samedi 29 décembre 2007

Johann - Une petite image

En cadeau de noel, voici une photo prise au Croisic (44) mercredi dernier.
Elle est libre de droit, c'est assez rare pour être dit! ;)
A bientôt pour mes voeux!!
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vendredi 28 décembre 2007

Jacqueline - L'avion sans empreinte !

Le rapport de la chambre régionale des comptes concernant l'aéroport de Château-Bougon (Loire Atlantique) a un chapitre "impact environnemental", mais oui, lequel nous apprend qu'il y a déjà une "charte pour l'environnement" et qu'une seconde est en cours de gestation.
De quoi y est-il question ? De la gêne sonore, de la réduction du trafic de nuit et même d'une "taxe sur les nuisances aéroportuaires" versée par les compagnies aériennes. Dernier point : la collecte des eaux usées...
Concernant l'impact de l'avion sur l'environnement, rien de plus... On croit rêver !
L'empreinte écologique faisant le compte de l'énergie cramée par chaque voyageur, en comptant tous les éléments induits, on ne doit pas en entendre parler ! Les empreintes, ça s'efface pas vrai ? Ou alors, on laisse ça aux archéologues du futur ! En attendant, dans les gogs de l'aéroport, on va couper les feuilles de PQ en deux.
Sauvons la planète !

Johann - La rançon tchadienne

Ainsi la justice tchadienne a tranché ; Elle a condamné les membres de l’Arche de Zoé à 8 ans de travaux forcés ainsi qu’à plus de 4 milliards de francs CFA (6 millions d’euros) d’amende pour l’ensemble des enfants.
Huit ans pour avoir voulu sauver des enfants…
Créée en 2005 pour venir en aide aux bambins victimes du Tsunami géant en Asie, l’association fondée par Eric Breteau visait, au Tchad, à évacuer de petits ressortissants du Darfour sensés être orphelins et réfugiés dans la partie est du pays voisin. Cette opération permettait à des familles d’accueil françaises de procéder à l’adoption simple ou plénière de ces petits.
Le problème vient du fait que ces enfants ont été faussement déclarés orphelins par des autorités locales.
L’opération a été stoppée par la police tchadienne avant le départ d’un premier contingent d’une centaine d’enfants pour lesquels les familles européennes avaient donné, en moyenne, 1300 euros sous forme de dons.
La suite tient du procès en sorcellerie. Dès les premiers jours l’affaire devient hyper médiatisée. Le président Idriss Dedy parle alors d’opération d’enlèvement à fin de pédophilie, prostitution ou d’esclavagisme !
C’est dans un tel contexte qu’un procès éclair a eu lieu, les autorités refusant que les français soient extradés avant la prononciation de leur peine.
Que n’allaient-ils faire dans cette galère ces pauvres humanitaires, pris dans un tel tourbillon d’intérêts politiques !
Mon avis est que cette histoire, pour peu claire qu’elle soit dans le partage des responsabilités, ne méritait pas un tel emballement et cette animosité déplacée d’un peuple tchadien bien content d’avoir la France et son armée à ses côtés.
A tout le moins, on est en droit d’espérer un retour rapide de nos ressortissants. Je pense malheureusement que, pour des raisons encore politiques, les évacués devront faire bel et bien de la prison.
Enfin, outre la condamnation aux travaux forcés, l’amende infligée de plus de 6 millions me fait penser qu’en terme de rançon, les tchadiens ont peu à jalouser la Libye.
Ca donne envie d’aider l’Afrique….

dimanche 23 décembre 2007

Jacqueline - Bonnes fêtes !


Bien chers tous,

Je vous souhaite un bon Noël et, aussi, par anticipation, une bonne année ! Pour certains d’entre vous, je ne me le serais pas permis l’année dernière mais, à présent, il me semble que nous sommes de vieux amis non ? Nous causons depuis si longtemps ensemble. Vous me direz que c’est une conversation unilatérale parce que la plupart du temps je vous parle et vous ne me répondez pas. Enfin, je ne vous en veux pas !

Donc, je vous souhaite de ne pas éprouver, pendant les douze mois prochains, de douleur patriotique. Car, depuis quelques temps, tout ce qui tire la France par le bas, tout ce qui jette sur elle une ombre pesante, nous atteint jusque dans notre vie privé. Ce mot "Patrie" est désuet en diable, je vous l'accorde, c'est précisément la raison pour laquelle je vous souhaite de ne point éprouver de douleur patriotique durant l’année qui se profile, ainsi d’ailleurs que durant les quatre prochaines !

Je vous souhaite bien sûr le bonheur dans votre couple, légitime ou pas, et, là aussi, je serai discrète, ce sujet étant éminemment sensible… à fleur d'épiderme.

Je vous souhaite bien entendu une parfaite santé. Non ! Je ne vous souhaite pas une santé tout à fait parfaite, je vous souhaite tout bonnement une bonne santé, sachant pertinemment qu’une santé absolument parfaite n’existe pas. D’ailleurs, une santé absolument parfaite a du mauvais. Je m’explique : Je trouve qu’une santé absolument parfaite donne trop confiance en soi. Elle favorise l’égoïsme, incline même certains à l’arrogance. Un petit « pet de travers », au contraire, rend doux, accommodant, inspire la patience, favorise la tendresse (je ne suis pas en train de dire qu’elle la suggère, je dis qu’elle la favorise et la développe). En effet, il n’est pas mauvais d’avoir de temps en temps besoin des autres, sinon pour les aimer, du moins pour leur témoigner l’affection qu’on a pour eux. Allons, je rigole, soyez sans façon, ayez une bonne santé !

Enfin, je vous souhaite de bonnes veillées, durant lesquelles (la télé ayant fermé son clac), vous aurez de bonnes conversations avec vos proches, des soirées durant lesquelles vous apprécierez un bon livre (et pourquoi pas les miens ?).

Enfin, par anticipation, je vous souhaite, dans sept mois, une bonne villégiature, que vous choisirez en fonction de la dose de CO2 que votre déplacement engendrera.

Ne vous goinfrez pas pendant les fêtes, à côté de vous, certains crèvent de faim !

Johann - Retour sur le plancher des vaches

Et bien voilà, le premier gros évènement de décembre est passé.
je suis donc arrivé hier soir à Paris.

Déçu, certes, de la fin de vacances dépaysantes et sportives mais heureux de retrouver mon chez moi avec un très agréable comité d'acceuil!! (!)

Le bilan de ces neuf jours à l'Alpes d'Huez sera tout d'abord la très grande progression de mon niveau de ski. J'ai donc descendu mes premières pistes noires, dont la fameuse "Sarenne", piste censée être la plus longue d'Europe avec 16 kilomètres. (les puristes diront c'est plus une jolie et grande ballade qu'un tracé très technique...).

Ensuite, jusqu'aux dernières heures, nous aurons bénéficié de conditions exceptionnelles tant pour l'enneigement, le froid ou le soleil. Seul le vent s'est fait un peu trop présent sur les sommets.

