Tandis que les deux Chambres légifèrent, les Français se dorent au soleil... C'est bien normal, me direz-vous, après une année de travail, de tension, de pollution ...
Les plus réjouis pourtant ne sont pas encore partis. Je parle bien sûr de ceux qui détricotent dans l'ombre ce que la gauche d'après guerre avait si durement acquis, gagné sur les mêmes, au profit des salariés. Ils ont la banane , je vous le dis !
Demain, quand les peaux seront débarassées du dernier grain de sable, quand les parasols et les chaises de jardins seront remisés, ils se réveilleront, ceux du privé, qui devront s'assouplir un peu plus l'échine, ceux du public, lesquels auront beau vitupérer, battre de la semelle dans les manifs, la Loi sera passée...
Et les petits ? Les sans grades ? Qu'ils continuent de se taire ou de brûler la voiture de leurs voisins de palier, ça ne changera rien à l'affaire ! Le boulevard est libre ! Regardez-les passer, les députés de droite et les félons de gauche, les banquiers, les "capitaines d'industries" , vautrés dans un luxe mal acquis, la moustache soignée, la voix toute en inflexions hypocrites, tantôt d'une onction feinte, tantôt d'une gravité absolue... Ils se pourlèchent les doigts : un gras portefeuille leur a glissé sous les manchettes, une direction leur a miraculeusement échu, pour prix de leur silence, de leur compromission...
... J'en pleurerai !
Le site consacré aux point de vue d'une petite famille. Polémiques et poésies, histoire de nos liens et de notre époque. bonne lecture à tous
vendredi 25 juillet 2008
jeudi 24 juillet 2008
Johann - Tout s'arrange!
Croyez-vous que j'ai fait rédiger un accident du travail ? Et non ! Compte tenu du contexte, j'ai continué de travailler ! Ha ! Ca ne s'est pas fait simplement mais bon, je suis vivant.
... vivant certes, mais usé. Il est grand temps que je prenne des vacances et ça n'est malheureusement pas pour demain !
Une satisfaction pourtant, et une gande : l'aménagement de mon appartement est quasiment terminé. Je dois bien dire que je suis très heureux du résultat. Il reste encore un ou deux détails à régler mais le principal est là.
Je joue encore d'un peu de mystère en ne publiant pas de photo car je voudrais réserver une surprise totale à ceux qui me visiteront, notamment à ma Maman sans qui rien de tout cela ne serait. Elle sait que c'est bien mais elle risque d'être très surprise du résultat !
Au fait, pour ma blessure, ça va bien mieux, grâce aux bandages magnifiques et à l'attention de ma collègue Chantal. je la remercie vivement.
(prises de vue de chez moi; to the left et to thr right! ca change le panorama!)
vendredi 11 juillet 2008
Jacqueline - Grandes manoeuvres à la Poste
Lettre adressée aujourd'hui vendredi 11 juillet 2008 au siège social de la poste :
A l’attention de Monsieur Jean-Claude Bailly
Monsieur Bailly,
Nous avons ouï dire mon mari et moi que votre direction envisageait de changer le statut du Groupe La Poste, d’ouvrir son capital à hauteur de 20 % et de lui faire endosser de nouveaux habits…
Courrez sans délai Monsieur aux défilés de mode ! A moins qu’à votre palette de compétences vous comptiez celle de couturier ? Quoi qu’il en soi, vous aurez à cœur de parer le mannequin de ses plus beaux atours afin d’ exciter la convoitise des carnassiers tapis dans l’ombre… nous n’en doutons pas.
Le service public ? Le personnel ? C’est le cadet de vos soucis ? Vos dents, que vous avez longues sans doute, comme ceux qui vous prêtent la main dans cette entreprise de destruction, ont si bien dépecé la bête qu’elle n’a plus que la peau sur les os ? Diantre ! Ménagez votre dentition Monsieur Bailly, un jour, vous n’aurez plus que des chicots…
Et ne prenez pas vos clients pour des demeurés ! Nous ne sommes pas dupes de vos manœuvres !
Quant à nous, modestes clients, si cette privatisation devait avoir lieu, oui, nous disons bien « privatisation », une perspective que vous déguisez fort habilement, nous quitterions séance tenante votre Etablissement. Vous en avez cure ? J’en ai connu Monsieur, des cadres de votre acabit, qui ont scié la branche sur laquelle ils étaient confortablement assis… Que croyez-vous qu’il leur arrivât ?
