dimanche 28 mai 2006

Johann - La fête d'une maman

J'ai la chance énorme d'avoir une Maman formidable. Elle m'apporte tant et tant depuis si longtemps qu'il n'existe pas de mot pour lui témoigner ma gratitude.
Belle comme un jour du paradis, talenteuse et volontaire elle est pour moi un exemple de droiture, d'intégrité et d'intelligence.

Je lui souhaite une bonne fête aujourd'hui puisque quelqu'un a décrété que c'était ce jour pour remercier les mamans. Je n'en avais pas besoin. Cela fait 27 ans qu'elle est à la fête dans mon coeur et tant que je vivrai j'aurai envie de lui faire un bisou.

bonne fête. Je t'aime.

jacqueline - Biquette a mis bas !





Deux petits chevreaux sont nés le 23 mai dernier dans notre village. Ils sont joueurs, touchants et tendres. Chaque fois que mes yeux se portent vers le champ des voisins, je les vois gambader et faire des cabrioles sous les yeux attentifs de Mme Bicquette.

Ces clichés, je les offre à toutes les mamans, dont c'est la fête aujourd'hui.

vendredi 26 mai 2006

Jacqueline - théâtre-environnement

Cette photo, de mauvaise qualité je vous l'accorde, est bien loin d'illustrer l'extraordinaire de notre représentation du 25 mai. Il y eut foule ! Nous dûmes avancer les chaises, gagner de la place et avancer encore, pour permettre aux nouveaux arrivants de s'assoir ! Combien étions nous ? 150 personnes, 200 ?

Nous devions jouer à Pernel sous un chêne majestueux mais le ciel en a décidé autrement.
Fort aimablement, M. Gabillard, maire de la commune de Dréfféac, a mis à notre disposition une salle de 100 m2, et le gymnase. Les Batraciens se sont donc exprimés en intérieur, devant un parterre fourni et bon public !

Et parce que nous avions décidé de consacrer cette recette au reboisement de la commune, quelques associations : Les amis de la nature, Bretagne vivante, le club connaissance nature de St Nazaire, le groupe écologique de St-Nazaire, Les petits princes, la Goutte d'eau, l'ACIPA, Thérèse et Paul Roullaud (qui militent contre le nucléaire).... étaient venues (à ma demande) nous soutenir en dressant leurs stands dans la salle de sport.

Au programme trois poètes, (lauréats du concours Lire en Fête que j'ai eu l'honneur de présider en 2005 à Crossac) ont déclamé quelques uns de leurs textes puis les Batraciens ont joué une pièce de Léo Karsenty, "Les R.aime.istes". A l'issue du spectacle, chacun a butiné les tables des associations et pris la mesure des dangers que nous faisons courir aux nappes phréatiques et à la terre par des pratiques ravageuses : désherbant, voiture, déchets ménagers,... fumées industrielles, élevages intensifs, déchets nucléaires... un tableau bien sombre qu'il faut regarder bien en face sous peine d'avoir à essuyer des catastrophes plus dantesques que celles que nous avons connues jusqu'ici.

Une note plus lumineuse : en novembre, les arbres achetés par Les Batraciens seront plantés en présence et avec les enfants de l'école. Toutes celles et ceux qui ont versé leur obole dans notre chapeau auront un petit coin d'arbre sur la commune.

Mes efforts ont été couronnés de succès et la troupe, talentueuse, a récolté de nombreux compliments... Nous avons encore cinq représentations qui s'échelonneront au cours de l'été.

mardi 23 mai 2006

Johann - petite virée à la Turballe

Voilà le récit d’une magnifique journée.
Nous avions décidé d'aller nous balader sur la côte de Loire-Atlantique et, plus précisément
à La Turballe.
Partis à 12h30 de la maison et après un trajet bucolique à souhait, nous sommes arrivés un peu après 14 heures dans un restaurant sympathique accoudé sur le port : moules, dorades, sardines et huîtres autant de mets succulents auxquels nous avons fait honneur avant de reprendre la route pour nous rendre à la plage de Pen-Bron où nous avons mon frère et moi de jolis souvenirs d’enfance, jeux de sable et rouleaux bruyants !