La station a beaucoup grandi depuis que j'y étais allé il a 17 ans. Le domaine, est grand mais morcelé en plusieurs stations satellites, ce qui en rend la pratique plutôt gênante tellement les remontées mécaniques laissent parfois à désirer !! (pour la première fois de ma vie et, à plusieurs reprises, j'ai vu les remontées reculer, quand il ne s'agissait pas d'attentes interminables à l'arrêt !!).

Finalement la déception sera venue de l'annulation du pot Skipass à l'Alpes. Et pourtant, Dieu sait si, pour le studio 105 (notre appartement), ce samedi soir a été chaud bouillant!!!


On m'a demandé de faire un carnet sur skipass avec, notamment, les phrases cultes, dûment notées. Je pense m'y atteler d'ici quelques jours, après Noël.

samedi 22 décembre 2007

Jacqueline - La légende du sapin de Noël


Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaientleurs feuilles à l'approche de l'hiver. Aujourd'hui, seul le sapin reste vert à la mauvaise saison.
Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne put s'envoler vers les pays chauds, car son aile était brisée. Comment allait-il résister à la rigueur de l'hiver ? Tremblant de froid, il s'abrite dans le feuillage d'un gros chêne. Le chêne refuse de l'accueillir Va-t-en, tu vas manger tous mes glands" dit-il. Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se éfugier dans les branches du hêtre touffu. "Ne reste pas là, tu vas picorer mes faines" dit-il. Le petit oiseau terrifié s'échappe pour se cacher dans un bouleau qui le chasse sans tarder : "Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches". Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche dans la neige pour mourir. Il voit soudain à quelquespas de là un sapin qui lui fait signe. Les ailes engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin. "Ici, tu ne crains rien, je te protégerai" lui dit-il. La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt. Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du ventn seul le sapin conserva son feuillage, car il avait accueilli le petit oiseau malade.Voilà pourquoi le sapin est aujourd'hui l'arbre deNoël, généreux et protecteur, autour duquel nous nous réunissons.

mercredi 19 décembre 2007

jacqueline - La réponse du PS à propos du Traité de Lisbonne


Le ministre des affaires étrangères allemand, Franck-Walter Steinmeier, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le 23 juin 2007, à Bruxelles.
Voici la réponse que m'adresse le PS (pour votre compréhension, lire mon précédent article)
"Le Parti socialiste s'est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions et 1 personne ne prenant pas par au vote, le traité a été adopté par une large majorité.

Un « traité compliqué » mais quelques avancées. Le traité de Lisbonne n’est pas le traité que les socialistes auraient renégocié si la victoire avait été au rendez-vous lors de l’élection présidentielle. Son ambition est limitée et il n’a de « simplifié » que le nom. Toutefois, ses mérites ne peuvent être ignorés ni ses évolutions par rapport au traité constitutionnel européen.Le traité n’est évidemment pas celui qu’aurait négocié une présidente socialiste de la République française. Les revendications défendues par les socialistes français en matière économique, fiscale et sociale n’ont pas été portées. Les concessions faites à la droite eurosceptique sont nombreuses. La disparition du terme « Constitution » dans l’appellation du traité et la disparition des symboles (drapeau et hymne) inscrits dans le préambule de l’ancien texte vont dans ce sens. Les dérogations possibles à la Charte des droits fondamentaux et à certaines directives sur décision des parlements nationaux vont dans ce sens. Privés de toute nouvelle perspective de renégociation, c’est de ce texte imparfait que nous sommes désormais saisis et c’est sur ce seul texte que nous devons nous prononcer.Les institutions de l’Union ? L’Europe politique ? L’instabilité de l’Union due à la résidence tournante du Conseil européen prend fin avec la désignation d’un président du Conseil européen par les États membres pour deux ans et demi. Il assurera la continuité des travaux du Conseil européen. Le premier président exercera ses fonctions après la présidence française de l’Union européenne, du 1er juillet au 31 décembre 2008 car le nouveau traité entre en vigueur en 2009. Le président de la Commission européenne sera lui élu par le Parlement européen, renforçant l’importance des élections européennes et leur influence sur le fonctionnement de l’Union. Toujours dans le champ du fonctionnement institutionnel, Les États membres acquièrent au Conseil un poids proportionnel à leur population. Le traité améliore ainsi significativement le poids relatif de la France dans le processus de décision au Conseil.Les objectifs de l’Union? La « concurrence libre et non faussée » sans disparaître n’est plus présentée comme un objectif de l’UE. Les services publics, appelés services d’intérêts généraux et services d’intérêts économiques généraux, conservent un statut juridique proche de celui prévu par l’ancien traité constitutionnel. Les États membres ont une plus grande marge de manœuvre pour organiser et financer les services publics. La crainte de voir les politiques communes de l’Union (ancien titre III du TCE) « gravées dans le marbre » tombe avec le traité de Lisbonne. Ce nouveau texte traduit la mise en place d’un nouvel espace européen de liberté, de sécurité et de justice. Les questions de coopération judiciaire et policière sont également étendues au champ du vote à la majorité qualifiée. Au niveau de la politique extérieure de l’Union, le ministre des Affaires étrangères prévu par l’ancien traité constitutionnel n’apparaît plus, mais le Haut Représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune (PESC) voit ses pouvoirs accrus, et est doté d’un service diplomatique. L’Europe se dote d’une personnalité juridique unique et met fin à l’incompréhensible système des « piliers ». Par cette reconnaissance, l’UE peut contracter avec des États tiers sans que chaque État n’ait à ratifier les accords. Le texte reconnaît l’existence d’un rôle autonome juridique à l’Union. Le nouvel article 6, relatif à la Charte des droits fondamentaux, énumère désormais les principes opposables devant la Cour de justice européenne. Mais un article prévoit toujours une partie interprétative qui en limite la portée. Issue de longues tractations entre les partenaires, cette partie interprétative permet à certains États de s’assurer d’une interprétation restrictive.Au total, ce texte est marqué par ses manques sur le plan social, en matière de coordination des politiques économiques ou d’harmonisation fiscale. Il présente le mérite de mettre en œuvre un dispositif institutionnel qui permet une nouvelle avancée de l’Europe politique. En offrant un « règlement intérieur » à l’UE, il permet de sortir de l’impasse dans laquelle l?Europe est aujourd’hui enfermée."
Point, barre !!!!!!!

mardi 18 décembre 2007

Johann - Vive la montagne!




Voici les premières images de l'Alpes d'Huez.

Où j'ai réservé un studio situé au rond point des pistes. Sont présents avec moi : Jean-Guy et Jérôme.

Nous avons beaucoup de chance ! Nous avons un temps magnifique, quoique très froid, et la neige est abondante !

En cette saison, il n'y a pas encore beaucoup de touristes. Nous profitons en conséquence de conditions exceptionnelles.

La vidéo a été prise sur le glacier (ce qu'il en reste...) ce matin, par une température de -22° . La caillante !!!

