Vingt postes : c’est tout ce qui aura été sauvé depuis le premier plan social présenté par l’actionnaire en janvier dernier. ArcelorMittal a confirmé ce matin devant le Comité d’entreprise européen (CEE) la fermeture partielle de l’usine de Gandrange (Moselle) avec, à la clé, 575 suppressions de postes sur les 1.108 que compte l’usine.L’intersyndicale de Gandrange avait présenté mi-mars ce projet qui prévoyait un investissement de 40 à 45 millions d’euros pour éviter la restructuration, soit 10 millions de moins que le coût de la fermeture partielle de l’usine. Deux semaines plus tôt, la CGT avait présenté son propre projet alternatif, incluant un investissement de 110 à 120 millions d’euros pour la construction d’un nouveau four électrique "tout ferraille". Ces contre-projets avaient été élaborés après la décision du patron du groupe, Lakshmi Mittal, de geler la restructuration jusqu’au début du mois d’avril, le temps d’examiner les "alternatives" des syndicats.
En visite à Gandrange début février, le président Sarkozy avait assuré que "l’Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir le site en activité, et évoqué un possible scénario de reprise. Depuis, plusieurs noms d'éventuels repreneurs ont circulé. Mais ArcelorMittal a réaffirmé lundi que la question de la cession partielle de l’usine "ne se posait pas".
Le 13 février dernier on pouvait lire dans la presse :
Le numéro un mondial de l’acier a dégagé un bénéfice net de 10,36 milliards de dollars (7,5 milliards d’euros) en 2007, un chiffre en progression de 30%.
La publication de ces résultats record intervient en pleine polémique sur l’annonce mi-janvier de la suppression par le groupe de près de 600 emplois dans son aciérie de Gandrange (Moselle).
A l’issue d’une entrevue avec le président français Nicolas Sarkozy, le PDG Lakshmi Mittal, qui a assuré que tous les salariés seraient reclassés, s’est engagé à geler la restructuration jusqu’au début du mois d’avril afin d’examiner avec les syndicats les "alternatives".
M. Sarkozy, en visite sur le site début février, a assuré que "l’Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l’usine.
Le géant de l’acier, issu de la fusion en juin 2006 entre Arcelor et Mittal Steel, a par ailleurs réalisé sur son premier exercice intégral un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de 19,4 milliards de dollars, en croissance de 27%, et des ventes de 105,2 milliards de dollars, en hausse de 18,8%.
Les métallos se souviennent encore d'une autre visite solennelle, celle de Lakshmi Mittal en avril 2006, au moment même de l'OPA du sidérurgiste indien sur Arcelor. A l'époque, l'homme d'affaires voulait convaincre les autorités françaises de ses bonnes intentions... Il avait invité presse, radios et télés sur le site de l'usine, «sa vitrine sociale», disait-il. Il jurait alors qu'il ne toucherait ni aux emplois ni aux outils qu'il trouvait «très performants». La bonne blague....
(avec de vrais extraits d'articles de France Info dedans! )
(avec de vrais extraits d'articles de France Info dedans! )
1 commentaire:
C't' blague ! Combien sont celles et ceux qui ont cru aux engagements de Sarkozy ? Quand le portrait de ce dernier s'est révélé sur l'écran à l'issue du scrutin présidentiel, 53 % de citoyennes et de citoyens ont sauté de joie non ? En faisaient-ils partie, ces ouvriers de Gandrange ?
Le contexte économique mondial n'est pas facile, c'est le moins que l'on puisse dire cependant, pourquoi s'étonner de la politique suivie par ledit Sarkozy. Il me semble qu'il a été clair pendant sa campagne... Que celles et ceux qui poussent des cris d'orfraie s'interrogent : "faisais-je partie des laudateurs de Sarkozy et de ses affidés" Si oui, qu'il la ferme ! Si non, il n'est jamais trop tard pour manifester sa désapprobation. Seulement, plutôt que de rester le cul dans son canapé ou de privilégier une sortie, il faut participer aux réunions, donner son point de vue, se joindre aux manifestants, prendre la plume pour écrire aux élus, s'activer quoi, autant de gestes qui compteront si nous sommes nombreux.
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