La ballade a commencé par la découverte du traict à l’arrière de cette plage, nouvellement aménagée. Une tableau magnifique ! Puis, ayant laissé mon père se reposer dans la voiture, nous sommes allés en compagnie de ma mère faire quelques pas sur cette côte sculptée par la houle, où j’ai aussi usé mes fonds de culottes.

Saoulés par le vent du large, l’équipée s’est poursuivie à Guérande où nous avons visité la collégiale ; un jeune garçon y officiait à l’orgue, (avec talent). La relève semble assurée !

Quelques emplettes plus tard, nous voilà repartis sur les routes, direction Herbignac ! Petite halte au château de Renroüet, en cours de restauration. Le travail de ces artisans passionnés s'achèvera dans.... quelques années peut-être ! A notre retour chez nous, nous avions dans la bouche un mélange salé et sucré, celui d’une journée ensoleillée (qui me change de l’air vicié de Paris) !




Ensin, si vous souhaitez plus de photos, rendez-vous sur ce lien : quelques belles prises vous y attendent.

http://www.skipass.com/carnets/carnet.php?id=3401&art=3240

lundi 22 mai 2006

Johann - Un beau texte pour vous

Nous aurions dit que la situation était inacceptable,
Que des pans entiers de la société basculaient dans la fragmentation,
L’anéantissement, l’ensablement et du repli frileux,
La bouc-émission généralisée,
Que l’heure plus que jamais était au naufrage,

Nous aurions dit que nous étions tous en proie
A la sauvagerie dévorante,
Les jeunes, les femmes, les vieux, les pauvres
Je tés dans la tourmente du désordre planétaire,
Disloquant jusqu’à l’intimité de nos corps,
Réduits au capital modifiable de la chair,
Nous aurions dit sous les pavés du linceul, la plage génétique
Déterrée par les détectives-cannibales de la filiation,

Nous aurions dit, ô combien ! , la perte de sens,
Le sens des repères, le sens de notre devenir historique,
Nous aurions dit le fantasme permanent du virtuel,
Plus évident que nature,
Plus vrai que nature, plus vrai que culture,
Leur virtuel incarné dans le direct interactif du temps réel,

Nous aurions dit le sens perdu de l’humanisme,
Un mot aujourd’hui à peine prononçable,
Réservé, sous les préaux, aux naïfs et aux angéliques,

Nous aurions dit l’impossibilité de trouver où accoster,
Dans une telle tempête, nous aurions dit pourtant aux grands NON
Les grands remèdes, nous aurions dit, en ces temps de richesse,
Que le FMI nous affamait, que l’ordre du monde ne finissait jamais ses phrases,

Nous aurions dit que la mondialisation dont le désastre se rengorge
Désigne en fait l’absolu désoeuvrement,
La victoire du prédateur sur sa proie,

Nous aurions dit que nous ne pouvions plus les croire
Ni leur faire confiance,
Impossible de leur prêter quelque espoir que ce soit,
Fini, fini,
Nous aurions dit que nous ne voulions pas/plus des droites
Ni de cette gauche fût-elle accordée à ce pluriel
Qui ne fait qu’un peu plus la dissoudre
Dans la gestion hasardeuse des points d’équilibre
Supposés traîtreusement satisfaite l’apathie de l’opinion publique,

Nous aurions dit malgré tout, mais de moins en moins,
Que le monde était lisible,
-pour preuve, notre lucidité si peu partagée-
[…]

Nous aurions dit, à longueur de nuits blanches, notre désir du grand soir,
Disant en cela le désir que s’élève à nouveau l’astre du premier matin,
Que se rejoue l’esprit inoublié du commencement,
[…]

Nous aurions dit ne pas reculer – ou ne pas avancer –
Vers le gouffre de la feinte inacceptable de la promptitude à acquiescer,
[…]

Nous aurions omis de dire
Que tout cela ne se jouait pas seulement
En termes d’échec ou de perte,

Nous aurions dit tout cela pour…
Rien ?

Jean-François Lemoine – Préface de Méli-mélo de L Schvartz – 1999 et toujours d’actualité !

Tableau - Delacroix