Je suis très content car mon niveau de ski s'améliore de plus en plus. Pour la saison prochaine, il me faudra songer à m'acheter un matériel plus adapté à ce niveau.

D'autres images suivront plus tard....


Jacqueline - Traité constitutionnel bis !

Voici le message que j'adresse aujourd'hui au PS :


Ainsi donc, en dépit du refus des Françaises et des Français concernant le traité constitutionnel, ce même traité sera voté par l'Assemblée... Comptez-vous en débattre au PS ? Avez-vous au moins une réflexion à ce sujet ? Je ne vous entends plus chez Camarades. A part la cacophonie, fort irritante pour mes oreilles citoyennes, votre musique, discrète pour le moins, s'apparente au souffle d'un mourant....
Allez-vous redresser la tête ? Affirmer les valeurs de notre pays : liberté, égalité, fraternité ?
Vous serez probablement sanctionnés une nouvelle fois dans les urnes, hélas pour toutes celles et tous ceux qui avaient placé leur confiance dans le parti socialiste.

Et puisqu'il m'est donné de vous écrire, je dois aussi vous dire que les fuites à droite, si elles m'ont affligée, ne m'ont pas étonnée...
"La puce du doge avait tout prévu et, cependant, ne quittait pas la barbe de son maître. Quand frappèrent les poignards, elle sauta simplement dans la barbe du nouveau doge et s'installa parmi cette broussaille avec la force de la tradition".
Bon séjour donc aux Kouchner, Besson et autres fripons qui mangent dans toutes les gamelles !

Bonnes fêtes de fin d'année à tous chers camarades.

lundi 17 décembre 2007

Jacqueline - Memona Hintermann, grand reporter à France 3 – l’Elegance d’un journalisme


Grand reporter à France 3, Memona est indignée par la visite du Colonel Kadhafi en France. Son indignation est d’autant plus vive que la journaliste a été victime d’une tentative de viol de Mouammar Kadhafi lors d’un reportage en Libye en 1984. Elle l'a raconté lundi sur Canal + :

Question : Aviez-vous déjà parlé de cet événement avant cette semaine ?
J’en ai déjà parlé au détour d’une conversation, en étant le moins explicite, lorsque Marc Olivier Fogiel m’avait invité à On ne peut pas plaire à tout le monde en 2003. J’ai fait un livre cette année sur mon itinéraire mais je n’en parle pas car ça n’a rien à voir avec ma profession et c’est un élément que j’ai mis entre parenthèse dans ma vie. On ne ressort pas indemne de ce genre de rencontre. Samedi midi, il n’y avait personne d’autre à la rédaction pour le sujet sur Kadhafi. J’ai donc dû le faire. Je l’ai fait en me pinçant le nez. Quand je vois ce type, je le revois devant moi me menaçant de me flinguer. J’en parle aujourd’hui, car pour moi l’idée que Kadhafi puisse resurgir comme ça en étant porté aux nues par la République, c’était absolument inimaginable.

Question : Reparler de cet événement maintenant, est-ce votre manière à vous de montrer votre indignation ?
Absolument, car là je trouve qu’on va trop loin. Quand Nicolas Sarkozy nous dit qu’il est devenu un personnage fréquentable, je me dis qu’ils se mettent le doigt dans l’œil. L'interwiew de France 2 est éclairante. Ou il dit la vérité, et dans ce cas, on a la faiblesse de croire à toutes les hypocrisies des rencontres diplomatiques. Mais qu’un chef d’Etat vienne nous dire qu’ils n’ont pas parlé des droits de l’homme alors que le président de la République nous dit que si, il y a quelque chose qui cloche…

Question : Quel genre de personnage est Kadhafi selon vous ?
Il n’a pas changé. S’il a juste changé de fusil d’épaule, c’est parce qu’en 2003 les Américains ont décidé d’envahir l’Irak. La Libye s'est sentie menacée. Sur les armes de destruction massive, il a dit «je les rends», «je coopère». Mais il ne coopère pas du tout. C’est un type qu’on a pris la main dans le sac, il savait qu’il allait être coffré, pour parler le langage du voyou. Et il a trouvé le moyen de s’en sortir, de se sauver. Il a été plus malin que Saddam Hussein. Point. Je ne suis pas quelqu’un d’irréaliste. Je sais qu’il faut hélas parler avec des gens qui n’ont pas le même degré de moral élémentaire que nous. Mais ce n’est pas la peine d’avoir le déshonneur en plus, de le recevoir comme ça. Il y a les Nations-Unies pour ça. Il est là car c'était donnant-donnant pour avoir la libération des infirmières. Et les contrats qu’il signe sont des chiffons de papiers. On n’est même pas sûr de les avoir en plus. C’est vous dire s’il nous aura bien roulé. Mais, c’est bien fait.

Question : Est-ce difficile, en tant que journaliste de télévision, de prendre position comme vous le faites ?
C’est très difficile et très dangereux. Vous savez très bien quelles sont les relations entre l’Elysée et l’audiovisuel en France. Et pas que dans l’audiovisuel public. Mais je ne vais pas être lâche. Après tout, c’est le président de la République, il est chargé de me protéger aussi. Et il savait ce qui s’était passé. Tout est documenté au Quai d’Orsay car ils avaient envoyé à l’époque un consul me récupérer à mon hôtel pour m’emmener à l’aéroport de Tripoli. Cette histoire n’était pas connue du grand public, mais certainement de ces milieux-là.

Question : Avant de prendre parole, en avez-vous parlé à votre rédaction ?Non. Je me suis mise en congé cette semaine pour échapper à l’obligation de devoir traiter cet événement. De toute façon la rédaction avait très clairement décidé qu’il fallait m’épargner. Mais il est vrai que jusqu’à présent, je n’ai reçu aucun appel de la rédaction.

mardi 11 décembre 2007

Johann - Joyeux Anniversaire!

Je t'embrasse très très fort ma chère et tendre Maman adorée.
Bon anniversaire. Johann

Johann - Ca promet!!!

Un ami skipasseur a eu la gentillesse de nous envoyer cette photo de l'Alpe d'Huez prise mercredi dernier.
Il faut savoir qu'il n'arrête pas de neiger depuis dimanche et que les sites Internet annoncent bien plus d'un mètre de blanche!!

Nous arriverons, avec mon pote Jean-Guy dès le jeudi sous le soleil et le froid selon les dernières prévisions.

