samedi 29 juillet 2006

Johann - du temps de cerveau libre, à souhait!

Je voulais vous entretenir d'un sujet qui m'a toujours préoccupé : j'ai envie de vous parler de la "Grand' Messe" , comme on dit, celle de TF1, de France2 ou encore France3.
La dernière révolution des journaux hertziens, après être passée à la couleur, est d'avoir investi un noir aux armes d'un 20 heures.
Sinon, rien de nouveau depuis des décennies !
Si, pardon ! Hier, les journaux télévisés étaient dirigés par le pouvoir politique. Aujourd'hui les "grands rendez-vous de l'information" sont de plus en plus inféodés aux lobbies économiques.
Harry Roselmack est donc arrivé sur TF1. Qu'on se le dise ! Sarko revendique déjà à grands bruits (de talonnettes!) la paternité de ce coup médiatique.
Il semble que Harry ait des qualités journalistiques profondes, professionnelles et intègres... J'ai lu qu'il avait refusé sur Canal d'ouvrir une édition sur le Football. C'est tout à son honneur, car il faut bien reconnaître qu'il y a des sujets plus importants. Aura-t-il les mêmes libertés sur la première chaîne d'europe ?... C'est tout vu !

Peu importe, les présentateurs, les sujets développés sur les trois premières chaînes sont peu ou prou tous les mêmes et arrivent quasiment dans le même ordre.

Je me suis surpris à regarder le 20 heures de France2 il y a deux jours : la "Une" du journal était donc réservée à la canicule ; admettons ! Mais cela pendant 25 minutes sur un journal de 30 minutes !!!!! Fi donc du Liban, du Soudan, des chiffres truqués du chômage, des délits d'initiés divers, des privatisations rampantes et des amitiés politiques incestueuses (Et j'en passe!)! Quel ridicule! Cela est valable pour les trois grandes rédactions Hertziennes, toute l'année !!

Notez que l'on ne nous exonère pas de la rampailleuse de chaise du Larzac, ou de Norbert, le phoque américain qui fait tourner des pizzas sur son museau!

A titre personnel, je lis quotidiennement Libération, regarde Euronews, écoute France Info et j'achète occasionnellement Marianne ou le Canard, sans compter les infos d'Arte et de Canal, la lecture des journaux gratuits et les sites infos Internet et ne suis pas refractaire à la lecture du Figaro ou à l'écoute de RMC... Quel intérêt à tout cela ? La complémentarité des informations, leur diversité d'analyse, pour arriver, au final, à une information objective dans leur pluralité.

La population se plaint d'être tenue éloignée de l'information... C'est qu'elle ne se donne pas la peine de varier les sources d'information ! Elle se contente du minimum : les chiens écrasés, les scandales à la Voici, les lectures politiques dans les plus petites lignes et, bien sûr, la météo !
Cela tient certainement au fait que, désormais, les gens veulent tout pour rien ; il en va de même pour l'info qui doit venir à eux sans coûts et sans effort cérébral. Ainsi, les rédactions répondent à leurs attentes en diffusant de la proximité sans laisser place à la réflexion.
Ces même rédactions sont trop contentes de façonner des cerveaux, si maléables et si peu utilisés, prompts à ingurgiter les publicités en encarts.
En fin de compte le peuple en a pour ce qu'il veut : il ne donnent rien et n'a rien... C'est justice !

Ils sont plusieurs millions à se contenter quotidiennement du 13 ou 20 heures, arqués sur la théorie du "on nous cache tout, on nous dit rien". Ils se plaignent de la désinformation et là, c'est indécent !


(Veuillez noter ce bleu d'écriture si semblable au fond d'écran de vos journalistes favoris...)

vendredi 28 juillet 2006

Jacqueline - Planète tendresse !

Séjourner à Paris, fusse l'espace de quelques heures, alors que la canicule s'abat sur la capitale comme une chape de plomb, relevait de la gageure ! Et pourtant, j'y ai souscrit, trop heureuse d'y retrouver Johann, dont je me languissais depuis quelques semaines !