Nous ne saluons, Monsieur Bailly, que les gens dignes du service qu’ils sont supposés rendre à la collectivité, laquelle, je le sais, rémunère grassement ses cadres…
A l’attention de Monsieur Jean-Claude Bailly
Monsieur Bailly,
Nous avons ouï dire mon mari et moi que votre direction envisageait de changer le statut du Groupe La Poste, d’ouvrir son capital à hauteur de 20 % et de lui faire endosser de nouveaux habits…
Courrez sans délai Monsieur aux défilés de mode ! A moins qu’à votre palette de compétences vous comptiez celle de couturier ? Quoi qu’il en soi, vous aurez à cœur de parer le mannequin de ses plus beaux atours afin d’ exciter la convoitise des carnassiers tapis dans l’ombre… nous n’en doutons pas.
Le service public ? Le personnel ? C’est le cadet de vos soucis ? Vos dents, que vous avez longues sans doute, comme ceux qui vous prêtent la main dans cette entreprise de destruction, ont si bien dépecé la bête qu’elle n’a plus que la peau sur les os ? Diantre ! Ménagez votre dentition Monsieur Bailly, un jour, vous n’aurez plus que des chicots…
Et ne prenez pas vos clients pour des demeurés ! Nous ne sommes pas dupes de vos manœuvres !
Quant à nous, modestes clients, si cette privatisation devait avoir lieu, oui, nous disons bien « privatisation », une perspective que vous déguisez fort habilement, nous quitterions séance tenante votre Etablissement. Vous en avez cure ? J’en ai connu Monsieur, des cadres de votre acabit, qui ont scié la branche sur laquelle ils étaient confortablement assis… Que croyez-vous qu’il leur arrivât ?
Nous ne saluons, Monsieur Bailly, que les gens dignes du service qu’ils sont supposés rendre à la collectivité, laquelle, je le sais, rémunère grassement ses cadres…
mardi 8 juillet 2008
Johann - L'âge de pierre.
Non mais quel scandale ! Les députés en ont terminé cette nuit avec le projet de loi sur la réforme du temps de travail. Parmi les dernières dispositions adoptées, un plafond de 235 jours travaillés annuels, contre 218 actuellement, pour les salariés "autonomes" comme les cadres. Le vote solennel de la loi aura lieu cet après-midi. Bref, sauf accord d'entreprise, 17 jours de boulots en plus !!
Depuis les lois Aubry, les cadres, dont le temps de travail est difficile à comptabiliser, travaillaient au maximum 218 jours par an. Une très grande majorité d'entreprises avaient négocié des forfaits entre 200 et 210 jours. L'amendement adopté cette nuit remet tout en cause, et revient, de fait, sur les RTT des cadres. Le texte qui sera soumis au vote de l'Assemblée cet après-midi prévoit qu'à partir du 219e jour, la rémunération forfaitaire sera majorée d'au moins 10%, soit une misère. A concurrence même de penser que les salaires des cadres vont, eux, effectivement augmenter....
Le détricotage des 35 heures continue donc bel et bien et cela ne ce fait pas au bénéfice des salariés, il va sans dire. Mais qui pouvait s'attendre à ce qu'un gouvernement de droite fasse du social...?
Là, c'est très clairement le retour à l'âge de pierre avec l'ensemble des salariés qui "pourront" travailler jusqu'à 48 heures par semaine !
Que les entreprises payent déjà les heures supplémentaires !!!...
Ha ! Il a bien raison Sarko de dire que "quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit".. Déjà que quand les français se font enfiler, personne ne dit aïe!...
(Goya - Saturne dévorant ses enfants)
vendredi 4 juillet 2008
Johann - Nouvelles du front
Comment ? Mais non je ne parle pas de la libération d'Ingrind Bétancourt (L'Echo des Etoiles se félicite bien sûr de cette libération ; voir les articles écrits à ce sujet sur ce blog) , mais j'ai le plaisir de vous annoncer que depuis le 1er juillet, j'ai emménagé dans mon nouvel appartement.
Imaginez, le déménagement le plus compliqué du monde ! Même immeuble (trois étages plus haut), même proprio, mais quelle différence !
Sur une surface de 41,5 M², se distribuent un grand salon, une alcôve - coin chambre-, une grande cuisine, une grande salle de bain équipée d'une énorme baignoire (!), des toilettes séparées et un grand dressing.
J'ai peine à réaliser tant le changement a été rapide, voire brutal.
J'ai une vue superbe à 180° et une lumière !!!...
Bref, il me reste à aménager tout cela, petit à petit . Disons qu'à la fin du mois ce devrait être terminé.
Me reste à remercier, once again, Bruno, lequel m'a beaucoup aidé tant par ses efforts que par sa prodigalité et, naturellement, ma chère et incontournable mère, toujours là, au bon moment.
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