Ce dimanche, The Independent on Sunday révèle un scandale au niveau européen. Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne se réunissent en secret pour accélérer les processus d’autorisation des cultures OGM, contrer les opposants et rassurer les populations en faisant intervenir les représentants de l’industrie. L’artillerie lourde est de sortie...Dimanche 26 octobre 2008, The Independent on Sunday nous livre la synthèse de quelques documents confidentiels plutôt étonnants. Des réunions secrètes ont été convoquées par Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. A la demande de Barroso, chaque Premier ministre des 27 a nommé un représentant spécial. Pour la France, il s’agirait d’un "collaborateur proche" de Nicolas Sarkozy. Au menu de ces petites sauteries privées, un sujet urgent et hautement stratégique : trouver les moyens d’accélérer la culture des OGM et de persuader les citoyens européens de les accepter.
Court-circuiter le Conseil des ministres et contourner le blocage "démocratique"
En Europe, actuellement, les populations y sont majoritairement opposées, même dans les pays qui les autorisent, comme l’Espagne. Ce qui force les gouvernements à bloquer certaines décisions au niveau du Conseil des ministres. Mais la Commission européenne n’est pas tenue de demander leur avis aux gouvernements, ni aux députés européens. Elle n’est pas tenue non plus de s’expliquer devant aucune juridiction, c’est aussi cela, l’Europe ! La Commission européenne va donc imposer ses choix, comme elle en a le droit. Et ces réunions confidentielles sont destinées à arrondir les angles.
Les industriels à la manœuvre, Monsanto en tête
Les conclusions de ces réunions montrent clairement que les 27 souhaitent "accélérer le processus d’autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l’opinion publique". Et la meilleure façon de rassurer l’opinion publique, pour nos dirigeants, est d’inciter les représentants de l’agriculture et de l’industrie – exemple au hasard, Monsanto – à se faire davantage entendre pour contrer les écologistes. Et les documents livrent, pour finir, quelques conseils courtois : pour "s’occuper au mieux de l’opinion publique", il faudrait "un dialogue non passionnel et basé sur les normes très élevées de la politique OGM de l’Union européenne". Barroso, lui-même, y insiste d’ailleurs sur "le rôle de l’industrie, des partenaires économiques, de la science pour participer activement à un tel dialogue", pour rassurer des "citoyens qui se sentent mal informés". Car, ajoute-t-il, le débat "ne devrait pas être laissé à certains groupes qui y trouvent un intérêt légitime mais matériel". Tout un programme.
Jusqu’à présent, l’industrie des biotechnologies reste sur la défensive. Ses arguments sont principalement que les OGM réduisent la consommation de pesticides et sont indispensables pour alimenter la planète. Des arguments qui tenaient tant que les cultures restaient confidentielles, mais qui, aujourd’hui, sont largement contestées. Il ne fait cependant aucun doute qu’avec des coachs de la trempe de Barroso et Sarkozy, les industriels sauront rebondir et trouver de nouveaux arguments pour nous rassurer... secrètement.
Si vous lisez ce message, répandez-le autour de vous !
Le site consacré aux point de vue d'une petite famille. Polémiques et poésies, histoire de nos liens et de notre époque. bonne lecture à tous
jeudi 30 octobre 2008
Jacqueline - OGM. Comment tromper les citoyens
lundi 27 octobre 2008
Jacqueline - " Dr Livingstone, I presume ?"

Que reste-t-il aujourd'hui des récits des premiers explorateurs ?
A la fin du 19ème siècle, les explorateurs ne cachaient pas leur but : ouvrir l'Afrique à l'influence européenne, à l'exploitation de ses richesses et obtenir des monopoles pour leur pays. Dans cette course aux influences commerciales, ils cotoyèrent des aventuriers et des diplomates, hommes et femmes, au caractère bien trempé, fascinés par les espaces inexplorés et prêts à risquer leur vie pour passer à la postérité. Ils mettront sur pieds des explorations qui dureront plusieurs mois, voire plusieurs années. L'un d'eux, David Livingstone, missionnaire écossais, partant de la ville du Cap, parcourut toute l'afrique australe, découvrant le lac ngami, le haut zambère, le lac Nyassa et le haut Congo. En 1869, Henry Morton Stanley, correspondant pour le quotitien New York Herald, part à la recherche de l'explorateur dont on est sans nouvelle. Accompagné de 2000 hommes, il le retrouve le 10 janvier 1871.
