
Surpris je m'adresse à un groupe de pompiers isolés derrière le cordon et leur demande qui manifeste : "C'est nous ! Et les CRS nous gazent!"
Une fois franchie les trois rangs serrés et impressionnants de CRS (avec force politesse. J'ai constaté qu'il s'agissait de gendarmes mobiles), je découvre l'avenue du trône en état de siège, embrumée par les gaz lacrymogènes qui striaient l'espacel comme s'il se fut agi de feux de bengale :
Les pompiers étaient venus exprimer leur colère après avoir essuyé plusieurs refus concernant une demande d'une hausse de salaires (70 euros) et la renégociation du protocole de départ à la retraite, cette profession n'étant pas considérée "à risque" ! On rêve !
Ainsi donc, une nouvelle fois, le préfet a envoyé les gendarmes mobiles (équivalent aux CRS mais en plus féroces) contre les pompiers ! Le ministre nain y est allé de sa provocation et a fait embarquer sept manifestants.
Voilà où nous en sommes en France : les forces de l'ordre gazent les pompiers...
Enfin, pour une fois, les gendarmes ont dégusté face à un groupe de pompiers très remontés. La violence, de quels côtés qu'elle vienne, est toujours lamentable mais il est triste de constater qu'en France, l'on n'obtient rien sans démonstrations de force sur le pavé parisien. Lorsque l'on sait que le rôle des policiers est de stopper une manifestation afin qu'elle ait le moins de visibilité possible, on ne s'étonne pas que la méthode entraîne des heurts...
Finalement, je peux vous dire qu'on n'en mène pas large devant ces "robocops", ces gendarmes mobiles armés de boucliers et de casques. Ils sont rompus à toutes les violences, sont prêts à tout subir et à entendre. Et quand ils chargent...



