mardi 26 décembre 2006

Noël 2006 !










Ce fut un joli Noël ! Comme chaque année, la magie des lumières a opéré. Sapin, guirlandes et table de fête ont réjoui nos sens et convoqué nos souvenirs d'enfance ; la bonne odeur de la résine, celle des mets qui mijotent, le tas de bois adossé à l'épaule de la cheminée, le crépitement des flammes, les bulles de champagne. Cette année 2006 fut merveilleuse, éclairée par les flammes qui brillaient dans les yeux de notre petit-fils ! Vingt quatre heures durant, Maël a gazouillé et tendu ses petites mains vers tout ce qui scintillait, un bonheur !

Voyez également notre table de réveillon et son bouquet, entièrement composé de branchages et fleurs du jardin. Bleu nuit, rouge, doré ou argenté, chaque année a sa couleur dominante. Toute cette préparation, geste après geste, manifeste la tendresse que nous vouons Michel et moi à nos proches. Car enfin, que signifierait cette abondance si elle n'était guidée par les battements de notre coeur ? Temps ouaté, suspendu, émouvant....

Johann, mobilisé par ses activités professionnelles, nous a bien manqué. Cependant, par webcam interposée, il fut parmi nous au retour de son travail ; nous avons ouvert ensemble nos cadeaux. Nouvelle magie, de la technique cette fois...

Le vieux bonhomme s'en est allé, j'entends dans le lointain les grelots de son attelage. Jolis Noëls, qui nous rassemblent pour quelques heures, et c'est là notre vrai cadeau !!

lundi 18 décembre 2006

Johann - Sensé réprimé

Que de polémique relativement aux derniers propos de Pascal Sevran !
Je redonne le contexte... S'exprimant au sujet de la famine en Afrique, l'animateur a écrit dans son dernier livre "les coupables signent leur crimes en Afrique en copulant à tout va, la mort est au bout de leur bites". Non content de sa tirade, il a précisé sur une radio qu'il "faudrait stériliser la moitié de la planète".


C'est hard ! Nous sommes évidemment très loin de la délicatesse, enfin, du politiquement correct.
J'entreprends d'aborder ce sujet suite à la Une de Libération consacrée au "racisme anti-noirs". L'article reprend les dernières déclarations des personnalités politiques ou médiatiques taxées d'être racistes.


Si cette qualification est opportune concernant certains personnages dont je réprouve les tirades, elle m'apparait complètement injustifiée à l'égard de Jacques chirac qui a dit, le 14 juillet dernier: ..."il y a 950 millions d'africains, dont 450 millions ont moins de 17 ans. Vous en aurez deux milliards en 2040-2050. Si on ne dévoloppe pas cette Afrique (...), ces gens innonderont le monde".


Cette formulation n'est pas délicate, il est vrai. Reste tout de même que la sur-population est un problème qui nous concerne tous, un problème urgent à traiter. Lorsque le Ministre de l'Intérieur met en parallèle le taux de natalité en France et celui du continent noir, il met en évidence la catastrophe annoncée.


Mais moi je ne vous parle pas d'une quelconque peur d'un envahissement des noirs. Je vous parle d'un continent exsangue qui subit de plein fouet les affres de la mondialisation et des accords perfides de l'OMC, qui pâtit tous les jours un peu plus des changements climatiques, des ravages de la guerre et, enfin, de l'indifférence générale. Doit-elle en plus souffrir d'une surnatalité ? N'a-t-on pas le droit d'aborder ce sujet sans risque d'être excommunié faute d'avoir failli ou dérogé au politiquement correct ?

Que ceux qui crient au racisme se penchent un peu plus sur les études moins tapageuses concernant ce phénomène. S'il y est dénoncé en termes plus policés, les experts n'en tirent pas moins la sonnette d'alarme!