Je vous l'avoue, nous n'avons ni gambadé ni arpenté les artères parisiennes, tout juste avons-nous souscrit à l'urgence et consenti à une escapade en forêt de St Mandé, pensant y trouver un peu de fraîcheur. Que nenni ! Les arbres et les plantes ployaient sous la poussière, le lac Dausmesnil, travaillé au ventre par la décomposition de sa flore, se teintait d'émeraude, et les pauvres petits ânes obligés de divertir les galopins de Paris, pliaient l'échine sous la main incandescente du soleil ! Cette villégiature fut donc celle du coeur, près d'un fils que je vois trop peu... Regardez ces photos. Dîtes, "il est pas beau mon fils" ? Et Bruno ? Un garçon doté d'une belle intelligence, de coeur et d'esprit.
A Paris en hiver ? Bye !

jeudi 27 juillet 2006

Johann - La cité de la joie!

Depuis hier matin, j'ai la joie immense de recevoir ma mère à la maison.
Je n'ai pas grand chose à raconter puisque je profite intensément du bonheur de la voir.

Ce soir nous allons profiter de cette chaleur saharienne en allant manger un couscous chez Bébert, certainement avec Bruno.
Je vous livre cette photo qui a été prise devant chez moi. Paris en semblait toute en joie!

lundi 24 juillet 2006

Jacqueline - Au château de la Bretesche


.... Imaginez d'anciennes écuries fransformées en bar cosy, un golf 18 trous, une forêt centenaire, un part de 200 hectares, un château ceinturé de douves, un lac transparent bordé de camélias et vous serez transportés dans le cadre où s'est exprimée avant-hier la troupe des Batraciens ; en fait, nous avant posé nos tréteaux dans la cour des écuries pour notre septième représentation. Vous aimeriez visiter cet endroit ? C'est facile, en quelques clics sur : www.bretesche.com vous pourrer admirer le domaine et connaître toutes ses offres touristiques. Bourses plates s'abstenir....

Johann - Sarkozy et Eole!

Autant vous le dire tout de go, je suis tombé par un hasard complet sur ce magazine en disposition publique à la laverie de quartier.
N'étant donc pas un lecteur habituel de cet hebdomadaire de l'Huma, je vous fais simplement profiter de sa couverture que je trouve assez drôle.
Comme l'annonce le titre, Nicolas veut (re)mettre la France au travail... Je ne me sens pas forcément concerné dans la mesure où je fais allègrement mes 40 heures par semaine sans avoir été une seule fois inscrit aux ASSEDIC. C'est peut-être vous! Les feignants tant décrits par l'UMP!?
J'imagine que la maxime "remettre la France au travail" ne s'applique pas à lui après nous avoir abreuvé d'image de son périple avec Cécilia (opportunément retrouvée) à Venise ou ailleurs.
A son corps défendant, il ne ménage pas sa monture (soit les dizaines de personnes qui travaillent pour sa personne) pour la promotion de son livre "vérité" sorti ces jours-ci. Son "nègre" s'est certainement donné beaucoup de mal pour accoucher dans la douleur d'un livre vide de toute révélation, enfin de sens. Après les tongs UMP à Palavas les flots, le best-seller de Sarko...
On ne pourra pas lui reprocher l'attention toute particulière du politique à évoluer dans le sens du vent médiatique; brasser de l'air, ça! Il sait faire!
Qui peut résister à cette tornade qu'est Nicolas? Peu de médias apparemment; Paris Match pourrait vous le dire! Que de Unes avec sa tête! Mais aussi peu de politiques; on se souvient du ralliement à Sarko des transfuges de l'UDF il y a peu. On pourrait aussi se demander où sont passés tous ces ex-chiraquiens qui tuent à loisir le père jadis vénéré.
Du vent, voilà ce que Sarkozy propose aux gens dans la difficulté, des banlieues aux classes moyennes. Rien de plus que des effets d'annonce jamais suivis d'effets, répertoriés clairement dans quelques journaux (quand même...).
Alors qu'est-ce qui rend Nicolas si incontournable? C'est qu'il fait partie de ces courants d'air dont beaucoup ont besoin pour sentir un autre air. Vicié, mais un autre!
A force de le voir faire des moulinets, on comprend que certains le vénèrent comme un dieu, parce que c'est lui! Le Dieu du vent!

jeudi 20 juillet 2006

Johann - La toile du monde!

