samedi 27 décembre 2008

Jacqueline - Noël 2008. O Tannebaum


Nous étions sept ce soir de Noël 2008. Petite nichée, joie, brin de féerie, et ce Tannebaum, svelte, rond, vigoureux et poétique, sapin fleuri de lumières dansantes dans un lacis de branches enrubannées, symbole du bonheur et de l'enfance...
Mardi, le givre vêtait les taillis et la ramure des grands arbres de girandoles de glace, comme des bouquets de verre fleuri... Johann et Bruno, embarqués dans deux TGV différents, venaient de gagner la maison, laquelle embaumait de parfums indiscernables.


C'était l'heure indécise où le ciel se veloute, quand naît un fourmillement d'étoiles, tableau d'un romanesque si raffiné, si parfait que l'on ne peut dégager sa part de charme et de mélancolie.

Bruno cherchait des accords sur l'ivoire du piano, Johann attisait le foyer, mes mains plongeaient dans la pâte, Michel mettait la dernière main à la décoration, passait sur le phono des chants de Noël, autant de gestes qui surchauffaient nos imaginations !

Et puis, le lendemain, Romuald, Stéphanie et Maël arrivaient ! Le bouquet éparpillé se renouait, enfin, comme par magie. Magique aussi le tissu sur lequel s'imprimait notre bonheur innoncent ... J'attendais ce moment depuis si longtemps... O Tannebaum ! Je rêvais éveillée, à perte d'âme !

Durant toute la nuit de Noël, ont brasillé les bougies, scintillé les lumières, lesquelles semaient dans toute la maison un poudroiement d'or ! Stéphanie et moi-même avions revêtu nos plus beaus atours, dans des nuances profonde ou tendre, anthracite et jaune pastel.

Les toasts au saumon, langoustines, avocats aux crevettes, rôti Orloff aux chataignes et mousse au chocolat furent arrosés de champagne et des meillleurs vins, apportés par Johann dans sa hotte, une merveille !

Pas besoin de s'inventer de liturgie cette nuit là ! Elle reste la même d'une année l'autre : chacun ouvre ses cadeaux, nombreux, s'esclaffe, remercie, embrasse, s'ébaudit, et le sapin, tout d'un coup, à froid au pied ! O Tannebaum ! Nous avons tous dormi sous le toit familial. Quel bonheur !

Je me levais dans la fine pointe du matin, sortais dans un froid piquant ; il était 7 heures 15. J'étais si heureuse de les savoir tous là, à portée de coeur ! Je crois que j'ai esquissé quelques entrechats. La journée s'annonçait douce et tendre. Ce fut le cas !

Demain, il y aura un printemps bleu, un été blond, un automne pourpre, et reviendra un nouvel hiver. Nous achèterons Michel et moi un nouveau sapin, plus beau que les précédents. O Tannebaum !




mercredi 17 décembre 2008

Johann - Mon beau sapin


Voilà une photo (pas terrible, du reste) pour vous donner un aperçu de mon sapin de Noël 2008. C'est un épicéa haut de deux mètres cinquante, bien vert et bien touffu. Il sent très bon !

Je voulais lui adjoindre une crêche mais je n'avais pas la tête à ça, finalement.

Mais, pour l'heure, je me réjouis d'être bientôt présent auprès des miens pour cette merveilleuse fête. D'autant plus que, Bruno sera avec nous cete année!.

Ô Tannenbaum....

jeudi 11 décembre 2008

Johann - Petit à petit...

Nous sommes donc le 11 décembre 2008.
C'est l'anniversaire de Jacqueline.
A cette occasion, je l'embrasse très fort.

mercredi 10 décembre 2008

jacqueline - Visite chez un apiculteur

J’ai passé une partie de mon après-midi avec dominique, un apiculteur de St Gildas des Bois, lequel m’a instruite sur les abeilles, leur vie sociale, … et le dépeuplement dramatique de ses ruchers.

Entre 50 ooo et 60 000 abeilles "habitent" dans la ruche que vous visionnez sur cette photo. Aujourd'hui, 10 décembre 2008, alors que le thermomètre affichait un petit 6 sous le ciel, il faisait 35° au coeur de l'essaim, incroyable non ?! Savez-vous que durant l'hiver, les abeilles opèrent une rotation afin de permettre aux plus exposées de se réchauffer ?
Au printemps, lorsque Dominique pourra de nouveau ouvrir ses ruches, je ferai un petit reportage.

Cet apiculteur était grave : la mortalité qui sévit dans ses ruchers menace bien sûr sa production du miel mais aussi la pollinisation des espèces végétales de la région. Les causes de cette mortalité ? Les pesticides bien sûr, mais aussi le frelon vespa velutina, le brouillard électromagnétique émanant des technologies sans fil, les lignes à haute tension qui ont envahi notre paysage, lignes suspectées de perturber les abeilles au point de les empêcher de retrouver le chemin de la ruche.

La pollénisation est un des services gratuits de la nature. Il n’existe aucun mécanisme marchand permettant de rémunérer les propriétaires des abeilles pour ce service, et encore moins les insectes sauvages, qui n’ont pas de propriétaire humain… Il y a peu, 150 apiculteurs ont une nouvelle fois manifesté à Nantes et rencontré les élus, lesquels se moquent éperdûment des abeilles, des haies, des arbres, de l'humble fleur, de l'oiseau ou du crapaud, du hérisson ou de la vipère, du coucou ou de la rainette ! Ils sont trop occupés sans doute par le projet funeste qui consisterait à bétonner des centaines d'hectares de bonne terre agricole, une terre riche d'une faune et d'une flore humble mais exceptionnelle !