Cette analyse est vraie pour l'Afrique, l'Asie et même l'Europe, et la France. Pourquoi vouloir assouvir ce besoin instinctif de faire des enfants dans le but de pérénniser la race humaine. Peut-être devons-nous réfléchir à ce que sera la vie des générations futures si nous ne faisons rien ...

jeudi 14 décembre 2006

Johann - Pauvres peuples

Comment ? Vous ne connaissez pas ce fringuant papy ?
Je vous le présente : il s'agit de Milton Friedman.

Ca ne vous dit toujours rien?

Milton Friedman est un économiste américain né le 31 juillet 1912 à New York, décédé le 16 novembre 2006 à San Francisco.

Pour faire simple, cet homme est à l'origine des thèses néolibérales les plus crasses ! Ce genre de personnage savait très bien conseiller pour maintenir les populations dans la pauvreté en conseillant les salaires les plus bas, une bonne gestion de l'immigratio, l'ouverture des marchés, l'opacité et l'impunité des transactions.

Le libéralisme, "c'est le bien de tous par l'entreprise" , en théorie. Ce n'est biensûr, plus le cas. Mais j'en ai déjà parlé...

Illustration : je vais vous racontez un dialogue entendu cette semaine au restaurant. Deux hommes parlent entre eux:
- Tiens! Tu sais que Bernard a délocaliser en Turquie?
- Oh! Il a bien fait. Depuis que j'ai transféré l'usine à Manille, j'ai divisé par trente mes coûts salariaux et les taxes !...
(Ils rient)
Je reviens quelques minutes plus tard. Les mêmes :
- Tu ne peux plus faire un pas sans tomber sur un pauvre maintenant !
- C'est vrai, c'est affolant. Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de misère dans un pays si riche...

C'est drôle non?

Mais revenons à Milton. Cette vieille chouette s'est bien entendue avec Pinochet, à l'époque. Il a pu mettre toutes ses théories économiques en pratique, avec un succès certain. Mais, ne soyons pas injuste avec cet homme, le néo-libéralisme marche très bien sous une dictature ! Lui et pinochet avaient presque le même âge et sont morts presque en même temps, presque, comme deux inséparables aux pratiques quasi complémentaires. Ca promet...

lundi 11 décembre 2006

Jacqueline - 55 ans....




C'était aujourd'hui mon anniversaire.

Ce joli bouquet m'a été offert par Chantal et Stéphanie.
Ce petit bristol rouge était appliqué sur la glace de la salle de bains... je l'ai découvert à mon réveil. Il m'a émue, aux larmes.

Johann - la grande menace

Avec une certaine stupeur, nous avons entendu George Bush dire que la situation en Irak était mauvaise (un éclair de lucidité ?) Pour le prochain, merci de repasser dans 15 ans... !).
Hier, le Roi Abdallah d'Arabie a averti que le monde arabe était comme "un baril de poudre prêt à exploser".
Depuis près d'une semaine, les pro-syriens campent devant les palais du gouvernement libanais.
L'Iran annonce la construction de 3000 turbines pour enrichir de l'uranium pendant que la coalition a presque totalement perdu le contrôle en Afghanistan, rendant le pays aux talibants qui essaient également de destabiliser le pouvoir pakistanais....

Il semble bien que les extrémistes musulmans soient, dans un mouvement général, à la conquête de tous les pouvoirs politiques au Moyen-Orient, mais également en Afrique et en Asie du sud.
Les incessantes concessions et compromissions face à ces groupes, représentatifs mais terroristes, font que la situation internationale est explosive.

Comment agir face à cet obscurantisme et à cette violence ? Si nous devons admettre que nous avons tardé à opposer à l'extrémisme, en concertation avec les populations et les gouvernements de ces pays, un réponse politique et économique, il n'est pas trop tard pour une concertation mondiale des pays développés, peut-être militaire.

La fermeté qu'affiche Ségolène Royal face au nucléaire iranien est sans doute une attitude à observer envers les pays violant les résolutions de l'ONU. Il faut en débattre avec nos partenaires.