Dear English-speaking friends,
I’m glad to welcome you, would you be a conservatory, a democrat, a communist, straight or not, black or white, jewish, protestant or agnostic. Right now, you’re wondering what you’re doing on a French blog, aren’t you? So, you may not be on the website you wanted to be on… Nevertheless, it’s a good opportunity for me to say you “hello” and invite you to try to train your French thanks to my blog. If you leave a little comment, it’d be great! Hello world!

Voilà un petit message à l'attention de ceux qui viennent sur le blog et qui ne parlent pas forcément français (et oui! ça arrive!).

Jacqueline - L'été s'ra chaud !



"L'été s'ra chaud" ! Les experts en météorologie ne cessent de marteler cette antienne ! Et je vous assure qu'en Loire Atlantique, la situation est préoccupante : l'herbe se fait rare, les potagers ne sont que l'ombre d'eux-mêmes, la ramure des grands arbres perd de son brillant et les fleurs meurent les unes après les autres, tout simplement !
Alors nous pensons que cette situation est la conséquence de la dégradation de notre couche d'ozone. Sans doute, mais je me garderai bien d'épiloguer sur un sujet que je maîtrise à peine.

Par contre, il me souvient dans mon enfance, que nous vivions des saisons très marquées : hivers rigoureux et étés torrides entrecoupés de printemps éclatants et d'automnes flamboyants. J'enjolive ? Si peu ! Quand venait le temps des vacances, j'allais passer des journées entières à la ferme de mes grands-parents adoptifs et cette saison, que nous ne qualifiions pas d'estivale à la campagne, était celle de la moisson, un temps de travail intense. De l'aube à l'aurore, c'était un défilé de charrettes pleines "jusqu'à la gueule" de paille et de sacs de blé, et les hommes et les femmes, chacun à leurs postes, participaient à ces récoltes qui donnaient lieu, quant le dernier champ se trouvait nu, à de grandes jouissances !
Pendant que les adultes s'échinaient à la tâche, nous, les enfants, nous jouiions dans les mulons de paille et faisions dix fois le trajet entre la maison et l'aire de battage pour apporter aux travailleurs des cruches de cidre frais.

Entre midi et quatre heures, nous nous reposions dans les lits profonds comme des gorges. Les murs, épais comme ceux d'une forteresse, gardaient la fraîcheur et les volets, clos sur des potées de généraniums qui nous préservaient des moustiques, laissaient passer des épées de lumière, qui s'en allaient frapper la table de chêne, meuble autour duquel nous nous retrouvions pour des agappes de lait, de lard et bien d'autres produits dont je n'ai jamais retrouvé la saveur...

L'été, c'était aussi le temps où je partais dès mâtines avec mon grand-père pour "faner". Muni d'une serpe, il s'en allait faucher et nettoyer les fossés, à la recherche de vipères qu'il enfouissait prestement dans un sac de jute ; ces pauvres bêtes fournissaient leur venin pour la fabrication de vaccin. J'étais fascinée par la dextérité de pépère !

Les étés torrides nous précipitaient aussi dans le rû voisin où nous nous ébattions joyeusement en culottes, garçons et filles, sans penser à mal, du moins les petits car je soupçonne les adolescents d'y avoir caressé d'autres plaisirs que celui de la baignade !

L'été, c'était aussi le temps des ventrées de prunes ; nous nous couchions sous les arbres et dévorions à pleine bouches les fruits éclatants de soleil et de jus. Bouches gourmandes, bouches lie-de-vin, bouches rieuses d'enfants qui ne pensaient pas qu'un jour il leur faudrait devenir grands !