La disparition des abeilles sonnera le glas de l’humanité, a dit Einstein. Tant mieux ! Puisse le monde animal et la flore étouffer un jour le plus grand prédateur : l’homme.








mercredi 3 décembre 2008

jacqueline - Guérilla silencieuse

Les opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes, militants volontaires, font le planton à Nantes devant le conseil général depuis deux mois ! Ils sont 260 à se relayer, par groupe de deux, de 8 heures à 18 heures (deux tranches de cins heures par groupe), tous les jours sauf le dimanche, ceci aussi longtemps qu'il faudra ! L'objectif est d'exercer une pression permanente sur les décideurs du projet d'aéroport, maintenu malgré la crise économique et financière !
Cet appel à la mobilisation, lancé par la coordination de Notre-Dame-des-Landes, s'est traduit par l'inscription de 140 volontaires !

Nous ne nous opposons pas à ce projet "pour nous opposer". Nous sommes contre un projet d’un aéroport dans un bassin agricole florissant dont une étude, menée en 2000, a révélé la qualité exceptionnelle (faune et flore) ; il serait donc préjudiciable de le mettre en péril. Que dire du coût dudit projet ? Pharaonique ! Quant aux retombées énergétiques et environnementales, elles ne doivent pas être négligées.
Nous proposons plusieurs alternatives au projet d’aéroport, notamment celui de mettre les aéroports de la région (Angers, Rennes…) en réseau, par exemple.

En effet, l'argument selon lequel la capacité d’accueil de l’aérogare actuel serait saturée, n'est pas fondé ; nous demandons que soit commis un cabinet d’expertise totalement indépendant cette fois, afin que soit sérieusement étudiée cette question. Prévu pour accueillir quatre millions de passagers(trois millions selon les chiffres officiels), l'aéroport actuel est en effet loin d'être saturé ! Selon nous l'aménagement d’une piste supplémentaire sur l'aéroport actuel serait suffisante pour faire face à la croissance éventuelle du trafic (va-t-elle se vérifier dans les mois, les années à venir ?) et pèserait moins lourd pour les contribuables. Si l'aéroport de Notre Dame des Landes devait être mis en oeuvre, ils auront non seulement à supporter le coût de sa construction mais aussi celui des infrastructures annexes : routes, voies ferrées, ponts….

Autres arguments contre l'implantation de ce possible aéroport :
- la proximité de la raffinerie de Donges (38 km) laquelle constitue un risque à ne pas sous-estimer. En cas d’accident, les pertes humaines et écologiques seraient considérables,

- la délocalisation de l’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes ne sera pas créatrice d’emplois, bien au contraire, elle favorisera les délocalisations,

- les prix d'achat des logements proposés dans le cadre de la procédure d'expropriation actuelle sont inférieurs à ceux du marché. Les porteurs du projet se proposent d'acheter 600 à 800 logements au prix moyen de 155 000 euros.

Se pose toutefois le problème du survol de l’agglomération nantaise ; c'est un vrai souci , il faut y réfléchir.
Le Grenelle de l'environnement n'a pas permis de mettre un coup de frein sur les projets pharaoniques, coûteux pour le contribuable et destructeurs pour l'environnement. Il n'a, de toute évidence, pas non plus fait progresser la responsabilité environnementale des entreprises et des élus. Jean Marc Ayrault, Monsieur Maréchal et consorts, porteront la lourde responsabilité d'avoir sali une terre qui pourrait être vendue à des agriculteurs bio. Y ont-ils seulement songé ? Le succès du Grenelle de l'environnement ne dépend pas du poids des lois mais de l'investissement de chacun....

Si vous souhaitez vous joindre à nous pour cette veille citoyenne voici trois contacts possibles : citoyenvigilantndlandes@hotmail.fr ou 02 40 57 64 33 ou 06 33 89 71 47.

Johann - 5000 mercis

Je tiens, du fond du coeur, à remercier les bientôt 5000 visiteurs de l'Echo des Etoiles.
L'expérience montre à quel point ce blog est enrichissant, d'autant qu'il est fait à deux.

Jacqueline écrit un peu moins en ce moment, elle est plongée dans l'écriture de son cinquième roman.

5000 visites, c'est beaucoup pour nous qui ne faisons pas de pêche à la fréquentation. Nous donnons simplement nos opinions sur la société et gravons dans le virtuel, le récit - pas trop intimiste - de notre famille.

5000 c'est modeste en deux ans et demi, mais cela nous fait chaud au coeur d'être lu.

L'aventure de ce blog continue. Je vous proposerai bientôt un nouvel habillage et de nouveaux liens.


Bien à vous.

Johann

lundi 1 décembre 2008

Johann - Le lien

J'ai donc eu le bonheur de recevoir mes parents à paris en milieu de semaine dernière.

C'est toujours un immense plaisir pour moi de les voir réunis auprès de moi, d'autant que les visites paternelles sont rares.
Ainsi, c'est la première fois que Michel venait à mon nouvel appartement ; il a été surpris, et ravi. Je suis content que mon logement lui ait plu.
Comme à chacune de leur visite, j'ai été bien gâté ! Mais les cadeaux ne sont rien en comparaison du bonheur de prendre ensemble le petit déjeûner, à table, entre nous. Cela m'a fait une drôle d'impression... Une vraie sensation de famille unie, qui m'a réchauffé le coeur.
Nous avons, bien sûr, fait de grandes et belles ballades et observé les décorations de noël des grands magasins, où j'ai fait de menues emplettes, du reste!
Nous avons terminé ce trop court moment de retrouvailles par un dîner des plus délicieux, en présence de Bruno.
Et puis ils sont repartis.
La prochaine fois, c'est moi qui descendrai sur la côte, à l'occation des fêtes de Noël.