jeudi 29 juillet 2010

Jacqueline - Diffamez, il en restera toujours quelque chose !

Le 20 mars dernier, une femme de rendreux se jetait dans son puits. Son mari clame depuis que je suis responsable de ce geste funeste. Notre vie, depuis, est un enfer. Si je décide de publier ce message, c'est pour rétablir la vérité, laquelle ne me lavera jamais de l'opprobe dont moi et ma famille sommes l'objet .

..... Durant ces quatre vingt douze jours, j’ai mille fois été sur le point de franchir la route qui sépare nos deux maisons et puis, je ne pouvais pas, la souffrance que tu m’as infligée Jean-paul était toujours là bien que je t’avais pardonné depuis longtemps.
Avant de poursuivre dans ce chemin de la reconstruction, il y a quelques petites choses que je voudrais te préciser .
Début mai, à l’occasion de la fête de la femme, un correspondant de Presse Océan a souhaité parler de mes engagements féministes et de mon roman en cours, j’ai accepté, avec quelques réticences. Je te précise qu’il me faut 18 mois à deux ans pour écrire un livre lequel, lors de cet entretien, était achevé.
Il est venu un dimanche matin à la maison, nous sommes restés une petite heure ensemble.
Son article est paru le 8 mai. Ce jour là, j’ai visité Jeanne, laquelle m’a félicitée pour cet article, puis ce fut au tour de Renée et Jean Poulain de me dire qu’il l’avait également apprécié.
Le mercredi qui a précédé le décès de notre voisine, je l’ai aperçue dans le fond de son jardin, je lui ai demandé si elle allait bien, elle m’a répondu :
- Non, j’ai pris les trois lignes extraites de ton prochain roman pour moi.
Surprise, je lui ai expliqué comment je travaillais en lui précisant que cet ouvrage était parti à l’édition, donc écrit depuis bien longtemps avant qu’elle ne se décide à placer sa belle-mère en maison.
Alors elle m’a listé les choses qui l’oppressaient : la maladie de son mari, ses craintes de le voir sans travailler, le fait d’avoir eu des enfants après 40 ans et les difficultés qu’elle rencontrait pour les éduquer , sa fatigue, sa solitude etc…. Elle a appelé Joël, lequel a refusé de me parler.
C’est alors qu’elle m’a demandé si c’éta it moi qui avait laissé la photo de cet article dans sa boite et celle de sa belle-sœur.
J’en suis restée bouche bée ! Je lui expliqué que je ne pouvais afficher mon portrait dans un journal lu par des milliers de gens et aller sournoisement le placer dans ces boites. Au passage, je lui rappelé que j’étais d’une nature franche et que lorsque j’avais quelque chose à dire, je n’envoyais pas le facteur à ma place ! Je lui ai alors suggéré que dans son entourage familial ou de voisinage, une personne n’ayant pas le courage de lui dire franchement ce qu’il ou elle pensait du placement de Thérèse, avait de manière éhontée utilisé cet article pour le lui signifier.
J’ai insisté auprès de Marie-claude sur le sentiment que m’inspirait cet acte d’une grande lâcheté !
Elle a semblé rassurée et a de nouveau invité Joël à se joindre à notre entretien. Il s’est défilé. Déçue, elle m’a demandé de lui donner l’intégralité de l’entretien que j’avais eu avec M. CRUSSON (les articles sont très fréquemment taillés par la rédaction du journal). C’est à ce moment là qu’elle m’a instruite du lien qui unissait M. Crusson à Thérèse.
Et puis, est arrivée une de ses amies.
Je lui ai dit de ne pas se projeter dans les livres des écrivains, qu’étaient nombreux ceux qui étaient contraints de placer leurs parents en maison et qu’à ce compte, ils pourraient, eux aussi, se sentir ciblés par de tels écrits. Je l’ai invitée à passer à la maison dans la semaine pour en parler si elle le souhaitait, que cela me ferait plaisir de la voir.
Le lendemain, nous sommes passés Michel et moi chez elle pour discuter . Marie-Claude n’était pas là, Joël s’est défilé, une seconde fois…. J’ai laissé l’intégralité de mon entretien avec ce correspondant dans leur boite.(en PJ)
Tu connais la suite ………
Le courage pour Marie-claude Broussard aurait été d’élever ses enfants, celui de Joël eut été d’être plus attentif ……
J’ai aussi tenté de parler avec les Georget, lesquels, peu courageux, n’ont pas donné suite à ma main tendue. Ils préféraient sans doute eux aussi se défiler, c’est tellement plus facile de rejeter sa culpabilité sur un tiers…
J’ai beaucoup de mal à me remettre de ces accusations… Nous nous sommes sentis salis, moi et ma famille.
Au moins, il y aura une personne dans le village qui aura la vraie version des évènements.

jeudi 19 novembre 2009

Mon métier

Je suis à un carrefour professionnel de ma vie. J'ai trente ans et voilà près de neuf ans que je travaille dans la restauration.