Soleil, source de vie et de mort, soleil, qui éclabousse sa lumière sur les hommes, soleil, qui meurtrit les chairs, soleil, qui participe à la grande parturition de la terre, soleil, qui fait fondre les glaces, soleil qui se couche royalement sur nos terres, comme le Maître.....

mercredi 19 juillet 2006

Johann - Comment voulez-vous?...

Et voilà ! 37° ! On a beau dire, on a beau faire, avec la chaleur, y'a rien à faire!
Je suis cloîtré à cause de cette période caniculaire, dont vous faites comme moi les frais, je n'en doute pas ! Or, pour ce qui me concerne, je ne supporte pas la chaleur ! Passé 25°, je suis malheureux… Imaginez ma détresse !
A Paris, c'est un four, une chaleur étouffante ; de quoi vous transformer en bipède mi-cuit !
Bref ! le parisien que je suis crève de chaud. Le thermostat du RER flirte avec le chiffre 7 et si le métro est plus frais (selon les lignes), la promiscuité pimente la fournaise... ! Les Champs Elysées sont une plancha pour gambas et les climatiseurs des magasins et des entreprises tombent en panne.... à cause de la chaleur, oui braves gens ! (C'est un principe incroyable mais bien réel !) .


Ma planche de salut ? Mon Oural ! Grâce mon appareil à air conditionné, l'atmosphère de mon domicile est à 24 degrés, soit 10 degrés de différence avec l'extérieur. Tout cela grâce au concours de mon ami Etienne, qui a fait de surprenants travaux d'isolation ! Alors, évidemment, je reste chez moi, même pendant mon week-end ! Je ressortirai quand les ours rentreront dans leurs grottes !
Je vous laisse, je crois que l'orage ne va pas tarder!

vendredi 14 juillet 2006

Jacqueline - Un homme heureux


... A mi-ombre sous la ramure d'un grand chêne, se repose un convalescent ! Il a l'oeil malicieux et dans le sourire une certaine béatitude ...

Cet homme, je l'aime depuis 37 ans !
Cet homme est mon compagnon de route, mon ami, mon frère,
Nous avons navigué sur toutes les mers,
Nous avons à quatre mains joué la même partition et peint la plus belle des toiles...

... puisse la vie nous faire le cadeau d'un peu de temps encore.

Johann - Allons enfants de la patrie!..

J'ai eu le grand plaisir de voir, sous mes yeux ébahis, la quasi totalité de nos blindés paradant à l'occasion du défilé du 14 juillet.
Je travaillais au Congrès et, en revenant à leur caserne, ils sont passés Porte Maillot.
L'avantage, c'est qu'il n'y avait pas de foule et
qu'ils faisaient halte devant moi.
J'ai trouvé ce défilé très impressionnant, et effrayant ; j'ai mesuré tout le bonheur que nous
avons à vivre dans un pays en paix.
Le bruit, la fumée, le
vrombissement des avions, quel spectacle angoissant et fascinant.
Polluants et onéreux
à l'achat comme à l'entretien, je suppose qu'il faut bien ça pour nous protéger contre un belligérant .

Pendant ce temps, au Liban, Tsahal faisait aussi une magnifique démonstration de ses capacités guerrières !
Ca ! Tout le monde sait pourtant qu'il ne faut pas les chercher les Israéliens!

Mais revenons en France. Lors de la garden party offerte par leprésident et sa dame, Jacques Chirac a fait son allocution traditionnelle. "Tout va bien". C'est magnifique ! A part le geste de Zidane, bien sûr. Et, à ce propos, il était nécessaire que le chef de l'état s'exprimâ ! "En vérité je vous le dis", si nous n'avons pas vu la baisse du chômage et des impôts, le coup de tête de Zidane, lui, on ne pouvait pas le manquer !
Enfin ! Jacquot finit son allocution en disant que l'heure du bilan n'est
pas arrivé pour lui...
On comprend que certains réservent le pain noir pour la
fin du repas...

jeudi 13 juillet 2006

Johann - L'animal...

