dimanche 22 août 2010

Jacqueline - Nos habitudes, bonnes ou mauvaises, nous conditionnent

C'est l'habitude de l'enfance qui fait les individus de demain : laborieux ou fainéants, sobres ou ivrognes, dépensiers ou économes, entreprenants ou timides, honnêtes ou voyous, francs ou hypocrites, soumis ou révoltés. La grande masse suit ses mauvaises habitudes comme un troupeau, et c'est pour cette raison que l'éducation et l'instruction sont d'une si haute importance.

C'est ainsi que ceux qui veulent dominer les peuples et vivre à leurs dépens cherchent d'abord à s'emparer de l'enfance, à lui donner ou la maintenir dans des habitudes qui les empêcheront, demain, de devenir libres, de réclamer leurs droits et de secouer le joug qui les opprime. Et plus ils avancent en âge, accablés de soucis, de travail et de famille, plus ces malheureux seront inféodés à ceux qui les grugent !

Toutes les mauvaises élections et plébiscites, dont nous supportons les terribles conséquences, viennent de l'ignorance du peuple ; il faut être de mauvaise foi pour soutenir le contraire et je le dis franchement, c'est un crime commis par nos gouvernants que de ne pas élever notre jeunesse au plus niveau d'instruction et de connaissance.

vendredi 20 août 2010

Jacqueline - Rumeurs

Les rumeurs dans mon village connaissent en ce moment de si belles heures qu'un jour, j'en fais le pari, elles deviendront légende... D'ordinaire colportées de bouche à oreille, elles le sont aujourd'hui de gueules à gueules. La différence ? Il n'y en a pas plus qu'entre un alligator et un crocodile. C'est, si vous me permettez, caïman la même chose ! Au fond, quand on n'a rien à dire, reste toujours la possibilité de jaboter dans le vide, ça occupe pas vrai ? Et puis, ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu...

A propos de feu, si je vous disais que l'auteur de ce bref article l'a fichu dans le conduit de sa cheminée, en plein mois d'août, le croiriez-vous ? Non ? Eh bien, c'est vrai !

mardi 17 août 2010

Johann - Comme en faire

Savez-vous reconnaître un Rom d'un "gens du voyage" (marrant, on a pas 'habitude de mettre ce terme au singulier, ça en dit long!) ? L'expression « gens du voyage » est une catégorie juridique du droit français, mise en circulation par deux décrets de 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes, qui remplaça notamment le carnet anthropométrique institué par la loi de 1912 sur les nomades par un livret de circulation. Tous sont à l'origine un peuple nomade dont les ancêtres ont quitté le nord-ouest de l'Inde au début du XIe siècle et se sont dispersés à travers l'Europe et le reste du monde. Les gens du voyage sont majoritairement français et ceux qu’on appelle Roms sont plus généralement roumains ou bulgares. Savez-vous faire une différence entre Tzigane, Gitan...?
Nicolas Sarkozy, lui, ne fait pas de différence: Il met tout dans le même sac, un peu comme on se refuse à faire le tri sélectif.
Politiquement, l'heure est au populisme de bas niveau. Je parlais déjà de ses effets d'annonce dans un précédent article. Il se moque bien si toutes ses propositions sont conformes à la constitution, il n'a de but que de faire le hâbleur et de marquer à la culotte le front national.
La loi n° 90-449 du 31 mai 1990, améliorée en 2000 oblige en théorie les communes à mettre à disposition des terrains viables d'accueil. En 2008, seules 42% d'entre elles respectaient cette obligation. Peut-être serait-on avisé de commencer par là? Ben non. Electoralement, ce n'est pas intéressant.
Il faut stigmatiser, apeurer, faire frémir dans les chaumières, discriminer, faire de certains français des étrangers.

Y'a plus drôle (si j'ose dire), c'est cette proposition de mettre en taule les parents d'un délinquant récidiviste (après leur avoir supprimé les allocs, je suppose). Le gouvernement invente la triple peine: En plus d'avoir une plaie comme gamin, on te place en situation de surendettement et on te met en cabane! Ce raisonnement est d'une telle profonde débilité et d'une réelle injustice que ça me donne la nausée.

Enfin, suite aux évènements de Grenoble, le nouveau préfet Eric Le Douaron a prit ses fonctions avec tambours et trompettes et Nicolas Sarkozy sur la photo. Les CRS ont été envoyés et les caméras étaient là, on en a arrêté un ou deux, tout est parfait.
En attendant le maire, Michel Destot rappelle que depuis 2002, trois bureaux de police nationale ont fermé puisque les effectifs ont baissé de 17%.
Depuis, les CRS sont partis éteindre d’autres incendies propagés par la vacuité du gouvernement.