N'ayant pas fait d'études qui me prédestinaient à ce corps de métier, j'ai construit mon CV d'abord modestement, à tâtons.


Très rapidement pourtant, j'ai manifestement développé des aptitudes qui m'ont permis de travailler dans des établissements toujours plus renommés, jusqu'à l'opportunité de mes premiers postes à responsabilité.


La force de mon parcours professionnel tient en ce que j'ai balayé un large univers de la restauration allant de l'hôtellerie au restaurant de luxe, en passant par des cuisines plus... exotiques.


Ce qui me permet de faire le petit bilan qui suit, a l'heure où la TVA en restauration est baissée depuis déjà le début de l'été.



A mon humble avis, les conditions de travail ne cessent de se dégrader dans ce milieu. Depuis un certain nombre d'années, il y a une reprise en main de grands groupes de la restauration (les frères Blanc...) par les financiers. Ces nouveaux investisseurs (terme mal approprié puisqu'ils ne dépensent pas un kopeck à part l'achat) n'ont aucun amour du métier. Ils sont là pour faire de l'argent U-NI-QUE-MENT. Réduction de frais de personnel, de mobilier, de fournitures et qualité de cuisine en baisse, voilà les conséquences du passage de ces essaims, vidant de leur substances d'anciennes Maisons de renom.


Mais cette gangrène se constate aussi dans des groupes qui sont restés familiaux. Les économies d'échelle n'ont jamais été aussi importantes et les salaires aussi bas.


Ces gains sur les coûts se font donc entre autre, naturellement, grâce au vice des payes. Combien de système de rémunération ai-je connu? Trop. Au point, pourcentage, au black, au fixe et j'en passe!...


L'arnaque monumentale étant de dire au garçon qu'il est payé au 15% du chiffre d'affaire. Il est payé SUR les 15%, mais pas A 15% nuance! Car quand le serveur ramène la caisse de sa journée en fin de service à 2000 euros, il ne va pas repartir avec 300 euros, non bien sûr. Il y a les maîtres d'hôtel, les commis, les demis chefs de rangs à payer sur ce tronc commun. Mais la filouterie des patrons consiste à faire passer sur ce même tronc le salaire des hôtesses et le coût du ménage, qui sera fait par les chefs de rang! (Économie d'échelle immense!). Le chef de rang repart avec ses 60 euros la journée pour 9 à 10 heures de travail et merci madame!


Le pourboire, lui, n'étant quasiment plus là...



Moins payer pour un patron, c'est évident. Moins embaucher, c'est encore mieux. Pour continuer à rogner sur les coûts, le but du jeu consiste à donner un nombre de tables toujours plus important au serveur, tout en lui demandant la même qualité de service. Je vous rassure, arrivé un moment, il n'est pas possible d'avoir cette même qualité de service. Mais peu importe, plus c'est gros, plus ça passe (merci Chichi !). L'important étant de ne pas avoir de "rupture de service" et que le client reparte satisfait. (Oh le client, tant qu'il a son assiette à temps!...)


C'est donc dans un contexte où vous ne pouvez pas vous occuper correctement du client que la direction met en place des concours de vente (sur les eaux, les fruits de mer...). Nous sommes dans la déshumanisation la plus complète de la "relation" client.



Depuis la baisse de la TVA, les médias crient au scandale sur la non baisse des prix. C'est un fait! Le café a perdu 10 centimes, la crème brûlée 20 et rien n'a bougé sur le reste, voire cela a augmenté! Il y a-t-il eu des embauches comme promis? Non! Des augmentations de salaire? Oui, comme pour le café, 10 centimes! Des investissements? Mais que dalle!


On nous parle de suppression de la taxe professionnelle. Je suis pour qu'elle ne s'applique pas à la restauration en France qui a des comportements indignes.



Enfin, je sais que ce que je raconte ne se passe pas dans toutes les boites. Il y a, et c'est heureux, des milliers de petits restaurants qui ont encore une âme, où le client n'est pas pris pour un gogo, où l'amour du métier se respire en salle autant qu'en cuisine. Et, rendons justice, il y a "tellement" d'entrepreneurs respectueux avec leur personnel, inventifs et passionnés! Je n'ai malheureusement pas travaillé avec eux, pour le moment...



