j'ai le grand plaisir de vous faire part de la nouvelle Une du magazine Le Point:
"Fonctionnaires: la face cachée de leurs avantages".
C'est démago et racolleur à souhait, une sorte de mélange entre Julien Coubet et JP Pernaut.
Bon en tous cas l'effet est réussit; ça plaît ou ça énerve.
J'aurai quand même tendance à trouver cela amusant dans la mesure où je suis surpris qu'un tel gouvernement n'ait pas réussit à tous les éliminer (les fonctionnaires).
Impressionnant de voir l'effort fait par les média pour liguer les catégories contre les autres.
"diviser pour mieux régner" disait ce bon Jules.
Non! le fonctionnaire n'est pas un paria, un rat qui bouffe au collet de la société, une vermine insidieusement intégrée... (une propagande en rappelle une autre...).
Les fonctionnaires sont 4 millions de personnes qui travaillent au bon fonctionnement de l'état et de ce qui nous reste comme services publics. Si il existe (et c'est certain) des problèmes de gestion, des carences, il serai intéressant que l'on sanctionne les vrai responsables: les grands responsables de ces entreprises ou services d'état. Ceux-là, souvent énarques viennent souvent du privé et ont comme seule qualification à leur nomination d'être en odeur de Sainteté avec l'un ou l'autre des dirigeants politiques.
Eux ne sont jamais inquiétés, toujours promotionnés. Mais le bon français moyen (en êtes-vous?), lui, s'en fiche. Lui il souhaite des "dégraissages" des "licenciements" la fin des accords salariaux dans les entreprises et services publics. Car enfin, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait que lui qui soit dans la mouise...
- Les salariés du privé demandent au public de ne plus avoir d'accords spéciaux car eux (le privé) ont déjà presque tout perdu, faute de s'être battu.
Et dans ce beau déroulement du fonctionnaire "bouc émissaire", la réponse ultime est la privatisation des entreprises. Ca fait plaisir au français moyen, il a un sentiment de justice et a l'impression qu'on lui rend ces sociétés injustement spoliées par la vermine fonctionnaire.
C'est toujours le même processus.
1- campagne de dénigrement de la société et/ou de son CE
2-campagne publicitaire pour la dite entreprise.
3- annonce d'une "ouverture de capital" sans intention de privatiser
4- re-pub
5- mise en bourse. L'état ramasse.
6- augmentation des tarifs, et "réduction d'effectif"
7- privatisation totale ou partielle.
Entre temps cette entreprise qui appartenait à tous n'appartient plus qu'à quelques uns. Maintenant pour que l'ex-entreprise publique vous appartienne, il faut payer!
Mais en réalité, les politiques savent bien ce qu'ils font et n'ont pas de haine particuliere pour les fonctionnaires... Ils en sont eux-même! ils agissent juste en fonction du libéralisme et du capitalisme à outrance.
Quand à la société, "ex-monopole", elle n'appartient même pas à ceux, pauvres stupides, qui ont acheté des actions mais bien aux banques et aux Fonds de pensions.
Dois-je vraiment faire une conclusion? Ceux qui ont compris le reste font déjà preuve d'ouverture d'esprit. Mais je pense aussi que ceux qui ne sont pas d'accord ne le seront jamais. Je ne lutte pas contre ceux qui ne sont pas du même avis mais contre la majorité silencieuse, non informée et placide. C'est elle , celle qui ne manifeste pas, qui jalouse le salarié d'à côté, qui vote un coup PS un coup UMP- c'est elle qui tue la France. Et pourtant ces gens là sont une arme de mobilisation massive!
Premier mot d'ordre à tous ces gens: tous les salariés sont dans le même bateau! tous à la manif le 7 mars pour la défense de nos emploi et contre le contrat unique d'embauche! No Passaran!
1 commentaire:
C'est bien l'ensemble des médias qui conspue les fonctionnaires et comme le cerveau du bon peuple est formaté pour penser et agir dans le sens du vent... notre pauvre service public sera demain à portraitiser au musée Grévin. La France a le gouvernement et les élites qu'elle mérite ! Mais, ne perdez pas courage, c'est la conscience individuelle qui fera évoluer notre société. Parlez donc, débattez et agissez. La politique de notre pays est entre les mains de chacun, toi, lui ou elle, moi, ensemble.
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