dimanche 29 octobre 2006

Jacqueline - Bas les masques !

Nos industries électrique et gazière sont nées de la Libération. Ce n'est pas un hasard ! Après le cauchemar, il fallait reconstruire le pays et se doter d'outils pour cela. Ce rapel n'est pas inutile car il met en perspective les vraies raisons de la volonté de privatiser Gaz de France. On ne souhaite plus que la Nation maîtrise son énergie malgré les engagements du Gouvernement. Les intérêts privés veulent supplanter l'intérêt général. C'est extrêmement grave pour la cohésion sociale et l'indépendance de notre pays.

Il n'est pas besoin d'être devin pour affirmer que d'autres grandes entreprises publiques sont dans le collimateur des financiers. N'imaginons pas que des secteurs comme l'éducation ou la santé soient à l'abri d'un futur dépeçage. En effet, la volonté de baisser les impôts sur le revenu et les cotisations sociales implique obligatoirement que l'Etat se débarrasse de ses dépenses et confie, soit au privé, soit aux collectivités locales, les misions qui relèvent de la République. Ce qui se traduira inéluctablement par des impôts locaux et une fiscalité indirecte en augmentation (inégalitaires puisque ne s'appuyant pas sur le revenu) et par des services plus chers. Malheur aux faibles !!!!!!!!

Que ce soit sur le plan technologique, industriel et financier, rien ne justifie la privatisation de Gaz de France. Pourquoi refuser un projet industriel qui mettrait en synergie les atout d'Edf et Gdf ? Pourquoi refuser un grand débat public sur les questions de l'énergie, un débat qui pourrait être conclu par un vote des citoyens ? Pourquoi refuser une évaluation sérieuse sur les "libéralisations" -en fait les déréglementations- qui ont lieu au plan européen ?
Enfin, pourquoi ce qui s'est fait à la Libération dans un pays à genoux ne serait-il plus viable aujourd'hui ?

En vérité, c'est le choix du plus fort, du plus riche qui l'emporte actuellement dans notre société.
Les plus riches l'ont bien mérité, les plus pauvres l'ont bien cherché, telle est la philosophie carnassière du libéralisme.
Allons-nous laisser cet avenir à nos enfants ou bien porter haut et fort les valeurs de justice, d'égalité, de solidarité ?
La réponse est dans la conscience de chacune et chacun. On ne pourra pas dire que nous ne savions pas....

samedi 28 octobre 2006

Johann - Choses promises...



Et bien voilà ! En cette Sainte journée, ce samedi où j'ai eu la grande flemme d'aller travailler, je vous offre, comme promis, quelques photos supplémentaires de mon voyage à Evian.
Et ce soir, on dort une heure de plus ! Ha !!! voici enfin ma saison préférée ! Notez que cela ne se sent pas trop. Il fait une chaleur insupportable ! Courage à tous, ouvrez bien vos mirettes et portez-vous bien !


jeudi 26 octobre 2006

Jacqueline - Mes automnes






L'automne, l'automne ! Il souffle comme une haleine de corruption délicate, un souffle qui sent l'écale de noix, la chataîgne, la mousse et la broussaille. Le raisin du jardin a tourné à l'agate transparente, et crève sa peau et se vide de sa richesse. Les arbres jaunissent, une aurore monte de la terre et les cieux se rayent de grands V migrateurs : canards, vols de grues, oies sauvages et longues chevelures d'hirondelles...

Les prunelles bleues ont disparu sur les haies et les rosiers donnent leurs dernières fleurs... Je dois à ce petit coin de terre enflammé par l'automne, d'aimer beaucoup la vie. Feux, ciels vineux, rouges et venteux, dernières floraisons écarlates et romantiques, grandes échappées de lumière, oui, l'automne est pain brûlé, il est l'achevé, le fort, le fragrant.

Comme lui, je rentre dans mon automne de femme, avec sérénité, je m'ensoleille et soupire, un peu mélancolique. Rien ne passe dans la vie comme la vie ! Mon automne, insidieusement couvé, tissé de bonheurs et de chagrins, mon automne est là, comme une illusion, une promesse imprudente de durée.

mercredi 25 octobre 2006

Johann - La droite décomplexée

Il a été élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis. Vice-Président de l'Assemblée nationale depuis le 04/10/2005; il fait partie de l'UMP, évidemment et est vice-président de l'Assemblée Nationale depuis le 26 juin 2002.