C'est dommage, ça pourrait être un beau métier. A mon niveau de compétence, j'essaye de faire de mon mieux pour que le plaisir soit partagé autant par les clients que les gens qui travaillent avec moi.

mercredi 23 septembre 2009

Du principe du pourboire

Qu'est donc devenu le pourboire?
Voilà huit ans que je travaille dans la restauration et je constate qu'il y en a de moins en moins.

Ce que je déplore plus encore c'est que les français ne comprennent pas qu'une petite rétribution à un serveur, c'est beaucoup de choses!

D'abord, cela signifie que l'on est satisfait du service, évidemment. Mais on peut ainsi signifier que l'on a passé un bon moment avec le "garçon", qu'il y a eu une attention, un geste particulier.

C'est aussi très valorisant pour le serveur!

En outre, il ne faut pas oublier que cela représente une partie de son salaire!


Le serveur travaille, généralement, assez peu pour le plaisir (!). Ce n'est pas non plus un larbin. Quand il fait des efforts de service, des assauts d'aimabilité, il "travaille" son pourboire aussi. Un client satisfait, qui laisse du pourboire, sera toujours mieux servi. Scandaleux? Non. La qualité de service reste naturellement la même. Ce qui change, ce sont ces fameuses attentions en plus, et c'est justice.


En revanche, et comme je dis souvent, il y a bien pire qu'un client qui ne laisse pas quelques euros sur table. Il y a celui qui laisse des centimes. J'en ai même vu qui laisse des pieces de cuivre. Et là, c'est carrément insultant!


Alors que faire? Que donner? Tout cela est à l'appréciation de chacun. Certains laissent 10%, parfois plus. Cela dépend beaucoup du montant de l'addition. Disons que si l'addition est de 100 euros, laisser 2 euros fait un peu radin, 5 me semblant le minimum. A tout le moins, et c'est chose bête à dire, mais si tous les clients du restaurant ne laissaient ne serait-ce qu'un euro par personne, ce serait formidable!


Enfin, pensez bien que c'est un travail très difficile où l'on fait facilement 50 heures par semaine, debout, à un rythme souvent soutenu avec des horaires décalés, parfois des jours de repos non consécutifs et j'en passe. Mais nous sommes là, avec le sourire pour vous acceuillir.


Alors si le service vous a plu, laissez un petit quelque chose, ça fera vraiment très plaisir!

mardi 23 juin 2009

Jacqueline - Notre tournée estivale 2009


LES BATRACIENS
PRESENTENT : "Crise de mère"

de Martial Coursier

Dimanche 25 juillet 2009 - 18h30
au plan d’eau de Guenrouët
Mise en scène : Jacqueline Biheu-Vimard

Avec : Stéphanie Billy, Romuald Biheu, Lucie Rivau, Julie Cussonneau
Notre "Première" a eu lieu dimanche dernier à Pernel - Dréfféac. Ce fut un succès !

vendredi 15 mai 2009

Jacqueline - Dihan

"Dihan", "pause" en breton. Les quelques heures vécues dans cette yourte furent un temps de respiration.
A quelques minutes de Carnac et de la presqu'île de Quiberon, Myriam et Arno nous ont accueillis à la ferme de Kerganiet, sur Ploëmel.

Plusieurs formules s'offraient à nous pour le couchage : une chambre à la ferme, une cabane dans les arbres, une yourte, posée au milieu d'une immense prairie, elle-même cernée de bois.

C'est pour Nadaam, nom de notre yourte, que nous avons opté. "Nadaam" est le nom donné à une fête traditionnelle mongole, temps fort d'une rencontre qui donne aux habitants l'occasion de s'affronter au tir à l'arc, à la course de chevaux ou à la lutte.

Comme vous le voyez sur ces images, nous avons dormi dans un cadre idyllique ! Surface de la yourte, environ 26 m2 pour une hauteur approximative de 3,50 en son milieu. Les commodités ? Un poële au gaz, des toilettes sèches, un éclairage aux bougies ou une lampe autonome, manuelle.

Au matin, nos hôtes nous ont déposé un panier déjeuner , que nous avons consommé sur la terrasse, au soleil !

Merci à Romuald et Stéphanie, qui nous ont offert ce joli cadeau pour Noël.
Si vous souhaitez, comme nous, vivre quelques heures d'un absolu bonheur, voici les coordonnées du lieu :
contact@dihan-evasion.org
ou 02 97 56 88 27
leur site : http://www.dihan-evasion.org