La semaine s'annonce exceptionnelle!!!

vendredi 7 décembre 2007

Jacqueline - Pour la nature, un achat citoyen

Première machine à laver à électrolyse,le Haier WasH2O peut laver le linge sans détergeant
WasH2O inaugure l’ère des lave-linge bi-mode qui permettent de préserver l’environnement en proposant, à côté des programmes de lavage classique avec lessive, un procédé de lavage sans détergent.
De l'eau, rien que de l'eau ! Il suffit de sélectionner cette fonction sur le panneau de commande électronique puis de choisir un cycle de lavage parmi les 11 programmes proposés sur l'écran LCD.Le secret du WasH2O c'est l'électrolyse. En mode sans détergeant il électrolyse l'eau. Les salissures du linge sont attirées et retenues par les ions OH-. Le linge est stérilisé par les ions H+ Dans ce mode, le linge peut être lavé indifféremment à froid ou à chaud (jusqu’à 90°C).
Marque : Haier (Chine)Prix conseillé : 699 € (prévision au 12/06/2007, ce produit ne devant être disponible qu'à l'automne, une fois les tests d'homologation achevés.)
Fabricant :Haier Europe Branch France57 Boulevard de la Rèpublique
78400 ChatouTél. : 01 30 53 40 58

mailto:58het_france@haiereurope.com

Classed'efficacité de l'appareil : AAB (énergie, lavage, essorage)

Consommation électrique : 1,14 KW

Consommation d’eau : 54 l

Onze programmes de lavages sont disponibles dont : - Sport (Cycle de 25 mn : lavage, rinçage, essorage)- Laine / Cachemire- Soie- Normal / Synthétique- Intensif
Capacité de lavage : 6 kg

Température de lavage : de froid à 90°

Départ différé de 1h à 24h

Touche « Eco Time » : ajuste temps de lavage et consommation d’eau selon la quantité de linge.

Vitesse d’essorage : 1200 t/mn

Traitement antimoisissure du caoutchouc d’étanchéité du hublot

Système antidégâts des eaux

Dimensions H x L x P (cm) : 85 x 59,5 x 60

Dimension / ouverture du hublot de chargement : 32 cm / 180°

mardi 4 décembre 2007

Johann - Premières neiges

Lundi, Il a beaucoup neigé dans les Alpes.

Etant présent dans le Chablais, et précisemment à Evian, j'ai un magnifique panorama sur les montagnes désormais enneigées du Jura, de Suisses et la dent d'Oche.

Nous avons décidé, avec jean-Guy, de monter à la station de Bernex à 15 kilomètres de la station thermale.
J'ai pris mes skis, bien décidé à faire glisser mes planches sur les fraîches nappes blanches.
Bien entendu, la station n'est pas encore ouverte et il faut bien dire que l'enneigement est fort timide à 1100 mètres. La magie des photos, c'est que l'on peut donner l'impression que je suis sur des pistes gâvées de neige. Ce n'est qu'une agréable illusion!
J'en profite pour rendre hommage à ceux qui montent aux premières chutes avec les peaux et qui nous offrent de si belles images.

Pour autant, je ne peux me résoudre à vous cacher les photos de cette petite virée qui, je dois le dire, mettent la poudreuse à la bouche, quinze jours avant notre session à l'Alpes d'Huez.

Pour terminer cette ballade, nous avons pris quelques clichés sur les bords du lac au soleil couchant.
Jean est décidemment mon photographe officiel! ;-)

j'ai hâte de passer aux choses sérieuses!!

samedi 1 décembre 2007

Johann - Libérez Ingrid!



Voilà déjà près de 5 ans qu'Ingrid Betancourt est retenue dans la jungle colombienne. Nous en avions déjà parlé sur ce blog.
Depuis trois ans, nous n'avions pas la certitude qu'elle était toujours en vie.
Sa famille a donc recu une lettre de 12 pages ainsi que cette vidéo (ci-dessus) où Ingrid semble abattue et ne parle pas.
Dans sa lettre elle exprime sa solitude et sa fatigue physique. Elle s'adresse beaucoup à sa famille dont elle obtient des nouvelles quasi quotidiennes grâce à une radio.

Il est plus que temps que la France aille sortir Ingrid de cet enfer. Cela n'a que trop duré.
Pas facile avec cet abruti d'Uribe (président colombien).

Surtout ne l'oublions pas!

http://www.ingridbetancourt-idf.com/base/article.php3?id_article=382

vendredi 30 novembre 2007

Jacqueline - Boucherie chevaline !

Vous les trouvez beaux ces chevaux ?
Moi aussi !
En face de chez moi, trois chevaux de traits paraissaient en transit dans le sas de la prairie. J'en fus étonnée car cette parcelle est vouée au béton.
Une femme pénètre dans le champs, je la rejoins, l'interpelle pour lui demander s'ils lui appartiennent, elle acquiesse, et ajoute que ces braves bêtes mangent beaucoup de foin ! Forcément, fus-je tentée de lui rétorquer.
Et elle ajoute que ces équidés sont en transit pour une autre prairie. Je suis soulagée.
Sur les 15 h 30, un immense camion stoppe devant chez moi. Mon coeur saute dans ma poitrine, j'ai compris... J'étais du côté opposé de la route mais des hennissements de terreur me parviennent, je ne puis m'empêcher d'aller voir ce qui se passe.
Les bêtes, sentant se refermer le piège, tentent de s'échapper. Les coups de bâtons pleuvent... et pleuvent encore !
J'interpelle les maquignons, qui font semblant de ne pas entendre.
Un cheval s'échappe.
Les tortionnaires parviennent à s'en saisir et là, c'est la curée !!!! L'animal pousse de hurlements de douleur....
Je m'approche des quatre hommes, notre échange, bref et violent, les fait ricaner, m'insulter...
Si chaque mangeur de steak, de cheval, de boeuf pouvait lire la terreur, la panique dans les yeux de ces pauvres animaux, entendre leurs cris, les pleurs des agneaux que l'on égorgent, gageons qu'il cesserait de se nourrir de viande.
Ce soir, il est 16 h 22, je pleure.

jeudi 29 novembre 2007

Johann - Le petit train s'en va.

Aujourd'hui je voudrais rendre un court mais vibrant hommage à Fred Chichin du groupe les Rita Mitsouko.
Guitariste du groupe de légende, Fred avait 53 ans seulement. Il est mort d'un cancer foudroyant.
Le groupe était encore en tournée ces dernière semaines. Néanmoins, à l'Olympia, Catherine Ringer chante seule.
Ce groupe a bercé mon enfance et son talent a marqué toute une génération.
Quelle tristesse...
Mais le son et les vidéos sont resteront bien ancrés dans mes différents lecteurs. Et je m'éclaterais encore bien des heures en écoutant les accords de Fred.
Salut l'artiste!

mercredi 28 novembre 2007

Johann - Premiers jours de liberté

Voici quelques photos de la deuxième journée passé en présence de ma Maman. Hier nous avons bien galopé!
Les photos sont tirés du jardin et du Zoo du jardin des plantes de Paris. Nous n'avons pas vu d'ours bien que nous ayons appris que les pandas font partis des ursidés...

Panthère de Chine, orang-outan et aras sont ceux que je vous présente.
Jacqueline repart dès demain pour le terrier familial!

dimanche 25 novembre 2007

Johann - Adieu Martine!

Martine est une série de livres illustrés pour enfants publiée depuis 1954. Les auteurs, sont Gilbert Delahaye puis Jean-Louis Marlier. Marcel Marlier, le père de Jean-Louis Marlier, en est l'illustrateur. Chaque volume de Martine présente une activité : ainsi, Martine va à la mer, à la montagne, à la ferme, au cirque, au zoo ; elle fait la cuisine, de la voile, de l'équitation, de la danse, du théâtre, etc.

