samedi 1 septembre 2007

Johann - Enfin! Tout va commencer...

Cet été est enfin terminé. Tant mieux!

C'est vrai qu'il fut moche, humide voire frisquet.

Je n'ai jamais aimé les étés. Peut-être parceque, tour à tour, je ne part pas en vacances, il fait trop chaud, je m'ennuie voire.... les trois d'un coup!

Je vous le concède, je n'ai pas été terrassé par la chaleur cette année mais enfin, quel désert était devenue Paris!

Pourtant, lorsque Maman est venue, Il était bien agréable de sa ballader dans Paris qui nous avait offert, pour l'occasion, un temps superbe...

Depuis sept ans que je travaille, je ne suis jamais parti en juillet ni en août de sorte que, attandant que cette prériode passe telle une fatalité, j'ai la curieuse impression "d'hiverner" tout l'été!

La bonne nouvelle est que l'ours va pouvoir sortir de sa léthargie pour regoûter avec gourmandise les joies de la promiscuité, de la pollution et du bruit!

Mais peut-être plus pour très longtemps...


En effet, des projets se dessinent! Première étape offensive; une petite virée chez le vieux à Evian. Il semble être en train de terminer sa période de nidification.

Mais j'ai bien d'autres merles à courir que de le déranger lui et sa colombe! Si je compte m'envoler vers d'autres cieux, il faut que je prospecte ardemment!

Vous n'avez pas tout compris? Ce n'est pas grave! Bientôt le voile de la révélation va se déchirer!


En attendant RAS, la vie suis son cours!

mercredi 22 août 2007

Jacqueline - Hallali !


Les échos de la Clémençais retentissaient samedi dernier de cris, d’aboiements et de vociférations. La main en visière, j’observais le chemin de remembrement. Point d’équipage, d’officiers de vénerie, de piqueurs à l’habit écarlate ou de gens en livrée, non point, tout cela était heureusement bien fini... Il s’agissait d’hommes armés jusqu’aux dents, revêtus pour la circonstance d’un habit vert de gris afin de mieux pourfendre l’envahisseur ! Ne riez point ! Quelle superbe défense fut faite en ces lieux par une poignée de vaillants Français, qui tinrent, j’en suis le témoin auditif, la bête en échec !

Ils avaient été renseignés, le monstre dévastait les poulaillers, il fallait agir, au plus vite. Que serait-il advenu s’ils ne lui avaient fait un sort ?

Je vous sens au bord de l’hilarité… Je vous en prie, reprenez-vous ! Allez donc observer la position de ces valeureux soldats, vous constaterez que le terrain fut opportunément choisi pour la confrontation. Partis dans la brume au petit matin, la rage pour bannière, ils s’étaient juré de l’abattre, foi de chasseurs, l’ennemi fut bruyamment averti ! Avaient-ils assez d’hommes sur le terrain ? Dix, quinze, vingt contre un… c’était un peu court mais ils étaient de vrais hommes, de vrais citoyens, utiles aux autres, capables de servir leur pays !

Sur les bords de la pièce de terre, certains donnaient des ordres pour qu’on se hâtât, de peur que la bête ne fit payer à la meute la victoire qu’ils allaient inéluctablement remporter. La traque durait, la bête, apeurée, devait s’essouffler.

Pendant un intervalle de silence, je crus qu’elle leur avait échappé, mais non, ils étaient trop nombreux. La traque porta ses fruits de mort… La bête, sur la fin, vint se jeter dans la souricière. Un coup de fusil retentit, puis un second … J’entendis la meute se faire les dents sur la chair palpitante…
Ce fut un spectacle superbe ! Les renards et autres lapins étaient avertis, ça n’était qu’une mise en bouche, en septembre, ils partiraient en campagne ! Non mais….

vendredi 10 août 2007

Johann - Quelques images





Voici quelques images prisent lors du dernier week-end, à l'occasion de la venue de Môman. Paris, hormis les zones touristiques, était désert ; c'était bien agréable de jouir du "silence" dans la capitale. Nous avons eu un temps relativement clément, voir bien ensoleillé.