Je rappelle que Nicolas Sarkozy s'occupe directement, depuis 8 ans (!!), de la sécurité intérieure et qu'il a déjà déclaré la "guerre" trois fois à la criminalité. Stop à la supercherie et au mensonge!

Il en aura fallu des contre-feux pour sauver Eric Woerth de la pitoyable pseudo vigilance des français !

dimanche 15 août 2010

Johann - Le beau séjour à Londres

Maintenant que je suis bel et bien revenu de Londres, je vais pouvoir vous faire part de mes impressions sur ce petit bout d’Angleterre.

Tout d’abord, j’ai été charmé de l’accueil général des autochtones. Mon premier ressenti a été une gentillesse et une disponibilité non-feinte. Puis, en y regardant de plus prêt, on y voit les mêmes humeurs que chez nous, et c’est peut-être bien normal. Je persiste à croire que le sens du service est plus poussé chez les rosbifs et ça reste bien agréable.



Ce qui l’est moins (agréable), c’est la présence étouffante de la voiture à Londres. Attention, ici, hors passage piéton, point de salut. L’automobiliste londonien est un véritable sauvage qui vous écrase sans vergogne. J’ai moi-même faillit y passer tant regarder du bon côté n’est pas chose évidente. Au demeurant, cela doit être à la source de bien des accidents puisque, dans tous les quartiers touristiques, les passages sont tagués avec des « LOOK RIGHT - LOOK LEFT », à l’attention des gens dont le bon sens pavlovien incite à regarder l’autre côté.



Mais quelle ville cosmopolite ! Que de couleurs ! C’est toute la puissance du Commonwealth qui scintille ! A la vérité, il y a une quantité incroyable de touristes. Par exemple, nous avons eu la chance d’assister, devant Buckingham Palace, à la relève de la Garde Royale. On a peine à imaginer une foule aussi dense, agglutinée aux grilles de sa Majesté, la tête épousant la forme des herses. Mais la foule est partout, de partout.

Cette ville est épuisante tellement elle est grande. Une simple ballade vous tire, sans s’en rendre compte, sur des kilomètres. Or, là où l’on se rend le mieux compte de l’espace est dans les innombrables parcs magnifiques qui trouent la ville (Hyde Parc, Rengent’s Parc). A côté du Mausolé de Lady Diana, simple quoique belle fontaine, une impression de grand vous étreint.
J’ai découvert des quartiers épatants tels que Soho avec Covent Garden et Chinatown, le quartier de Westminster, Camden Town avec ses rue bariolés, ses magasins bizarres, le marché de Portobello énorme et riche, la petite Venise avec ses péniches si typiques et mon gros coup de cœur pour Warwick avenue, so british ! Que de belles ballades et de découvertes à chaque coin et recoin.




Tous les clichés de cette ville vous entourent ; Les taxis si typiques, les cabines de téléphone désormais abandonnées mais toujours aussi rouges, comme le sont toujours les bus à impériale dont certains modèles anciens circulent encore. Le charme agit.


Ca agit moins au supermarché. Amis de la gastronomie, fuyez cette ville ! Vous êtes dans la Gomorrhe de la junk food et du gras. Les produits frais sont très chers avec une palme pour le poisson, quasi inabordable. Les légumes sont le plus souvent cellophanés mais beaux. A la vérité, on trouve quasiment tous les produits français dont on a besoin pour cuisiner mais l’addition est salée. Manger anglais est une expérience digne de Fear Factor pour qui a la papille sensible. Cela reste indubitablement à essayer pour qui souhaite une plongée – en apnée – au pays de l’Union Jack.


J’étais hébergé à Clapham Junction, à une station de Victoria. Un quartier animé, très classe moyenne et très bien, comme mon hôte ! Merci Olivier.
Bref, mon premier contact avec l’Angleterre a été délicieux. J’ai passé un moment extraordinaire et dépaysant. J’avais aussi le bonheur d’être avec quelqu’un que j’aime très fort et ça, ça met des couleurs sous n’importe quel ciel ! Il reste tant à voir…. J’espère y retourner bien vite !
Merci Bruno.

dimanche 1 août 2010

Johann - Plus c'est gros, plus ça passe!

Voilà déjà près de trois ans que nous subissons la politique de Nicolas Sarkozy. J’ai peine à imaginer qu’il reste tant de jours avant la fin de son mandat, comme autant d’épreuves quotidiennes à vous dégoûter de tout.

J’avais benoîtement imaginé, après son élection, résigné que j’étais, qu’il pu être un bon président pour la France. Depuis, plus que de la déception, j’exprime une profonde lassitude et une réelle crainte quand à la politique menée dans notre pays.