Cette épopée des collection Casterman a fait l'objet d'un énorme Buzz sur Internet. Il y a trois semaines on parlait du "Martine cover generator", le désormais fameux générateur permettant de créer des parodies de couvertures de la série Martine. Le succès a été phénoménal et, partout sur la toile, on peut désormais voir les détournements des illustrations de la petite fille collant plus ou moins à l'actualité et à l'humour potache.


L’expérience aura duré exactement un mois, de son lancement le 18 octobre à sa fermeture, hier, dimanche 18 novembre. Un mois de buzz sur le net, puis dans tous les médias, qui éclipsa tous les précédents par son ampleur et sa durée. Et, un mois avant que Casterman contacte les responsables du site pour demander sa fermeture. Dommage...


C'est pour rendre donc un dernier hommage que je publie ces quelques couvertures glânées sur le site Skipass (http://www.skipass.com/ ).

samedi 24 novembre 2007

Johann - Ma vie, ma loose (mais ça va s'arranger!)

Cela fait un bon moment que je n’ai écrit sur mon blog. Il faut dire que j’ai eu l’esprit tout accaparé depuis septembre.
Je devais donc réaliser mon transfert définitif de Paris à Evian, en Haute-Savoie. Dès septembre, pour ce faire, j’ai enchaîné les descentes sur place logeant chez Jean-Guy qui semblait bien heureux de mon éventuelle présence à ses côtés. (photo; Chez Jean-Guy en septembre)
Après quelques distributions de CV je fus contacté par le plus gros employeur de la place ; L’Evian Hôtel Resort. Les ressources humaines de ce groupe (appartenant à Danone)m’envoyèrent passer un entretien dans un restaurant nommé le Liberté pour un poste de Chef de Rang. La paye ? Une misère, mais j’ai supposé que c’était le prix à accorder à ses rêves.
Ainsi début octobre, je rencontrai le responsable de ce restaurant visiblement ravi de mon CV. L’embauche semblait dès lors une formalité.
Aussi je commence à lancer toute la machine ; je cherche un appartement à Evian et donne ma démission au Congrès.
Pourtant, le responsable des ressources humaines du groupe me rappelle et me propose de passer un second entretien en vu d’éventuellement me faire travailler au Royal (un palace) arguant que mon CV est trop bien pour une simple brasserie telle que le Liberté. Admettons.
Ainsi fin octobre, après avoir trouvé un ravissant appartement abordable en face du lac, je passe 1 heure 45 d’entretien devant le responsable RH et le second Maître d’Hôtel. J’apprends au cours de notre conversation que la précédente proposition sur le Liberté n’est plus valable sous prétexte de ne pas mettre deux postes en concurrence au sein du même groupe. (Là, je commence à ticquer).
Bref, neuf jours après, un message sur mon répondeur m’indique que ma candidature n’est pas retenue considérant de mon inexpérience en gastronomie étoilée. Je rêve ! Il suffisait pourtant de lire mon CV !!
Adieu veaux, vaches, cochons…
Obliger de tout annuler, pour un peu je perdais presque mon appartement parisien que j’avais déjà attribué à quelqu’un. Heureusement que ma mère m’a aidé car à ce moment du récit, j’étais un peu…. Blasé (euphémisme !) !
Et pourtant ce n’est pas fini…
J’informe mon patron que ma délocalisation est tombé à l’eau et lui propose verbalement d’annuler ma démission. Par la voix de la sous-directrice (le lâche) il m’a donc signifié que m’a présence n’était plus souhaité.
Voilà donc où j’en suis…

Demain mon contrat se termine officiellement. Je n’irai pas.
Je vais profiter de toutes ces péripéties pour faire un point sur ma situation et me reposer.
Je retrouverai donc du travail début janvier, le temps pour moi de me ressourcer (sic !) et de passer du temps avec mes proches.

Comme l’on dit, à toute chose malheur est bon.

A très bientôt, désormais.

dimanche 21 octobre 2007

Jacqueline - Mettez du sang dans votre moteur !


On ne peut que le répéter : l'objectif des entreprises capitalistes n'est pas de produire des aliments, des carburants végétaux ou de l'information, il est de produire de l'argent, des bénéfices.
Nous assistons, avec la folie des carburants végétaux, à une terrifiante et ultime (peut-être) concentration des grands capitaux entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des états.
S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux. Pierre Rabhi, dans le manifeste qu'il vient de rédiger pour fédérer un comité de soutien autour de Kokopelli, évoque un "tsunami alimentaire". Avec 36 000 personnes "décédant" de faim (donc de manque de nourriture, nous sommes d'accord) tous les jours, la planète Terre confirme son état de famine. Après avoir oeuvré, pendant des dizaines d'années, à transformer cette belle planète en poubelle agricole et industrielle, le Capital, mû par une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, en toutes directions, le spectre des bouleversements climatiques (toujours avec la complicité des états et de certains medias complaisants). Que nous propose-t-il dans sa grande mansuétude ? Une solution qui va sauver la planète: les carburants verts. Grâce à une vaste campagne de narcose collective, le grand Capital accumule des dividendes, se donne une image verte, se concentre encore un peu plus et rigole !
Si la situation n'était pas aussi tragique et les hommes pathétiques, tiens, je rigolerais aussi....

samedi 20 octobre 2007

jacqueline - Régime spécieux

Le gouvernement et la toute-puissance médiatique opposent sans vergogne préretraités et chômeurs, Rmistes et smicards, privé et public, ouvriers et paysans. Ainsi, les injustices les plus insupportables se situeraient entre pauvres et plus ou moins pauvres, entre couches moyennes et couches plus ou moins moyennes, l'objectif étant le nivellement par le bas... Du fossé qui se creuse entre un minorité de privilégiés et la majorité de la population, il n'est jamais question ! Le débat n'est pas là : il serait d'ailleurs bien trop risqué.

Nous serons, dans quelques décennies, huit milliards d'êtres humains, voire plus. Et il faudra bien que chacun mange, se soigne, s'éduque, se cultive. A défaut de cela, ce qui menace, c'est le chaos social, économique, écologique et militaire.
Tels sont les enjeux des années à venir. Ils impliquent des réformes radicales dans tous les domaines, dans notre mode de vie et donc notre mode de développement, et une transformation des institutions internationales. Tout cela, les élites sérieuses du Nord et du Sud le prêchent, souvent dans le désert.

Montrer du doigt l'agent Edf Gdf, le conducteur de train, les fonctionnaires, comme les responsables, comme la cause des déficits sociaux en France est d'un minable absolu. Les défis qui se préentent aux générations à venir sont de tout autre nature. Partage des richesses, maîtrise des énergies et accessibilité pour tous, nouveaux types de éveloppement ne remettant pas en cause les équilibres environnementaux fondamentaux sont assurément les grands chantiers du 21ème siècle. Ce n'est pas en aiguisant des jalousies de comptoir que l'on abordera sérieusement les questions vitales.