Eric Raoult est représentatif de l'UMP, un homme sans fard de la "droite décomplexée" comme on dit. Alors justement, que revêt cette expression ?

C'est tout simplement une posture, celle des gens de droite qui disent "nous libéralisons le marché, déréglementons le code du travail, baissons les charges sur les sociétés et les grosses fortunes, vendons tout le patrimoine public au mépris de la classe moyenne, de l'écologie et des pauvres" et qui continuent en proclamant : "nous sommes contre le pacs mais pour l'ordre moral !"
(ne parlez jamais à un type de droite de votre copine lesbienne ivoirienne qui vient d'adopter, qui fume son joint le dimanche et qui a euthanasié sa mère en fin de vie !!! C'est l'attaque assurée.... et compte tenu de l'état dans lequel le gouvernement a laissé les hopitaux..).

Bref, la droite décomplexée a une pensée de droite, mais surtout le revendique et la crie de manière assourdissante ! Notre larron est tellement bruyant et caricatural qu'il nous fatigue. Mais il est aussi dangereux....

Le député UMP de Seine-Saint-Denis veut inciter les habitants des cités à témoigner sur les agressions contre les policiers ; il promet des récompenses de 15.000 euros, préconise des émissions de dénonciations anonymes, sur le modèle anglo-saxon et propose de mettre en place une émission de télévision "STOP Violence", à l'instar de "Crime Watch" en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, "pour faire appel aux informations anonymes, qui permettraient d'élucider crimes ou actes de délinquance, dont sont victimes les policiers".

Alors, bon ! Vous me direz, on la connait bien la Raoult et ses déclarations populistes et pisse-menu... La petitesse de cet individu est qu'il ne se sent vivre qu'au travers ds média, par l'étalage tonitruant de ses idées. Et si vous n'êtes pas d'accord avec lui ? Il vous traite de "militant" (véridique sur Europe 1 ce matin, à un détracteur de la rue) !

M'enfin tout de même ! Proposer d'instituer la délation.... ça rappelle de bien mauvaises heures en France. ...
C'était quand la droite était encore moins complexée...

samedi 21 octobre 2006

Jacqueline - Ma rentrée littéraire


Chers amis, lectrices et lecteurs,

Dans les premiers jours de novembre, sortira des presses mon troisième roman :
"115, rue Boissy d'Anglas".
Le quatrième de couverture est difficile à lire sur cette photo, en voici un résumé qui, je l'espère vous mettra en appétit :

Romain Barantin est cadre supérieur à Edf-Gdf. A la faveur de ses déplacements professionnels, il chasse, arpente comme un veneur la chair des femmes, qu’il jette quand il en a épuisé tout le suc, ne laissant derrière lui que des ruines. Pour son plus grand malheur, Clémentine va croiser la route de ce libertin, dont elle tombera éperdument amoureuse.
Dans les bras de sa dernière maîtresse, Romain éprouve une félicité totale, un plaisir puissant, aigu. Elle, s’abandonne sans condition, se laisse faire et défaire, miaule à volonté, et ça n’est pas son amant qui s’en plaindrait !
Un coup de téléphone, une étreinte furtive, une nuit à Paris, le feu qui flambe dans le cœur de Clémentine se nourrit de petits riens qu’elle sacralise et commémore à l’infini, en attendant son amant durant des semaines, des mois...
Alors, comme on traverse un gué, comme on apprend l’alphabet de son sang, Clémentine se laisse aller, à fond de mémoire, espérant trouver dans quelque partie inexplorée de son être la force de se distancer d’une histoire d’amour qui agonise... Ira-t-elle au bout de ses velléités d’indépendance ?

Commentaire de l'éditeur :

Ce roman déploie son intrigue dans un climat de subtile analyse féminine où l’auteur manifeste un grand sens de l’observation.

L'ouvrage est disponible en Loire-Atlantique et sur commande par mail (16 euros, auxquels s'ajouteront les frais de tansport).

Johann - Fin du week-end

Hier c'était jour de marché à Evian ! Au milieu de pittoresques vendeurs de produits locaux flottaient des effluves divines de fromages et autres charcuteries du cru.
J'ai bien entendu constitué un petit trésor de guerre, que je ramènerai à Paris : du Beaufort et un saucisson au Beaufort... Miam!

