
On ne peut que le répéter : l'objectif des entreprises capitalistes n'est pas de produire des aliments, des carburants végétaux ou de l'information, il est de produire de l'argent, des bénéfices.
Nous assistons, avec la folie des carburants végétaux, à une terrifiante et ultime (peut-être) concentration des grands capitaux entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des états.
S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux. Pierre Rabhi, dans le manifeste qu'il vient de rédiger pour fédérer un comité de soutien autour de Kokopelli, évoque un "tsunami alimentaire". Avec 36 000 personnes "décédant" de faim (donc de manque de nourriture, nous sommes d'accord) tous les jours, la planète Terre confirme son état de famine. Après avoir oeuvré, pendant des dizaines d'années, à transformer cette belle planète en poubelle agricole et industrielle, le Capital, mû par une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, en toutes directions, le spectre des bouleversements climatiques (toujours avec la complicité des états et de certains medias complaisants). Que nous propose-t-il dans sa grande mansuétude ? Une solution qui va sauver la planète: les carburants verts. Grâce à une vaste campagne de narcose collective, le grand Capital accumule des dividendes, se donne une image verte, se concentre encore un peu plus et rigole !
Si la situation n'était pas aussi tragique et les hommes pathétiques, tiens, je rigolerais aussi....