D'autres ont choisi que sur cette panète une caste de privilégiés règne sur une masse de population qu'il convient de diviser sur des bases sociales, ethniques ou religieuses. Ne tombons pas dans ce piège fatal. Ce monde a besoin d'une révolution solidaire.

mercredi 10 octobre 2007

jacqueline - Oui

Nos mains et nos coeurs ont tremblé si fort que nous ne nous sommes pas lâché la main...
Sur cette seconde photo, nos trois garçons, lesquels ont fait assaut de tendresse, d'attention et de complicité à notre égard. Ce mariage est une nouvelle étape sur un parcours riche de tendresse et d'amour partagées, de rencontres, d'embûches aussi.


Merci à nos garçons, notre famille, nos amis, au choeur Lesqueren de Pontchâteau, qui a donné un récital dans l'église, merci également à nos voisins, à Frédérique et Jean-Michel, qui nous ont prêté la main afin que cette journée se déroule harmonieusement.





Longtemps encore, nous parlerons de ce moment où nous avons dit "oui". Quoi qu'il arrive, et surtout dans l'adversité, nous nous sommes promis de ne jamais baisser la grand'voile...




vendredi 28 septembre 2007

jacqueline - Demain, nous nous marions !


Aux esprits chagrins qui se poseraient encore des questions sur le pourquoi de cette décision, je répondrais : nous nous marions par amour !
Eh oui ! Après 37 ans de vie commune et à ce point de notre parcours, c'est vrai, nous sommes labourés de partout, mais nous avons aussi vu les plus beaux paysages, les cieux les plus étoilés, nous avons partagé rires et silences, nous avons écrit sur la peau du coeur de l'autre avec délicatesse...
Après une incroyable traversée, et sans jamais avoir replié nos voiles, nous "revenons d'amour" auprès de nos amis et de nos enfants, lesquels nous attendent au port !
Demain, samedi 29 septembre 2007 à 17 heures, que dirais-je à Michel ?
Je lui dirai le ciel d’été aux cheveux de laine, les aurores bleutées et les nuits spasmodiques, je lui dirai le souffle de mes lèvres sur le ventre du vent. Quoi encore ? Je lui dirai que dans l'adversité, jamais je ne lui lâcherai la main !
A moins que je ne dise rien... il se pourrait que les mots n'atteignent pas mes fonds marins... parce que mon coeur, nos coeurs, sont à taille de l'océan !

dimanche 23 septembre 2007

Johann - Quelle tristesse!!

Quelle claque s'est donc prise la gauche lors des dernières élections. Le choix des citoyens me direz-vous; Rien de plus, rien de moins.
Pourtant, quatre mois après l'élection du nouveau "grand" homme de la France, force est de constater que Sarkozy a bouleversé les frontières ultra codifiées de la vie politique.

Nous passerons sur son omniprésence dans les médias dont ce blog a toujours souhaité se défaire, faisant moi-même preuve de sarkophobie. Mais il faut bien avouer que son recrutement de personnalités de "gauche" a semé le trouble chez ses opposants.
Certes, une défaite n'est jamais facile, particulièrement dans les conditions de l'élection où le choix d'un projet de société semblait assez clairement posé face au candidat de la droite qui, même habilement, n'a pas fait mystère de ses visions très libérales de la société.

L'on parle désormais d'une gauche hagarde, en proie au doute. Soit! Mais il semble bien qu'elle ne fait rien pour arranger les choses...
Je ne parlerai pas de la gauche de la gauche, incapable, semble-t-il, de s'unir pour le bien commun sous les querelles de clochers pathétiques. Je cible donc tout particulièrement le parti socialiste.

Combien de livres "socialistes" sont donc sortis depuis la défaite? A foison depuis quelques semaines pour déblatérer allègrement (!) sur celle qui a menée la bataille. Est-ce fort constructif pour l'avenir politique de ce courant? L’on en doute fort. On doute pour autant bien moins de l'opportunité pécuniaire à sortir des brûlots-règlements de compte sur la campagne.

Le plus pathétique est donc atteint avec le livre de Lionel Jospin "l'Impasse".
Cet opus est une charge féroce à l'encontre de Royal avec des extraits savoureux que les "connards de Libé"(sic) ont sortis avant la parution;

"La raison fondamentale de l'échec de Ségolène Royal réside en elle-même. Il tient à sa personnalité. Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques." ou encore traitant l'ex-candidate "d'illusion", "la moins capable de gagner" etc....

Si j'ai lu le livre? Non. Ce qui m'irrite au plus au point, c'est ce qu'apprend le peuple, tout comme moi, des écrits d'un ex-premier ministre socialiste à travers la presse. Quelle image de la gauche actuellement!!
Lionel Jospin a été le premier a réclamer le devoir d'inventaire de l'ère Mitterrand; Que ne l'a-t-il pas fait pour lui-même! Partir, dans son cas, était une évidence, surtout après les conditions de son (deuxième!) échec. Mais avec son pamphlet de vieil homme aigri, il ne se contente pas de salir les combats qu'il n'a pas menés; Il compromet également l'avenir des chances de la gauche dont une des personnalités les plus prometteuse est un de ses "ami", Bertrand Delanoë.

Finalement, Il me semble que L'UMP mérite bien son triomphe face à cette gauche qui est vraiment devenue imbécile.
Quelle tristesse....

mercredi 19 septembre 2007

Johann - Si proche, si loin....




Et hop! Quelques petites photos de mon précédent week-end à Evian.
Le temps était de la partie mais le vent faisait de belles vagues sur le lac et m'a empêché de me baigner (outre la température polaire!).
Il reste quelques beaux clichés!






jeudi 6 septembre 2007

Jacqueline - La fable du corbeau et du renard ! Pour une terre humaine...