Evidemment, la terreau de l'islamisme est la pauvreté. Il faut donc tenter d'assurer la paix dans ces pays, faire de l'éducation une priorité (comme chez nous!) et développer des accords commerciaux justes.

Ce que nous ne pouvons plus nous permettre, c'est un attentisme diplomatique, qui nous renvoie aux années 38-39 , période durant laquelle l'Europe a tout laissé passer pour éviter la guerre (avec le succès que l'on sait !).

Pour l'heure, on se bat au Tchad, au Soudan contre les rebelles islamistes, en Afghanistan, en Irak ou aux Philippines contre Abu Sayyaf et en Indonésie et... j'en passe!
Alors que faire?

Post scriptum politiquement correct obligatoire :
La religion musulmane n'est pas du tout violente !! (!) Les fondamentalistes représentent une minorité qui ont leur propre interprétation du Coran, en marge de millions de musulmans pacifistes qui pratiquent pacifiquement leur religion au quotidien.

jeudi 7 décembre 2006

Johann - Mon cheval pour la France

Les armées sont en ordre de bataille. Les grandes manoeuvres ont commencé. Demain, plus
rien ne sera comme avant. La France va voter.
Depuis quelques mois déjà, nous subissons l'émoi médiatique ! Les élections présidentielles sont une obsession journalistique depuis quelques mois (années ?), et ces grands reporters de l'information objective ont tué dans l'oeuf toute réflexion nécessaire au choix de celui qui dirigera le pays.
Tous les média se tuent à nous faire croire que l'élection se jouera uniquement entre deux personnages, deux partis. Je ne vois, dès lors, pas de quoi s'étonner du désamour supposé des citoyens pour la politique.
A titre personnel et, au delà du manque de culture, je pense que les français sont très attachés au débat et aux Hommes qui se disent prêts à gouverner. Je suis persuadé, en revanche, qu'ils sont lassés des collusions évidentes entre les médias, les politiques et les patrons.
Je suis fatigué de constater l'incurie lamentable des différents gouvernements, les préoccupations de boutiquiers du PS et de l'UMP, obnubilés par le désir narcissique de se faire élire...
Les théories néo-libérales apprises sur les bancs de l'ENA et de Polytechnique, dessinées par Adam Smith, sont strictement appliquées par ses disciples socialistes et militants de l'UMP : le détricotage des protections sociales, la braderie du patrimoine national, de nos entreprises publiques au profit unique des actionnaires et autres vrais nantis a commencé depuis bien longtemps et continuera après l'élection.
Cela continuera tant que l'on votera pour les même personnes, les même partis.
Pour la première fois de ma vie (j'étais plus... idéologue avant !), j'ai décidé de voter pour le parti qui défendra le mieux mes intérêts et ceux du monde en général. Or, il n'y a que François Bayrou qui me séduise.
Voilà enfin un homme qui ose dire que la vérité n'est pas plus à droite qu'à gauche. Il dénonce ouvertement cette collusion entre politiques et médias, dont je parlais précédemment. Il a véritablement pris conscience de l'enjeu des prochaines années : le développement durable, en proposant, notamment, la création d'un poste de vice-premier ministre dévolu à cette priorité.
Enfin, entre la gauche qui dit défendre les pauvres et la droite qui soigne toujours aussi bien les nantis, seul Bayrou se préoccupe de la classe moyenne étranglée ces dernières années, celle qui fait la richesse de la France .
Respectueux des hommes et des institutions, candidat de concorde, lui seul incarne une véritable rupture (dieu que ce mot est laid !) avec sa façon de dénoncer un système qui nous étouffe de plus en plus.
C'est aussi un homme de convictions, qui parle avec passion de ses projets. Si l'on glose de lui, c'est qu'il doit bien être différent. Il fait un peu peur aux autres.
Pour la première fois, je ne voterai pas à gauche. Je serai donc centriste. Et si la politique est effectivement le combat pour le bien-être du peuple, je me demande comment voter différemment.
L'UDF a changé, moi j'y crois.
Et vous, pour qui voterez-vous?