Encore un moment délicieux au cours duquel des décisions importantes ont été prises mais ça, c'est une autre histoire!

mardi 7 août 2007

Johann - Canours

Connaissez-vous la véritable histoire de Canours ?
Non bien sûr. Tout le monde semble avoir oublié cette histoire qui constitua une des pages les plus sombre du Chablais. Perdue au creux des ages, cette histoire m’est revenue depuis peu par quelqu’un qui a fort bien connu Canours.

Laissez-moi vous conter son histoire…

Il était un jour, sur les bords du Lac Léman, une canne nommée Isabelle. Elle était belle comme les névés et son plumage blanc souffrait la comparaison avec les rayons du soleil éblouissant le lac.
Isabelle était née d’un couple aimant et réputé dans la région. Ils avaient, selon la légende, réussit à mettre en fuite deux loups affamés voulant manger leurs œufs. Une légende était née ce jour-là. Et Isabelle grandit toute auréolé de félicité ; La canne bénie des Dieux !
A cette époque, Evian n’était pas autant développé qu’aujourd’hui et les bains lacustres n’étaient réservés qu’à quelques fantasques éméchés. Le lac, pour ainsi dire, était un havre de paix, caressé par les multiples vents soufflés de l’autre rive : La Suisse. Les eaux pures et translucides étaient le berceau de vies joyeuses et de nourriture abondante pour les canards du Chablais.
Ainsi s’écoulait les jours tranquilles d’Isabelle, jeune canne courtisée et respectée, même par les jars et autres cygnes.

Mais un jour d’octobre, la vie de notre canne bascula dans l’horreur.
Alors qu’elle chassait un têtard au milieu des roseaux, sur les berges de Petite-Rive, elle se fit arracher aux eaux délicates du lac par celui que l’on nommait Grizzours, un ours malfaisant, fourbe et chafouin qui prenait un malin plaisir à venir sur les bords du lacs pour troubler une atmosphère qu’il trouvait trop paisible.
Ce que fit Grizzours ce jour-là, je ne peux décemment pas vous le dire, mais de cette douloureuse et terrible rencontre naquit Canours, né d’une union affreuse que la morale réprouve entre Isabelle et Grizzours.

Isabelle mourut peu après la naissance de Canours et ses dernières paroles furent prononcées pour maudire le fruit de son plus grand drame. Elle sorti du lac pour s’éloigner de tous ceux qu’elle connaissait et partit expirer près de la source Cachat, un peu dans les terres, seule et humiliés jusque dans son sommeil éternel.

Canours, lui, resta seul et abandonné sous un ponton, trop jeune pour comprendre le drame que le destin tissa autour de son existence.

A suivre…


Canours était d’une laideur sans pareil dans le Chablais. Il avait le corps d’un canard obèse, mais ce n’étaient pas des formes mais des poils d’ours ébouriffés qu’il avait hérités de son père ! De plus, il possédait une petite queue d’ours, ainsi que des dents acérées qui le séparait définitivement des deux espèces…

Croyez-vous qu’une cane bienveillante aurait pris soin de lui ? Non, sa laideur tenait à l’écart tous les habitants du lac. On cancanait derrières lui, les cygnes le poursuivaient pour lui donner des coups de becs. Les charognards, quand à eux, tournoyaient autour de lui en espérant qu’il succomberait à sa solitude.
Canours essayait de reproduire les actions des canards qui vivaient sur le sac, en mangeant des petits vers, des insectes ou des plantes aquatiques. Mais ce régime ne lui convenait guère, et il ne grandissait que peu.

Jusqu’au jour où, dans un instinct de carnassier, il plongea dans l’eau et attrapa un petit poisson qu’il dévora d’un coup sec, en n’en recrachant que le squelette. Les autres habitants du lac, toujours intrigués par la vie de Canours le hideux, en furent horrifiés, et firent tout pour le chasser du lac.

Mais Canours grandissait très vite, et atteignit rapidement la taille d’un cygne, avec des poils toujours plus longs et plus touffus. Dans un esprit de vengeance, il poursuivait les anciens moqueurs en leur montrant ses dents.
Ainsi, il devint la terreur du lac, et il n’y eut plus d’animal qui osât s’approcher de lui à moins de plusieurs dizaines centaines de coups de palme.