Le Grenelle de l'Environnement !
Par les temps qui courent il est fréquent, chez les écologistes français, de s'extasier sur la prestation de Nicolas Hulot au cours de la dernière campagne présidentielle, et sur l'ouverture remarquable que constituerait la proposition d'un « Grenelle de l'Environnement ». C'est comme si un nouveau vent d'espoir soufflait enfin...
Les questions d'environnement n'étant pas limitées au territoire français, il serait cependant utile de resituer ces initiatives dans le cadre des accords internationaux et des décisions communautaires, qui déterminent, plus que le contexte national, les décisions relatives à l'environnement. Peut être ainsi comprendrait-t-on mieux quels sont les enjeux, et le sens, de cet intérêt soudain des autorités françaises pour l'environnement.
1°) Le Grenelle de l'Environnement n'est que la déclinaison, au niveau français, d'une évolution générale vers la prise en mains par le business international des questions écologiques.
La mode est au business vert. Depuis que Kofi Annan a lançé en 2000 le « Millenium Ecosystem Assessment », dont l'étude s'est étendue sur la période 2001-2005, et a fait intervenir 1360 experts mondiaux, les initiatives du business international dans le développement durable n'ont cessé de se multiplier.
L'idée générale qui sous-tend ces initiatives est que :
- d'une part des écosystèmes dégradés pourraient nuire à la liberté d 'entreprendre et à la réputation des multinationales,
- et que, d'autre part, le développement durable constitue une source de croissance et de profits pour ces mêmes entreprises. Comme le dit tout crûment le Medef : « Le développement durable constitue un moteur de croissance » !!... Fallait oser, Bouffi !!!!!
Il est donc devenu important, aux yeux des « business leaders » de se préoccuper de ces questions. Et pas seulement de s'en préoccuper, mais d'en prendre le leadership. Comme le dit le WBCSD ( World Business Council for Sustainable Development ) il faut « travailler sur des solutions dirigées par le business ». C'est ainsi que tout récemment, à Genève, le 6 Juillet dernier, les « business leaders » de 153 des plus grandes multinationales ont proposé des mesures pour s'attaquer aux questions climatiques, dans le cadre du programme « Global Compact » des Nations Unies.
Il faut bien voir qu'il s'agit là d'un mouvement mondial très puissant, et que ce mouvement, initié par le business, structure actuellement l'ensemble des initiatives et réflexions nationales en matière de développement durable. La commission européenne s'est elle même alignée : dans sa « stratégie en faveur du développement durable » qu'elle a élaboré à la suite du Conseil européen de Göteborg en 2001, elle précise bien qu'elle ne fait que reprendre les objectifs du « Millenium Assessment »...
Et ce qu'elle nous prépare actuellement, à la suite du Conseil européen du 8 Mars 2007, dans le cadre des « lignes directrices pour les aides d'Etat dans le domaine de l'environnement », est la porte grande ouverte à des initiatives nationales visant à subventionner les entreprises dans ce domaine ( document CEE du 10 Mai 2007 ).
La France, logiquement, s'aligne : il s'agit de s'attaquer aux questions environnementales avec le business, en partenariat avec lui, avec des solutions proposées par lui, et en le subventionnant pour ce faire.
D'où la montée en puissance de personnages qui incarnent cette tendance, comme Nicolas Hulot et sa fondation.
D'où le soudain intérêt du gouvernement actuel pour le développement durable, et l'initiative subséquente du Grenelle de l'Environnement.
On notera au passage le « timing » remarquable de cette opération : publication du document CEE ci dessus le 10 Mai, annonce du Grenelle de l'Environnement le 19 Mai, convocation des associations à l'Elysée le 21 Mai. Simple coïncidence ? On peut en douter ...
2°) de ce fait, le Grenelle de l'Environnement risque de n'être qu'un marché de dupes, malgré la bonne volonté apparente des uns et des autres
Compte tenu du contexte décrit ci dessus, on peut penser en effet :
- que tout ce montage ne sert en réalité qu'à accréditer et préparer des mesures de subventionnement du business
- que de ce fait aucun débat réel ne pourra avoir lieu sur des questions qui pourraient fâcher le business et entraver sa sacro sainte « liberté d'entreprendre » : nucléaire, téléphonie mobile, OGM, aggression publicitaire, décroissance, nanotechnologies, toxiques chimiques, etc. Par contre on parlera volontiers de compétitivité et d'emploi, de production et de consommation.... sujets qui, eux, ne fâchent pas. Et bien sûr le vilain mot de « pollution » sera soigneusement évité....
- qu'aucune décision effective ne sera prise, qui remettrait en cause des « opportunités de croissance » pour le business, et que par contre les seules décisions qui seront prises seront celles qui auront trait à de nouveaux débouchés pour les entreprises.
Dès lors on comprend mal l'enthousiasme des associations écologistes : est ce pure naïveté du corbeau manipulé par le renard, ou plus prosaïquement arrière-pensées concernant de futures subventions éventuelles ?
3°) mais alors qu'aurait il fallu faire pour que cette « ouverture » ne soit pas une immense déception ?
Pour nous le rôle de l'Etat – en l'occurence – devrait être de faciliter le débat et l'arbitrage entre des « parties prenantes » aux intérêts contradictoires, comme c'est le cas en matière d'environnement, où les intérêts des industriels et ceux des écologistes ne sont manifestement pas convergents, quoi que l'on essaye de nous faire croire le contraire.
Pour cela organiser un débat est un bon début. Encore faudrait il :
- que ce débat se fasse de façon équilibrée entre parties réellement représentatives des intérêts en présence, ce qui est loin d'être le cas,
- et que ce débat débouche sur des décisions et des arbitrages effectifs, pris de façon démocratique.
a) la représentativité des participants au Grenelle de l'Environnement devrait être plus équilibrée.
La majorité des participants à ces réunions ne sont pas représentatifs du mouvement écologiste :
1. les syndicats : Alain Lipietz sur son blog s'est déjà légitimement demandé ce que le collège des salariés venait faire dans ces réunions, alors que l'on sait bien que « la plupart des syndicats se sont tournés, au cours du 20ème siècle, vers une ligne consumériste et productiviste », et de rappeler la position pro nucléaire de la CGT....Serait ce une maneuvre de plus pour affaiblir la position écologiste ?
2. les « personnalités associées » : on se demande parfois ce que viennent faire dans ces réunions certaines personnalités nommées par l'Etat, dont il semble que la compétence environnementale soit bien faible, et dont la légitimité repose principalement sur leurs titres de « Président » ou de « Directeur » de différentes institutions, ou sur leur surface médiatique. A moins que le but de ces nominations soit de rendre encore un peu plus minoritaire la voix des écologistes dans les groupes de travail ?
3. Les écologistes eux-mêmes : ceux qui ont été choisis ne sont guère représentatifs de l'ensemble du mouvement de défense de l'environnement:
- certes il y a les « incontournables » qu'il aurait été vraiment trop voyant de ne pas inviter ( FNE, WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre...)
- mais que dire de l'omniprésence de la Fondation Nicolas Hulot ? Quelle légitimité écologiste peut on accorder à une organisation dont le logo d'EDF figure sur la page d'accueil de son site, et dont les références ( liens web ) sont ONYX et SITA en matière de déchets ( à l'exclusion du CNIID ), ou le GNIS et l'INRA en matière de biodiversité ( à l'exclusion de Kokopelli ou du Réseau Semences Paysannes ) ?
- et que dire de la représentativité de l'Alliance pour la Planète elle même ? Ce regroupement de 79 associations écologistes, très actif dans la préparation du Grenelle de l'Environnement, a certes des positions intéressantes, notamment ses demandes de moratoire sur les OGM, les incinérateurs, les autoroutes et le nucléaire. Mais elle ne représente absolument pas la palette des idées écologistes. Ainsi n'en font pas partie, et ne sont pas représentés à la table des négociations :
* les plus actives associations de défense des animaux comme l'ASPAS, la PMAF, One Voice, le RAC, l'AFIPA, la SPA, etc
* les plus actives associations anti nucléaires comme le Réseau Sortir du Nucléaire, Bure Zone Libre, le CRIIRAD, etc
* les plus actives associations dénonçant les dangers de la téléphonie mobile, comme Robin des Toits, Priartem, le CRIIREM, Next-Up, etc
* la seule association française qui se préoccupe des nanotechnologies : Pièces et Main d'Oeuvre
* les principaux représentants du courant de pensée de la décroissance, comme Casseurs de Pub, l'IEESDS, Recherche et Décroissance, etc
* certaines des associations les plus actives en matière d'OGM comme Inf'Ogm, Ogm Dangers, les collectifs de faucheurs, etc
Pour assurer la – nécessaire - représentativité des parties prenantes d'un tel débat il aurait fallu :
- couvrir dans les groupes de travail l'ensemble des champs de l 'écologie, et non en éliminer les sujets les plus sensibles,
- inviter à participer aux débats toutes les associations importantes concernées : comment peut on débattre de nucléaire hors la présence du Réseau Sortir du Nucléaire, ou de biodiversité hors la présence du Réseau Semences Paysannes, pour ne prendre que ces deux exemples ?
Sans doute faudrait il aussi mener une réflexion ( car il n'y a pas de réponse evidente à cette question ) sur la notion de représentativité des associations écologistes : contrairement aux syndicats ouvriers, ou aux syndicats agricoles, dont on peut mesurer la représentativité lors des élections professionnelles, il n'y a pas de notion électorale dans le domaine des associations écologistes. Dès lors comment affirmer que FNE est plus ( ou moins ) représentative que Greenpeace ou que l'Alliance pour la Planète : par la présence médiatique ? par le nombre d'adhérents ? quel critère objectif utiliser ? Si des débats comme le Grenelle de l'Environnement devaient se renouveler, il est certain qu'une réflexion sur ce point serait utile ...
b) il serait nécessaire également que des décisions effectives soient prises en aval des réunions, d'une façon démocratique
Quels sont les enjeux du Grenelle de l'Environnement ? Quelles décisions seront prises, ou anullées, ou remises en question, à l'issue de ces débats ? Comment ces décisions seront elles prises et par qui ? Nul ne le sait, et l'on peut craindre, pour les raisons évoquées plus haut, qu'en réalité aucune décision ne soit prise, qui remettrait en question des intérêts industriels.
Si le Grenelle de l'Environnement est conduit de telle sorte qu'il ne débouche que sur des déclarations de principe consensuelles, ou sur des décisions de subventionnement du business, c'est sûr qu'il n'y aura pas lieu à arbitrages. Il semble bien malheureusement que ce soit l'orientation prise, et ceci avec l'accord tacite des écolgistes eux mêmes ...
Mais s'il était conduit – comme ce serait souhaitable – d'une façon qui amène à formuler clairement les points d'opposition entre les parties prenantes, alors il y aurait matière à arbitrages. Et c'est sans doute ce que souhaite éviter le gouvernement : se retrouver dans la situation où il devrait faire des choix, par exemple entre partisans et opposants aux OGM ...
Ce serait pourtant cela une vraie démocratie, et un Etat qui joue son rôle.
Pour notre part nous proposerions volontiers – pour éviter à ce pauvre gouvernement d'avoir à faire des choix trop difficiles pour lui - qu'à l'issue du Grenelle de l'Environnement les points d'opposition apparus fassent l'objet d'un référendum. Pourquoi pas, par exemple, lors d'une telle consultation, poser les questions suivantes aux français :
Etes vous pour ou contre :
Un moratoire de 5 ans sur les OGM ?
Un moratoire de 5 ans sur les autoroutes ?
Un moratoire de 5 ans sur les incinérateurs ?
Un moratoire de 5 ans sur le nucléaire ?
Ce référendum pourrait être précédé d'une vraie information du public, à l'occasion d'un vrai débat largement relayé par les medias entre partisans et opposants des technologies ci dessus
Cela montrerait que l'on est encore en démocratie, et non dans une ploutocratie où le vrai pouvoir est aux mains du business, et où l'Etat est à son service.
Mais ce serait sans doute bien trop dangereux ...

