mardi 26 août 2008

Jacqueline - Un été à Paris




C'est un appartement confortable, lumineux, meublé avec goût, c'est le nid de mon fils Johann. J'y ai séjourné quelques jours en août, un temps qui m'a permis, comme à chacun de mes passages à Paris, de me détendre, de faire le plein de tendresse et de découvrir de nouveaux quartiers parisiens. Mes vacances à moi !


Comme à notre ordinaire, c'est en forêt que nos pas nous ont conduits pour notre première promenade . Il faisait chaud ce jour là. Rien ne bougeait. Je fus surprise par la sécheresse du feuillage, roussi déjà, des couleurs quasi automnales.

Tout au long de notre parcours, nous nous sommes abreuvés avec délice sous le jet des fontaines, lesquelles sont distribuées aux carrefours des grandes allées, un bonheur ! Quoi d'autre ? Nos sujets de conversation ? Multiples, bien sûr : famille, politique, projets respectifs, tout y est passé ! C'est que ni le téléphone ni l'informatique ne nous permettent de voir se peindre sur le visage de l'autre émotions et contrariétés. Un coup d'oeil, un silence et le tableau se teinte d'ombres et de lumières précieuses, que l'on emporte au départ.






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Au milieu de la semaine, nous avons visité l'appartement de Bruno, lequel emménageait. Le 17ème est un arrondissement plein de charme et mérite qu'on s'y attarde.




Et puis il y eut cette déambulation le long du canal St Martin. Les écluses m'ont fascinée ! Le soleil cet après-midi là jouait l'Arlésiennes. Finalement , un orage a crevé le ciel, nous jetant littérallement sous l'auvent d'un café, lieu singulier s'il en est, tenu par une association. Les boissons y sont abordables et l'ambiance chaleureuse. Son nom ? Pfuitt !!! Si vous longez le canal , vous ne pouvez le louper.


L'hiver aura sonné lorsque je retournerai à Paris. Ce sera bien aussi ; le métal et l'irisé statufieront les rues et les immeubles, les jardins et le lac Daumesnil. Pourvu qu'il fasse froid, et beau !

jeudi 21 août 2008

Johann - Enfin !!

Ah je sais, je sais !!! Il y a du laissé-aller dans l'entretien du blog ces derniers temps. Pensez-vous ! Près d'un mois sans article, sans photo, sans signe de vie. Certains d'entre-vous ont dû prendre peur, très certainement !
Il y a pourtant des explications à ce silence. Ma mère a les siennes, toutes personnelles, je n'en parlerai donc pas. Pour ma part, je n'ai jamais aimé l'été. Il y fait trop chaud et tout le monde part. Si je ne prends jamais de vacances en été c'est tout simplement par choix ; le temps est plus doux en juin ou septembre, on est bien plus tranquille et les prix sont dérisoires.

Pourtant, je tire un peu sur la corde en ce moment. Le travail me bouffe toute mon énergie ; je n'en puis plus !

Il y a pourtant eu quelques bons moments. Jacqueline a passé six jours à la maison. Elle a découvert mon nouvel intérieur, lequel, je crois, lui a plu. La semaine dernière, je suis allé rendre visite à mon copain Jean-Guy le temps d'un trop court week-end je vous en laisse quelques épreuves.

A présent que l'été touche à sa fin, je pense pouvoir me remettre à écrire !


A très bientôt donc!

vendredi 25 juillet 2008

Jacqueline - A droite, toute !

Tandis que les deux Chambres légifèrent, les Français se dorent au soleil... C'est bien normal, me direz-vous, après une année de travail, de tension, de pollution ...

Les plus réjouis pourtant ne sont pas encore partis. Je parle bien sûr de ceux qui détricotent dans l'ombre ce que la gauche d'après guerre avait si durement acquis, gagné sur les mêmes, au profit des salariés. Ils ont la banane , je vous le dis !

Demain, quand les peaux seront débarassées du dernier grain de sable, quand les parasols et les chaises de jardins seront remisés, ils se réveilleront, ceux du privé, qui devront s'assouplir un peu plus l'échine, ceux du public, lesquels auront beau vitupérer, battre de la semelle dans les manifs, la Loi sera passée...