Stanley, devant un mince et frêle Livingstone, s’inclina, retira son chapeau et prononça les mots devenus célèbres : « Docteur Livingstone, I presume ? », formule toute british lancée au milieu de la jungle, prélude à un entretien au cours duquel le missionnaire rendit compte de six années d’exploration !
Ce sont ces récits, publiés sous le titre « Comment j’ai retrouvé Livingstone", que j’ai eu le plaisir de lire lors de la soirée « Lire en fête », une rencontre organisée par Emmanuelle, à la bibliothèque de Besné, à laquelle ont participé une dizaine de personnes réactives, très intéressées par le sujet.
Nous avons clos l'échange par des proverbes et dictons, lesquels illustrent la sagesse populaire africaine. En voici un, que je soumets un à votre sagacité : « Attends d’abord d’avoir traversé la rivière avant de dire au caïman qu’il a une sale gueule ». Voyez-vous de quoi il s’agit ?
Publié par
Jacqueline et Johann
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16:02
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jeudi 9 octobre 2008
Johann - La crise!
Nous vivons une époque formidable ! Je parle bien sûr de la crise actuelle.Je serais étalé de rire si je ne savais qui, au final, payera l’addition des erreurs des autres.
Quelques points qui me font hurler : L’hypocrisie complète du système.
Selon le fameux adage néo-libéral « on privatise les profits, on mutualise les pertes ». Toutes les têtes pensantes de l’économie dont le Dieu est la « Main invisible qui régule tout », sont les premiers à appeler de leurs vœux la nationalisation des établissements en difficulté. Quelle ironie pour les chantres des obligations régaliennes de l’état. Pensez-vous que cela puisse être une remise en cause de leurs dogmes ? Absolument pas, puisque les états occidentaux ont prit, depuis longtemps, l’habitude d’éponger les dettes du système libéral avec l’argent des particuliers ! Il existe de toute façon une prime à l’erreur dans le capitalisme : je pense aux 500 millions, gagnés en 5 ans par le directeur de Lehmann Brothers, aux golden parachutes des "DEXIA", "Alcatel" "FORTIS", et j’en passe !
Voilà la justice du monde capitaliste ! Faites des erreurs, prenez le chèque et l’état règlera pour vous vos de gestions calamiteuses.
Ainsi les premiers coupables sont bien les dirigeants politiques qui ont toujours été complaisants avec ces procédés. Et tellement incapables... Si l’on prend les déclarations de Christine Lagarde sur un an, c’est à hurler de rire ! D’abord quand elle parle successivement de 2 points, puis de 1.5, puis de 1 point de croissance, et toutes ses sorties lénifiantes sur l’état de l’économie française : « les fondamentaux sont bons », « le pire est derrière nous » (sic au début de l’été 2008 !!!!), avec le résultat que l’on sait…
Il y avait de gros problèmes de sémantique à la tête du pouvoir. Il fallait bien parler de CONFIANCE et surtout pas de récession. Non, pour le gouvernement, il n’y a pas de crise. L’éminence grise Couet semble à l’œuvre !
Finalement, la situation a un mérite ; celle de montrer qu’on a des sous pour ce qu’on veut. Pour éradiquer la famine dans le monde non ! Mais pour sauver les revenus des grands patrons, oui ! Pour lutter efficacement contre le SIDA, lutter contre la pollution, donner accès à tous à l’éducation, NON ! Mais dépenser plusieurs milliers de milliards pour éponger les erreurs et l’avarice de multinationales, oui.