Il faisait beau sur le lac et la maison de Jean-Guy, comme en témoignent ces photos. Nous avons donc entrepris une petite ballade sur les hauteurs d'Evian et nous nous sommes rendus dans un petit hameau entouré de majestueuses montagnes escarpées, un village isolé comme vous ne pouvez imaginer, caché par de grands arbres rougeoyant et bruissant sous les frimas automnaux.


Nous avons fait quelques pas dans un forêt animée par les rus et tapissée de mousses gorgées d'eau. Le panorama était au-delà de toutes mes attentes. Quelle vue!

Aujourd'hui, il est temps pour moi de faire mes bagages... Mais je ferai un dernier article sur Evian.

Prochain séjour montagnard , fin janvier, en Savoie r ! En attendant... ARBEIT!!!!

vendredi 20 octobre 2006

Johann - Journée en montagne



Hier, j'ai entraîné Jean-Guy sur les pentes escarpées de ces gros rochers , nommés "montagnes". A partir de la station du Bernex, nous avons entrepris de grimper jusqu'à la pointe du Pelluaz qui fait face à la grande Dent D'Oche dont je vous joins la photo.
Nous ne sommes pas allés au sommet mais avons respiré un air pur et bienfaisant!




Puis, nous avons tracé notre route jusqu'à Abondance, un petit village assez typique, un bel endroit pour s'installer ; une superbe abbaye, un centre des impôts et un centre de "poste télégraphe télécommunication", ça en jette !! Enfin, nous avons poussé jusqu'à la frontière suisse parsemée de majestueux chalets, qui m'ont laissé vert de désir. C'est à la faveur de cette halte que j'ai entr'aperçu au loin les premières neiges de la saison, bien cachées dans le pays du grand Maître Horloger.



Enfin, le retour à la base fut marqué par une bien singulière rencontre: un élevage de lamas. Je n'ai pu résister à l'envie de les immortaliser.

Vous dire la beauté des cîmes et le parfum de l'air ? Mais tout cela est vain ! Il faut le vivre...

jeudi 19 octobre 2006

Johann - Au bord du Paradis

Me voici depuis mardi dans le magnifique pays de Haute-Savoie. En effet, je passe quelques jours de repos chez mon pote Jean-Guy, qui possède une propriété à Evian, une magnifique demeure encastrée entre la belle ligne desaffectée du Tonkin, un ruisseau charmant, et les terrains préemptés par la grande compagnie d'eau minérale, nommée le "Vieux Moulin". Ce site baigne dans un silence propice à la contemplation.


Hier, nous sommes allés visiter Evian et ses environs dont je publie ici les premiers clichés, qui vous laisseront présager de la beauté du lieu.

Je bois avec gourmandise cette eau généreuse qui jaillit ici de partout, une eau pure et bienfaisante à disposition de tous, que Jean-Guy va chercher au milieu des sources bavardes.
Aujourd'hui, nous allons nous promener en montagne ; nous tutoyerons les sommets, pour mon plus grand bonheur... Avec de jolis photos à la clef ...

Jacqueline - Le grand renouveau!

"Armés" de pinceaux, rouleaux, raclettes et divers petits outils, nous avons Johann et moi redonné du lustre à son nid !

Les murs ont été revêtus d'une peinture acrylique blanc cassé, fenêtres et pleintes s'affichent en vert Provence, un mariage gai et lumineux. Pour la touche finale, un petit rideau liseré champagne oscille doucement sur la croisée, sous la caresse du vent.

Du savoir-faire ? Jugez-en par ces photos ! Quant au prix de revient de cette réfection, elle est bien inférieure à celui que nous aurait facturé un professionnel.

Très habilement (l'endroit est exigü) un plombier a installé de nouvelles toilettes et un évier double-bacs. C'est tout simplement fonctionnel, et joli !

mercredi 11 octobre 2006

Johann - Comme un chevalsss au galop

Voilà, c'est fini...
Bruno est parti. Je n'ose vous dire ma tristesse et mon désappointement de voir partir celui qui fut mon compagnon pendant deux ans.
Nous avons passé notre dernière soirée ensemble il y a trois jours. Cette photo est la dernière, prise à cette occasion. Jusqu'au bout, nous aurons fait comme si de rien n'était, comme si demain nous serions toujours ensemble...

Le premier soir où nous nous sommes rencontrés, il m'avait apporté des fleurs. Depuis cette nuit, j'ai toujours été attendri par ce petit bonhomme - Bon Homme - qui m'a beaucoup apporté. Ce soir je pense à lui avec sérénité et tendresse. Ce soir, et tous les autres jours qui suivront, je suis et serai fier d'avoir croisé la route de ce garçon riche de coeur et d'esprit.

