dimanche 17 septembre 2006

Johann - souvenirs présents

C'est vrai, de toi je me souviens de tout.

Je me souviens qu'un douze septembre 1986, tu t'es penchée sur moi pour m'embrasser avant que Morphée ne vienne te relayer. Je ressens encore ta peau de pêche que tu n'as pas perdue. Une tendresse infinie qui m'a toujours accompagné.
Je me souviens de nos promenades dans les parcs de Nantes, seuls comme deux âmes liées à jamais. Je revois ton regard plein de tendresse alerte lors de mes jeux enfantins, jamais à plus de deux enjambées de toi. Et glissant sur une pierre lisse, enivré, avec un clin d'oeil que je voulais délicieux, malicieux et reconnaissant pour toi, reine de mes jeux et de mes joies.
Je me souviens de tes mauvaises heures que je vivais (et que je continue à vivre) comme des moments d'atroce détresse. Tes larmes devenaient un vrai corrosif pour mon coeur. Tes sanglots furent comme une véritable remise en question de ma quiétude et de l'harmonie de la vie, moi qui n'ai jamais vécu que par toi.

De tout, je me souviens de tout.

Mais le seul cadeau dont je garderai un souvenir pérenne est ton amour sans faille pour ce petit être qui est ton fils.
Pouvaient-ils croire qu'un cordon pourrait nous séparer? Il me semble pourtant que seule la mort de l'autre pourrait nous éloigner.
Est-ce possible?

Non, je ne le pense pas. Hier, aujourd'hui et demain, je serai la corne d'abondance d'amour dont tu as pu manquer.

Les Dieux ne meurent jamais.

1 commentaire:

Jacqueline et Johann a dit…

Mon p'tit Loup.... oui, je t'aime très fort.