Lettre adressée aujourd'hui vendredi 11 juillet 2008 au siège social de la poste :
A l’attention de Monsieur Jean-Claude Bailly
Monsieur Bailly,
Nous avons ouï dire mon mari et moi que votre direction envisageait de changer le statut du Groupe La Poste, d’ouvrir son capital à hauteur de 20 % et de lui faire endosser de nouveaux habits…
Courrez sans délai Monsieur aux défilés de mode ! A moins qu’à votre palette de compétences vous comptiez celle de couturier ? Quoi qu’il en soi, vous aurez à cœur de parer le mannequin de ses plus beaux atours afin d’ exciter la convoitise des carnassiers tapis dans l’ombre… nous n’en doutons pas.
Le service public ? Le personnel ? C’est le cadet de vos soucis ? Vos dents, que vous avez longues sans doute, comme ceux qui vous prêtent la main dans cette entreprise de destruction, ont si bien dépecé la bête qu’elle n’a plus que la peau sur les os ? Diantre ! Ménagez votre dentition Monsieur Bailly, un jour, vous n’aurez plus que des chicots…
Et ne prenez pas vos clients pour des demeurés ! Nous ne sommes pas dupes de vos manœuvres !
Quant à nous, modestes clients, si cette privatisation devait avoir lieu, oui, nous disons bien « privatisation », une perspective que vous déguisez fort habilement, nous quitterions séance tenante votre Etablissement. Vous en avez cure ? J’en ai connu Monsieur, des cadres de votre acabit, qui ont scié la branche sur laquelle ils étaient confortablement assis… Que croyez-vous qu’il leur arrivât ?
Nous ne saluons, Monsieur Bailly, que les gens dignes du service qu’ils sont supposés rendre à la collectivité, laquelle, je le sais, rémunère grassement ses cadres…
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