’aimer encore, fusse au prix de la feinte. Elle ne lui parlera ni de ce qui les sépare ni du besoin qu’elle ressent de se libérer, ni de son dépit ni de ses rêves. Qui sait si elle ne pourra tirer de sa détresse une autre forme de bonheur…
Ce roman déploie son intrigue dans un climat de subtile analyse féminine où l’auteur manifeste un grand sens de l’observation.
Commentaire de Jean-Luc Russon, écrivain
J'ai commencé la lecture de votre roman, j'y retrouve les qualités d'écriture déjà remarquées dans vos précédents ouvrages, avec en plus des portraits incisifs contemporains qui ne manquent pas de justesse. Un plaisir !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Commentaire de Johann;

Des livres à l'écriture talentueuse et poétique. Un réveil des sens grâce à une puissance savoureuse des mots.
Ce sont également des histoires qui ne laissent pas insensible, qui parlent au coeur telles des feuillets de notre âmes.
Jacqueline Biheu est un écrivain qui mérite d'être lu (et relu).
Car je n'imagine pas les lecteurs de ce blog comme des personnes restants dans les sentiers balisés des médias. Quoique si vous y êtes sensibles, ce ne sont pas les coupures de presse élogieuses qui manquent!!
Jacqueline donne dans ses livres toute la dimension artistique et la passion que devrait revêtir l'écriture.
Moi, j'attends avec impatience le quatrième Opus...