lundi 3 septembre 2007

Johann - Les pirouettes d'un séïde

Nous apprenons aujourd'hui l'accord de fusion entre GDF et Suez, créant ainsi un des "géants" de l'industrie. Il aura donc fallu dix-huit mois pour que cela se fasse.
Non pas biensûr que j'y étais favorable; j'étais plutôt pour le rapprochement de GDF avec EDF, comme c'était le cas avant. Mais je pense que cette option ne coïncidait pas avec des théories libérales de notre gouvernement.

Ainsi hier je découvre avec la même gourmandise hebdomadaire (Si,si! vous allez voir, c'est justifié!) l'éditorial de l'ineffable Jacques Espérandieu dans le Journal du Dimanche qui était consacrée à notre sujet.
Cher Jacques! Je comprends que vous ayez une haute opinion de votre maître (assez pour lui avoir fait belle place à maintes reprises dans votre canard) mais ne pensez-vous pas que cela risque de se voir un peu trop un jour ou l'autre?
J'explique pour les autres;
Voilà ce qu'a écrit Jacquot de sa belle plume, parlant de la fusion et de maître Nicolas:

"Il n'y tenait visiblement pas, c'est lui qui est sur le point de la réaliser (sic!): la fusion Suez-Gaz de France n'est sans doute pas le dossier le plus chaud de la rentrée économique et sociale. Mais il est le plus significatif du pragmatisme, de la capacité d'adaptation du président de la République."

C'est tellement énorme dans un journal de cette stature qui, c'est vrai, n'a jamais renié ses opinions droitières, que s'en est presque insolent pour ceux qui ne partage pas la ligne éditoriale!
Et de continuer;

"tant pis alors si la fusion oblige à privatiser Gaz de France et donc à renier la parole de l'état qui s'était engagé en 2004, par la voix de son ministre des finances de l'époque (Nicolas Sarkozy, cqfd) à na pas descendre sous les 70% de participation dans l'entreprise gazière.
[...]
L'occasion rêvée pour le président d'imprimer sa marque. De renoncer au shéma initial, qui lui déplaisait tant, et de tenter d'en imposer un autre."

Espérandieu expliquerait-il que le renoncement à sa propre parole de Sarkozy deviendrai un fait de gloire, représentatif du label présidentiel? Aïe! Quel sens aiguë des valeurs!
Je ne suis pas certain que notre plumitif aurait-eu la même condescendance à l'égard d'un autre, ou peut-être l'habitude des écrits commandés l'a-t-il affublé d'une cécité à l'égard des renonciations et autres pirouettes des "grands du pays"?
Les médias passent leur temps à dénoncer les procès en collusions et en compromissions avec les intérêts économiques et les politiques; A tout le moins, en considérant - vertueusement - que cet éditorial n'est que l'expression d'un seul homme riche de ses choix et pensées, on ne peut s'empêcher de se poser bien des questions....

(Photo; Jacques Espérandieu)