La situation me donne envie de hurler et de vomir…
mercredi 8 octobre 2008
Johann - Photos végétales!
Voici quelques épreuves de certaines plantes et champignons que nous avons croisé au cours de nos fabuleuses ballades à Aussois. Je n'en ai jamais vu autant et de si beau.
Il faut aussi rapporter que Bruno et moi avons vu une magnifique énorme et parfaite Amanite Tue-Mouches. Dommage que nous n'ayons pas eu d'appareil photo ce jour là.
La nature était particulièrement généreuse et foisonnante après un été très pluvieux. Que de beautés!

Il faut aussi rapporter que Bruno et moi avons vu une magnifique énorme et parfaite Amanite Tue-Mouches. Dommage que nous n'ayons pas eu d'appareil photo ce jour là.
La nature était particulièrement généreuse et foisonnante après un été très pluvieux. Que de beautés!
jeudi 2 octobre 2008
Jacqueline - Anniversaire....
La seconde se fit devant cette jolie maison bretonne devant laquelle nous nous sommes restaurés. Il se trouve qu'un feu de broussailles dévorait la lande à une encâblure, pompiers et gendarmes ont donc quelque peu troublé nos agappes, mais rien de bien dérangeant.
Nous avons en début d'après-midi rejoint Plénée-Jugon où fut construite l'abbaye de Boquen, au fond d'une vallée, à la lisière d'une forêt, laquelle porte aussi le nom de Boquen, un nom qui signifie "bois blanc" (terme lié sans doute à la forte présence de bouleaux dont l'écorce est parée d'une belle roble blanche). 

30 moniales, de la famille monastique de Bethléem, vivent retirées du monde extérieur sur ce site. Leurs journées sont consacrées à la prière, au travail et à l'étude. Chacune vit seule dans son ermitage et y passe le plus clair de son temps. Elle quitte sa chambre pour les prières du matin, tard dans la nuit, pour d´autres prières, pour les Matines, les Laudes et l´Eucharistie.
Toutes se regroupent le samedi pour discuter de l´évangile durant quelques heures et aussi le dimanche pour un repas communautaire et une marche. Les soeurs travaillent à l'entretien de l'abbaye ainsi qu'à la fabrication d'objets artisanaux, lequels sont ensuite revendus aux visiteurs.

L'après-midi passé, nous filions vers le Manoir des Portes situé sur la commune de la Poterie, entre la Côte d'Emeraude et la Côte de Granit Rose. C'est dans cet établissement datant du XVIè siècle que, l'espace d'une soirée et d'une matinée, nous avons oublié le m
onde et nos soucis.... en goûtant aux privilèges d'une demeure chaleureuse. La table y est excellente, raffinée. Nous avons trinqué au champagne à notre premier anniversaire de mariage, à la fête et à l'anniversaire de Michel.
"Ca lui fait combien à Michel ?", vous interrogez-vous ? Qu'importe ! Les années n'ont pas de prise sur son coeur et son esprit. Les trente sept années passées ensemble ont annobli nos sentiments mutuels ; je souhaite à tous les couples le même parcours de vie.
Sur le chemin du retour, nous avons dégusté des galettes de blé noir à Mouron. Si j'évoque cette dégustation c'est parce qu'elles étaient fameuses, moélleuses, goûtées, longues en bouche. Les marchands de tous poils peuvent se coucher, croyez-m'en !
mercredi 1 octobre 2008
Carnet de vacances en Haute Maurienne.
Nous avons pris la direction de mes Alpes chéries pour prendre possession de notre location sise à Aussois en Vanoise. Cette petite station savoyarde est chère à mon cœur depuis si longtemps ! De taille humaine, forte d’une vraie histoire et d’un ensoleillement généreux toute l’année, Aussois se découvre en hiver comme en été. Adossé à la Dent Parrachée, le village est une des portes d’entrée sur le splendide parc national de la Vanoise.