Mais quel est donc ce singulier animal qui squatte le lavabo?
Avec les chaleurs, Chausette ne sait plus quoi trouver comme place au frais!
Il reste toujours aussi attachant!
Je crois savoir qu'il vous fait ses meilleures et amicales moustaches!

mercredi 12 juillet 2006

Johann - des photos!

Pour fêter comme il se doit le retour de mon appareil photo à la maison, voici deux photos d'aujourd'hui! Me voici donc posant devant ma carte d'Etat Major des Alpes afin de situer les secteurs intéressants pour acheter mon studio au printemps prochain.
Ensuite, j'ai mis des outils inconnus pour Bruno dans ses mains; quel mariage!

Johann - C'est le 100 ème !!!!

Voici donc le 100ème message de ce blog! que de chemins et d'actualité déjà parcourus avec vous, les lecteurs.
Lecteurs nombreux parfois puisque, pour la seule journée d'hier, vous étiez 15 à vous rendre sur votre blog favori, nouveau record à battre!

C'est vrai que l'on aimerai un peu plus de commentaires mais je sais aussi que blogger oblige à ouvrir un compte (gratuit, rapide et simple) ce qui peut être fastidieux pour les moins opiniâtres.
Ce 100ème message, c'est donc l'occasion pour Jacqueline et moi-même de vous dire merci d'être toujours plus nombreux à nous lire.
J'ai également une pensée humide pour tous ces blogs qui sont nés en même temps que le notre et qui sont déjà morts. C'est que pour que cela reste intéressant, nous devons écrire souvent...
Avec plaisir...

dimanche 9 juillet 2006

Johann - Merci Thierry

Je me permets de te tutoyer, toi qui a égayé mes samedis soir depuis huit ans. Je viens de voir ta dernière émission, et j'ai reçu un coup de massue sur le crâne en apprenant que c'était la dernière ! Mais que s'est-il donc passé dans la tête de Carolis?

J'ai le sentiment que ma génération devient une nouvelle fois orpheline. Que ton émission fasse les meilleures audiences à cette heure tardive n'était pas pour moi un critère de choix ; elle était un temps de pause culture, badinage, hype et gourmandise populaire.
Génération Ardisson...

Merci Thierry pour ces bons moments. Et je pleure ce soir. C'est stupide, j'en conviens, pour une émission dont j'étais absent. Elle m'apportait tout simplement de la joie, elle me faisait rire et réfléchir tout à la fois. A la télé, on ne devra désormais ni boire, ni fumer, ni parler cul et encore moins dire que le premier vizir est un pourri... Fin d'une époque, fin d'une bande, encore une fois d'une génération, la mienne.

Place désormais au conventionnel, au lisse. Télé lavée de ses absurdités, de ses provocations, c'est la fin définitive de "l'esprit canal" , qui se moquait de tout et de tous, et même de ses détracteurs.
Je savais que le pognon aurait raison de tout ; en la circonstance, la raison politique aura eu la peau d'une émission dont le taux de médiamétrie en faisait pâlir plus d'un... C’est dommage pour Thierry, qui n'aurait d'ailleurs pas été le seul à ressigner pour un an...

Merci donc pour ces années d'interviews, de confrontations, de révélations, d'amitiés, de réflexions, de débats et de jeux. Un jouet cassé... Aucun merci à Carolis ! Fin d'une époque...

Rendez-vous sur canal Thierry et mille fois merci.

jeudi 6 juillet 2006

Johann - Rendons à César...

Vu l'article que j'ai écrit précédemment à propos du mondial, c'est faire justice à l'équipe de France de football de lui tirer mon chapeau et de lui adresser toutes mes félicitations.

Car je n'ai pas résisté au spectacle du match qui nous a opposé au Portugal. Evidemment, j'ai trouvé notre attaque bien molle, ce pénalty opportun mais Thuram excellent !