Pour touner cette page, je compte, avec l'aide de mes parents, refaire mon appartement, qui demande un rafraîchissement. Nous allons tout refaire, du sol au plafond ! Une nouvelle strate sur mes murs, comme sur mon coeur. .. Après, je compte me reposer quelques jours à Evian. Je suis à bout de fatigue.

Merci pour tout bébé.

mercredi 4 octobre 2006

Johann - Quelqu'un frappe à ma porte...

Ce matin en sortant mon nez pour aller au travail, j'ai senti quelque chose de spécial.
Un petit je ne sais quoi qui m'a fait vibrer et m'a réveillé, moi qui était encore les paupières lourdes du sang de Morphée.
Il y a eu cette ouverture de porte et cette révélation. Un souffle d'air particulier et qui m'a fait vibrer.
J'ouvrais alors grand mes narines pour que mon être se repaisse de cet air, de cette odeur que je reconnaissais entre milles.
Vivifiant, revigorant, je l'ai senti...
L'hiver est venu faire un salut à Paris. Perdu une heure plus tard, je le sens pourtant là, prêt à l'attaque.
Il est le symbole de la mort de toute vie; il est ma résurrection, après cet été qui sera toujours (et de plus en plus) trop chaud.

Je voudrai mourir avec l'hiver comme il m'a fait naître, enveloppé de sa torpeur glaciale. Mourir gelé et figé dans le souvenir de chacun, comme l'est celui que j'ai de cette saison qui m'a tout donné sans rien exiger. Le froid comme une douce agonie éternelle, pour que personne n'oublies que l'on a été...

j'aime cette saison parcequ'elle est méprisée. Je l'aime pour ses côtés conservatoires et sains.
Je rêves d'être baigné dans un univers blanc immaculé comme ma vie ne le sera jamais...

lundi 2 octobre 2006

jacqueline - le 4 octobre


... 1971, naissait mon petit garçon ! Son visage était tout lisse, couleur de miel... le grand bond dans le monde des hommes ne l'avait pas abimé. Romuald enracinait ma vie, l'ensoleillait. J'étais responsable.


35 ans après, Romuald m'émeut toujours, aux larmes parfois. Il est doux et délicat, accueillant, respectueux et créatif. J'aime son rire et ses silences. C'est un citoyen du monde, un être pacifique et engagé. Bon anniversaire mon fils !

Johann - Le mondial de la pollution

Cela a commencé vendredi ; la Gran'Messe de l'automobile donne sa plus belle représentation durant deux semaines à paris Porte de Versailles.
Les organisateurs espèrent battre le taux de fréquentation de l'année dernière, où plus d'un million et demi de personnes étaient venus s'esbaudir sur les nouvelles carlingues.

Je trouve d'une indescence inouïe l'exhibition de ces vecteurs de pollutions. Il n'y a rien que l'on ne sache sur les effets nocifs de ces bolides ; depuis ma plus tendre enfance, j'entends parler des moteurs alternatifs, de carburants différents etc... hélas, le lobbying pétrolier a toujours été le plus fort...

Et c'est un scandale en France d'avoir toujours cédé aux sirènes de l'or noir ! De Gaulle avait fait le choix précurseur du nucléaire dans notre pays (pour nous garantir une indépendance énergétique) indépendance dont nous sommes éloignés à l'heure de la privatisation d'EDF et GDF. Et toujours cette idolâtrie pour le pétrole...
Comprenons nous bien, je ne suis pas un pro-nucléaire, mais si nous avions rejeter cette fission, cela aurait dû se faire au profit des énergie propres... Mais les autorités n'ont jamais abondé dans ce sens et, en cela, elles deviennent criminelles!

Cependant, est survenu un évènement très important aux USA : la Californie a décidé d'entamer une procédure à l'encontre de 5 constructeurs automobiles. Je pense que nous sommes enfin dans la bonne voie pour changer les mentalités. Il est urgent de modifier nos points de vue sur l'automobile, un des premiers fournisseurs de pollution sur terre.

Quand cessera-t-on de s'émerveiller devant ces tueurs d'avenir sur quatre roues ? Quelle saleté !!!!
Et pendant ce temps là, Françoise de Panafieu veut redonner toute sa place à la voiture dans Paris, si elle est élue. Décidemment, la droite ne changera jamais...