Lassitude d’un homme qui connait trop bien la sphère des dirigeants : Il connait toutes les techniques pour endormir le peuple, qui ne demande que ça. Parler, taper du poing sur la table, se poser ses propres questions et y répondre soi-même, réagir en permanence à chaud, dans l’émotion, se montrer, se mettre en scène, ne jamais laisser place à la contradiction ni à la critique, voilà les quelques techniques usées jusqu’à la corde dont le soi-disant homme du renouveau fait ses agapes. On dirait une sorte de bande-dessinée consacrée uniquement au Général Tapioca, gesticulant sa dictature devant des caméras aux pellicules pleines de vide sensationnel.
Car l’homme du geste et de l’action est, de fait, l’homme du vent. Etre capable de se faire élire sur un programme sécuritaire après tant d’années au ministère de l’intérieur aux résultats peu probants, c’était déjà une gageure. Se prétendre l’homme du mérite dans une république des copains qui n’a jamais si bien fonctionnée, plaçant amis de confiance aux postes clefs (EDF, France Télévision, Pôle Emploi, SNCF, magistrature etc…) allant jusqu’à faire de la primogéniture une nouvelle doctrine républicaine (affaire EPAD avec Jean Sarkozy, le fils de Roselyne Bachelot nommé à l’INPES…) !


Travailler plus pour gagner plus ? Pour un homme qui, entre autre premières mesures, prit celle de s’augmenter de 170%, la maxime ne manque pas de saveur ! A l’heure des accords intra-entreprise sur les réductions de salaire pour garder son poste, après les fausses promesses de Gandrange (je passe les autres !...), le gel du salaire des fonctionnaires, et la négociation unilatérale de l’allongement de la durée de cotisation retraite, certains slogans résonnent douloureusement à l’oreille d’anciens électeurs de droite !


Que l’on se rassure, si de nombreux reculs sociaux ont été enregistrés, certaines choses, elles, ne changent pas. Notamment la collusion révoltante des strates politiques avec les secteurs financiers, industriels. La république des copains, mise une nouvelle fois en évidence « grâce » à l’affaire Woerth, transpire, sue, dégouline par tous les pores d’une droite dite « décomplexée ». Les niches fiscales sont toujours là. Ce n’est malheureusement pas le cas des autoroutes, bradées aux lobbys privés. Ni le cas de terrains ou d’appartements d’état vendu au moins offrant.


Rien n’est épargné aux bon peuple de France : les trajets dispendieux en jet privés, les 12000 euros de cigares sur le compte des citoyens, les scandaleuses dépenses en réceptions, en sondages, les cumuls de mandats, des retraites odieusement favorables, les faux rapports, les commissions bidons, les appartements de fonctions vides, occupés par des tiers ou attribués sans raison… De son nouvel avion à 120 millions d’euros, la présidence se rassurera de survoler la crise !


Que de renoncements en trois ans ! Les exemples de promesses de campagne non-tenues sont tellement légions que ça en donne le tournis : Le travail du dimanche, les sans-abris, l’état des prisons, le pouvoir d’achat, l’environnement et son Grenelle en forme de coquille vidée de toute substance, croissance, chômage, le « plan Marshall » des banlieues…


Le candidat Sarkozy déclarait « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit ». Où en est-on aujourd’hui ? Le déficit du budget de l’état français a atteint 145 milliards d’euros en janvier, contre 63 milliards un an plus tôt ! Les comptes de la sécurité sociale et des retraites ne cessent de plonger… La droite en bonne gestionnaire !


Enfin s’il y a une faillite éthique et financière, l’entaille de la médiocrité n’aura pas épargné le social et l’humain : En faisant de l’immigré un bouc émissaire, la présidence brise la fraternité et la tradition d’accueil historique de la France. Cela aura commencé avec le débat nauséabond sur l’identité française qui a ouvert une terrifiante boite de Pandore. Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème… Le « karcher » n’est pas encore passé en banlieue que voilà les Roms et gens du voyage stigmatisés : Des « déclarations de guerre » au crime, reconduites à la frontière, soustraction de la nationalité française, suppression des allocations, contrôles fiscaux… Le conseil constitutionnel ne fait pas peur au président : l’important n’étant pas de faire, mais de dire.


Quelle odeur ! Quel tournis médiatique ! Quel écœurement global de la politique nous donne ce triste sire ! Hier je fustigeais ceux qui ne votaient pas. En me remémorant ces trois années, le reproche se fait plus discret et compréhensif. Mais le pire c’est que le peuple est tout-à-fait capable de revoter pour lui. Vous aussi ? Peut-être aurez-vous alors raison : Quitte à ce que ce soit gâché, autant que ce le soit complètement !
Aux autres : résistance intellectuelle, courage, luttes. Une autre politique est possible !