Pour autant, je ne suis pas converti au foot, loin de là. Gagné cependant par l'euphorie ambiante, il m'apparaît toute réflexion faite, bien agréable de voir des gens heureux faire la fête ensemble, comme je l'ai vu hier sur les Champs-Elysées (cf la photo).

Il s'agit donc à présent de gagner cette finale de coupe du monde, victoire qui sera, comme en 98, scellée par une gigantesque fête sur tout le territoire. Allez les Bleus !

mercredi 5 juillet 2006

Johann - 353 015 !!!

Ce nombre correspond aux naissances humaines et quotidiennes sur notre terre.
Nous sommes 6 milliards d'êtres humains !
Nos avancées technologiques sont incroyables, notre niveau de vie s'est amélioré, nos connaissances sont vastes, mais force nous est de constater que l'on ne peut plus continuer dans cette voie ! En effet, nous détruisons notre terre nourricière !

La naissance de Maël m'a fait réfléchir ; une naissance est-elle opportune ? Eh ! oui, j'en suis là de mes réflexions ! Et si moi, son parrain, je l'aime déjà, si ses parents, je n'en doute pas, sauront l'éduquer et lui apprendre le respect de toute vie, sachez qu'il fait partie des privilégiés !
Ce chiffre de 353 015 est tout bonnement affolant !
Combien d'enfants mourront de faim ou de maladie ? La surpopulation, les ravages écologiques, la guerre, la misère.... la vie vaut-elle dans ces conditions la peine d'être vécue ?
Cette vaste question revêt ausi une notion affective éminemment importante : le petit d'homme naît, à son corps défendant, s'accroche à la vie, c'est bien normal. La solution ?

Voilà le fond de ma pensée : il faut que les adultes cessent de procréer à la chaîne ! Nous sommes très nombreux, trop ? "Le critère" pour avoir un enfant ? Avoir la certitude de pouvoir l'élever dans les meilleures conditions, que ce soit àParis, à Mogadiscio ou à Rio.

Faire naître un enfant est un acte inouï ! La survie de notre espèce est une notion dépassée ! L'humain est omniprésent, omnipotent. Et les autres espèces ? que nous nous arrogeons le droit de faire disparaître... Combien sommes-nous à se faire cette réflexion et peut-on échanger à ce propos ? Il le faut. Il en va de la survie et de la dignité de notre espèce, et du vivant, au sens large du terme.

Offrir ce qu'il y a de mieux à l'enfant, l'aimer à temps plein, éveiller sa conscience (ce que nos parents ont souvent négligé), lui dire le respect qu'il se doit d'avoir à l'égard de la planète.

"Croissez et multipliez vous" n'est plus d'actualité. Engendrer un ou deux enfants par couple me semble raisonnable. Pourquoi ferions-nous disparaître d'autres espèces sans remettre en cause notre présence sur terre ? Bien sûr, c'est à mon avis inéluctable, la pollution, les séismes mettront un terme à cette situation exponentielle mais nous devons agir aujourd'hui, c'est urgent. Dans la veine de cette réflexion, je vous le dis en conclusion, le "développement durable" est une évidence. Et c'est pas gagné...
L'ours polaire est en voie de disparition. Maël ne le connaîtra jamais que dans les pages Web... Quelle pitié !

mardi 4 juillet 2006

Jacqueline - .. un peu de douceur


.... dans ce monde cruel ! Mais quel monde allons-nous laisser à ce bel enfant ? Alors, comme il n'est jamais trop tard pour agir, je vous suggère quelques gestes simples :
- fermez votre robinet tandis que vous vous lavez les dents,
- triez vos déchets,
- allez chercher votre baguette de pain à pied ou à vélo,
- éteignez complètement votre télévision et votre ordinateur avant de vous coucher,
- prenez une douche plutôt qu'un bain,
- économisez le papier de votre imprimante,
- mettez un pull au lieu de pousser votre chauffage,
- arrosez vos légumes aux pieds,
- ne jetez pas vos papiers sur la voie publique,
- éteignez définitivement votre cigarette,
- faites régler votre pot d'échappement,
- prenez les transports publics,
- ne faites pas tourner votre voiture en stationnement,
- anticiper sur un stop,
- renoncez aux produits chimiques dans votre jardin,
- priviligiez la "clim" manuelle dans votre véhicule,