Gérard et son taxi nous ayant prestement amenés à bon port, nous prîmes alors possession de ce 40 mètres carrés situé en haut de la station, devant un panorama à nous décrocher la mâchoire ! "Nous allons être bien ici !" Déjà les repères revenaient et d’amicaux visages nous reconnaissaient. Comme une certaine impression d’être chez soi…
Bilan ? La première journée, faute d’avoir été une mise en jambe, fut une déconstruction totale de la petite énergie avec laquelle je quittais Paris. Autant dire qu’après un copieux repas et quelques verres de bon vin, la nuit fut salutaire !
Il fallait donc absolument lever le pied sur ce type de difficultés. Le lendemain, après un copieux petit déjeuner ensoleillé sur la terrasse, nous fîmes le tour du plateau d’Aussois : redécouverte du fort Marie-Christine, de son panorama exceptionnel , des vallons arborés autours du vieux village et ce, malgré un vent bien présent.
Très présent même ! Du coup, j’ai attrapé un vilain rhume. Cette crève plus le contrecoup de la première ballade m'incitaient à déclarer forfait pour toute activité le vendredi. Ce qui ne m’empêcha point d’honorer notre dîner au fort, un repas composé de foie gras à la gelée de figue, de succulentes côtes d’agneau au gratiné de crozets et d’un soufflé glacé au génépi qui ne m'a pas laissé insensible. Je ne vous parlerai pas du Mercurey premier cru… Je dois bien dire qu’à l’instar de mes précédents séjours en Savoie, le gustatif fût à la hauteur des sommets qui nous entouraient !
Le retour se fît par le Monolithe, énorme phallus rocheux, vestige des érosions engendrées par de successives périodes climatiques.
Mais il nous fallait prendre un peu de hauteur aussi, le lundi, nous partîmes avec Bruno pour un des plus beaux moment de cette session.
A hauteur du Plan d’Aval, nous fîmes le tour des deux barrages successifs construits entre le Rateau d’Aussois et la Dent Parrachée. Que d’émerveillement durant cette ballade qui nous conduisit au refuge du Fond d’Aussois. Les sources, nombreuses, la couleur pure et profonde des lacs disputaient notre bonheur d’observer de si près tant de marmottes, peu farouches, et les premiers glaciers. Le sommet atteintnous amena au refuge de la Dent, lequel culmine à plus de 2500 mètres. La descente en compagnie de troupeaux de brebis et de vaches clocheteuses, ajoutait au pittoresque et au dépaysement. Quel circuit mes enfants !
Histoire de fêter cela, nous avons testé la vodka française Vertical. Forte !
Le lendemain, histoire de lever le pied, nous sommes partis en direction des Balmes et la source de la Fournette. Le temps, incertain sur les hauteurs, ne nous permit pas de plus amples folies. A nous donc les sous-bois généreux en surprises ! Bien caché dans les abondantes mousses, nous découvrîmes de rougeoyantes petites fraises des bois que nous n’avons pas oser cueillir pour ne pas perturber ce bel agencement. Et puis, tout au long de cette marche, ce fut un festival de champignons. Regrettant fort de ne pas avoir d’ouvrage pour les reconnaître, nous nous nous sommes contentés de les immortaliser par de nombreux clichés. Peut-être connaissez-vous leurs noms ?
Après avoir caressé cheveaux et ânons, nous revenions assez tôt. Fatigués par ce sport assez inhabituel pour Bruno et moi et pour nous remettre de nos émotions, nous découpions du pain, du Comté, du Beaufort et de l’Emmental, ouvrions une bouteille d’Apremont et dégustions une inénarrable fondue !
Nous redescendions par la Loza, soit près de 800 mètres de dénivelé négatif d’un coup. Une horreur ! Un chemin que je ne conseille pas. Des chiens de pâtres ont même tentés de nous aider à un moment difficile ! hihihi !
Cinq heures trente de marche d’une réelle beauté, en communion avec l’essence même de la vie.
Après une courte nuit, il était temps de nous diriger vers le Leman et de retrouver le Vieux Moulin. Mais ça, c’est une autre histoire !...
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