Et les petits ? Les sans grades ? Qu'ils continuent de se taire ou de brûler la voiture de leurs voisins de palier, ça ne changera rien à l'affaire ! Le boulevard est libre ! Regardez-les passer, les députés de droite et les félons de gauche, les banquiers, les "capitaines d'industries" , vautrés dans un luxe mal acquis, la moustache soignée, la voix toute en inflexions hypocrites, tantôt d'une onction feinte, tantôt d'une gravité absolue... Ils se pourlèchent les doigts : un gras portefeuille leur a glissé sous les manchettes, une direction leur a miraculeusement échu, pour prix de leur silence, de leur compromission...
... J'en pleurerai !

jeudi 24 juillet 2008

Johann - Tout s'arrange!

Bon, on peut dire que les dernières semaines de travail n'ont pas été faciles... Une tension très désagréable, un directeur qui me prend en grippe, de nouvelles recrues incompétentes, lesquelles restent 2 jours, les anciens, malades à tout bout de champs et, pour clore le tout, moi qui me blesse vendredi dernier à la main et au bras (assez sérieusement) en voulant retenir une bouteille.
Croyez-vous que j'ai fait rédiger un accident du travail ? Et non ! Compte tenu du contexte, j'ai continué de travailler ! Ha ! Ca ne s'est pas fait simplement mais bon, je suis vivant.

... vivant certes, mais usé. Il est grand temps que je prenne des vacances et ça n'est malheureusement pas pour demain !

Une satisfaction pourtant, et une gande : l'aménagement de mon appartement est quasiment terminé. Je dois bien dire que je suis très heureux du résultat. Il reste encore un ou deux détails à régler mais le principal est là.

Je joue encore d'un peu de mystère en ne publiant pas de photo car je voudrais réserver une surprise totale à ceux qui me visiteront, notamment à ma Maman sans qui rien de tout cela ne serait. Elle sait que c'est bien mais elle risque d'être très surprise du résultat !

Le studio du rez-de-chaussée a été repris par un de mes collègues. Je l'ai aperçu hier à la terrasse du café de mon quartier, ça fait bizarre !...

Au fait, pour ma blessure, ça va bien mieux, grâce aux bandages magnifiques et à l'attention de ma collègue Chantal. je la remercie vivement.
(prises de vue de chez moi; to the left et to thr right! ca change le panorama!)

vendredi 11 juillet 2008

Jacqueline - Grandes manoeuvres à la Poste

Lettre adressée aujourd'hui vendredi 11 juillet 2008 au siège social de la poste :

A l’attention de Monsieur Jean-Claude Bailly

Monsieur Bailly,

Nous avons ouï dire mon mari et moi que votre direction envisageait de changer le statut du Groupe La Poste, d’ouvrir son capital à hauteur de 20 % et de lui faire endosser de nouveaux habits…
Courrez sans délai Monsieur aux défilés de mode ! A moins qu’à votre palette de compétences vous comptiez celle de couturier ? Quoi qu’il en soi, vous aurez à cœur de parer le mannequin de ses plus beaux atours afin d’ exciter la convoitise des carnassiers tapis dans l’ombre… nous n’en doutons pas.
Le service public ? Le personnel ? C’est le cadet de vos soucis ? Vos dents, que vous avez longues sans doute, comme ceux qui vous prêtent la main dans cette entreprise de destruction, ont si bien dépecé la bête qu’elle n’a plus que la peau sur les os ? Diantre ! Ménagez votre dentition Monsieur Bailly, un jour, vous n’aurez plus que des chicots…
Et ne prenez pas vos clients pour des demeurés ! Nous ne sommes pas dupes de vos manœuvres !
Quant à nous, modestes clients, si cette privatisation devait avoir lieu, oui, nous disons bien « privatisation », une perspective que vous déguisez fort habilement, nous quitterions séance tenante votre Etablissement. Vous en avez cure ? J’en ai connu Monsieur, des cadres de votre acabit, qui ont scié la branche sur laquelle ils étaient confortablement assis… Que croyez-vous qu’il leur arrivât ?
Nous ne saluons, Monsieur Bailly, que les gens dignes du service qu’ils sont supposés rendre à la collectivité, laquelle, je le sais, rémunère grassement ses cadres…