.... la liste n'est pas exhaustive, faites-moi part de vos idées, afin que nous donnions une chance à tous les enfants de la terre.

samedi 1 juillet 2006

Johann - Merci Serge

Aujourd'hui, c'est officiel, nous venons d'apprendre le départ de Serge July de la direction du quotidien Libération.
Au-delà du simple fait que je suis un lecteur assidû du canard, je suis peiné de voir une tête de plus tomber sous les fourches caudines des actionnaires... .. d'un actionnaire devrais-je dire, le principal, depuis un an : Edouard de Rothschild.


Cofondateur avec Jean-Paul Sartre du journal Libé , Serge July a manifesté durant 33 ans un style et une indépendance éditoriale singulières, qui ont fait de ce journal un acteur incontournable de l'information française.

Je suis triste et affligé de constater le désamour des français pour la presse écrite. Par son éclectisme, la presse nous donne des points de vue différents sur l'actualité, angles variés qui permettent aux lecteurs d'affiner son opinion et sa sagacité.


Hélas, la majorité des français se contentent souvent d'un journal du 20 heures médiocre, orienté souvent, des gratuits distribués à la sortie du métro, incessamment à la recherche du "tout pour rien." Et le rien n'a pas de secret en matière journalistique : il se limite aux dépêches de l'AFP , sans investigation ni débats contradictoires. Le débat... qui forme et aiguise la réflexion, un exercice qui nous distinguait jusqu'ici de la bête, a de moins en moins court.
Serge July devait peut-être partir pour des raisons purement professionnelles ? On se souviendra de sa diatribe éditoriale après le "non" au référendum sur l'Europe, notamment. On sait qu'il était le chef d'une équipe aux courants multiples qui faisaient la richesse et l'intérêt de ce journal. Sans lui, qu'en sera-t-il?
Il fait donc le choix (l'avait-il vraiment) de partir afin de permettre à M. de Rothschild de recapitaliser et de relancer le journal...
Je crains que ce quotidien ne change radicalement... Avec le départ de Serge, c'est une page de l'histoire du journalisme indépendant et contestataire qui se tourne.
Ce changement, ce séisme, intervient dans un contexte très dur pour tous les journaux payants. D'ailleurs, le parallèle avec ce qui se passe à Paris Match est intéressant : en effet, le directeur de l'hebdomadaire, Alain Genestar, est lui aussi débarqué par son actionnaire principal, Arnaud Lagardère. Dans cette affaire, point de problème financier, non, seulement la mainmise du politique sur le média. Pour orienter ? M. Genestar aura eu le tord d'afficher en Une de l'hebdo une photo de l'ex-actuelle-future concubine du grand Vizir, je veux parler de Nicolas Sarkozy bien sûr. Lagardère, meilleur ami dudit vizir en a tiré les conséquences .
Incroyable, non ?

Mais le plus incroyable c'est qu'Arnaud Lagardère n'ait pas jugé bon d'informer les lecteurs de Paris Match sur le fait qu'il a fait racheter via la caisse centrale des dépôts (le contribuable) le tiers de ses actions EADS en mars dernier! La Caisse centrale des dépôts en est pour une moins-value de 240 millions d'euros, conséquence du "dévissage" de 27% du titre à l'annonce du possible retard de livraison de l'A-380.

Le Monde, détenu aussi par Lagardère n'y a consacré qu'un article de 278 mots. Libération, comme d'autres quotidiens, en a parlé. Cette clairvoyance sera-t-elle possible sans Serge?

Au revoir et merci Serge. On te retrouve chez Christine ?