Mais la solitude se faisait de plus en plus pesante, et il errait sur les eaux et les rives, à la recherche d’un ami. Tous ceux qui le voyaient, même les animaux terrestres, le fuyaient comme un monstre sans nom. Pourtant, derrière l’agressivité affichée de Canours, il y avait un cœur généreux et bon qui battait. Mais seul, à quoi bon ?
Jusqu’au jour où il rencontra un Chevals qui n’avait jamais voulu ouvrir les yeux par peur de la méchanceté du monde.

Il se nommait Schwals et venait du pays de Gex. Ses malheureux parents, après une vie de labeur éprouvante, avaient fini en saucisson de chevals.
Schwals parti seul errant de désespoir à la suite de ce drame cachant sa vue par des feuillages, ce qui le rendait, de cette façon, très discret.

Pourtant, Schwals était connu. On pleurait dans les poulaillers, les écuries, les mares et étables à l’évocation de son histoire. Il était devenu, jusque dans le Chablais, un exemple de malheur et d’apitoiement qui faisait fondre les cœurs.

Le jour où Canours vit Schwals, cela faisait plusieurs semaines que personne n’avait pas vu le poulain. Il s’avançait hagard, et s’engageant sur un ponton du lac Léman. Marchant aveuglément, il ne vit pas qu’ils étaient nombreux, habitants du lac et de ses berges, à l’observer. « Schwals, le pauvre Schwals était là ! ».
Mais à trotter ainsi sur le ponton, il fit une chute énorme dans l’eau, provoquant une gerbe d’eau qui inspira le grand jet de Genève. Après une surprise toute légitime, le monde du Léman se mit en alerte pour la vie de Schwals car, voyez-vous, les chevals ne sont pas de bons nageurs.
Les ombles, truites, cygnes, mouettes, tous tentèrent en vain de remonter le noyer à la surface.
Canours qui, caché plus loin, n’avait rien loupé de la scène se précipita à l’aide. Il se mit à l’eau, affolant son monde mais déjà, il avait plongé, sans se soucier de l’effroi général.

Pendant plusieurs minutes, on ne revit personne à la surface et tous les observateurs, prudemment éloignés, se prenaient à espérer un miracle. « Pourvu que Canours na mange pas Schwals ! ».
Puis soudainement, réapparut le chevals, puis Canours qui, le tenant hors de l’eau, le poussait vers les berges. Quand ils furent à sec, durant quelques secondes, se fit un grand silence parmis les habitants du lac. Et d’un coup, chacun laissa éclater sa joie de se sauvetage merveilleux ! « Personne d’autre que Canours aurait pu sauver Schwals !! ».
Le poulain, ouvrit ses grands yeux et regarda Canours. Il lui fit un grand sourire… de Chevals, et le regarda avec une tendre gratitude avant de se serrer fort contre lui.

Depuis ce jour, Schwals garda tout le temps les yeux ouverts car il savait désormais que le monde n’était pas que méchanceté.
Canours, lui, n’était plus seul : Il avait un ami ; celui que l’on nomme désormais Canaschwals ! Et même bien d’autres ! Car depuis ce jour, Tous les habitants du Chablais se conduisent aimablement avec le grand sauveteur.

Canours, depuis ce jour, vit heureux sur les bords du lac. On dit même qu’il est aimé. Mais ça, c’est une autre histoire !....

lundi 30 juillet 2007

Johann - Spécial photos du dernier Week-end à Evian


(ici, il y a la grange que l'on a "visité" près de Moûtiers... Sisi! derrière l'arbre! y'avait bien d'autres photos mais je me suis dit paradoxalement que celle-ci serait parlante! lol)











(Photo3 et 4; Aurore etdeux de ses enfants Thomas 9ans et Charli 5 ans. Il manque leur grande soeur Margot 15ans)

(photo4; on a eu beaucoup de chance question pluie ce week-endcar on est plus ou moins passé entre les gouttes et avons eu de beaux rayons de soleil)

(Photo5; La tanière de l'ours Jean-guy)