vendredi 18 mai 2007

Johann - Déjà vu?

L'intelligentia médiatique de la Présipauté sarkozyste n'est plus à un hold-up près...

En effet, après avoir pioché dans les références socialistes pour galvaniser les masses populaires, après avoir reprit, sans complexe, les thèses et maximes frontistes et, dernièrement à Boulogne, pillé la mémoire des résistants communistes pour flatter l'élan patriotique français, voilà que les cadors de la communication veulent faire passer le nouveau "couple"(?) présidentiel pour une saga Kennedy, french version.

Etait-il nécessaire à ce point de briser les convenances pour s'arroger, usurper la mémoire d'une famille d'outre-atlantique au destin aussi fabuleux que funeste?

Fallait-il le Fouquet's pour marquer la "rupture"? Devait-on supporter l'affaire du Paloma maltais pour bien comprendre que plus rien ne sera comme avant?

Avec Sarkozy, ça tire dans tous les sens. A gauche, à droite, tout le monde perd ses repères et se décontenance. Un homme nouveau est arrivé!

Il n'y a pourtant rien de révolutionnaire dans le comportement arriviste et revanchard du désormais président.

Cette façon qu'il avait de dire à des employés en parlant de leur usine "c'est ici ma maison" (sic), ça tranche avec le yatch mais ce n'est pas nouveau, la duperie.

Cette malhabile façon de lier fonction étatique et luxe ostentatoire, c'est du réchauffé. Les liens amicaux avec les grands industriels, c'est du Berlusconi, sans plus...

Qui est donc que cet homme que les médias drapent de tous les idéaux et nobles références?

Bref, l'entrée en matière me semble douteuse et vulgaire, mais elle colle assez au personnage. Son personnage, qui ne sera porté par aucun autre illustre, seul devant ce qu'il créé de lui même; Le lourd sentiment que l'on regrettera Jacques Chirac!
Faute de pouvoir lui reconnaître le talent et le courage politique de Kennedy, on peut tout de même souhaiter à M. Sarkozy de ne pas connaître la même fin.

Il ne manquerai plus qu'il soit canonisé!

1 commentaire:

Jacqueline et Johann a dit…

Combien de Françaises et de Français feront cette analyse ? Je crains une vague droitière à l'Assemblée, qui confortera le nombrilisme de Sarkozy car, ne nous y trompons pas, tout ce qu'il met en place vise à restaurer son image quelque peu égratignée durant la campagne, je dis bien "quelque peu". Ses affidés, les médias qui lui sont acquis, l'ont au contraire encensé, présenté comme le messie que la France attendait pour se remettre d'une situation désastreuse peinte à dessein depuis quelques mois.

Je suis dégoûtée... ne regarde plus les informations, n'écoute plus les débats. En fait, je me sens mal.