Ce soir, et jusqu'à 22 heures, les socialistes s'apprêtent à élire le nouveau premier secrétaire du parti.Après dix ans de présence de François Hollande à la tête du PS, l'homme de la concorde et de l'union laisse la place à la cacophonie et à la querelle.
Le congrès socialiste de Reims, le week-end dernier, a donné raison aux détracteurs du parti, qui stigmatisent depuis 2002 les querelles de chefs, et lui prédisent une implosion inévitable.
Ce soir Il reste trois motions, sur six à l'origine : celle de Benoît Hamon, beau quadra fringuant représentant l'aile gauche, celle de Martine Aubry, cacique du PS incarnant un parti traditionnel (celui des défaites, certainement..?), et enfin celle Ségolène Royal, ex-candidate à l'élection présidentielle.
Mardi, après avoir fait montre d'une grande neutralité, Bertrand Delanoë s'est prononcé en faveur d'Aubry, un revirement qui alimente la crainte réelle de l'existence d'un front "tout sauf Ségolène".
A titre personnel (et puis je dis bien ce que je veux sur mon blog, hein!), je pense qu'il n'y a aucun intérêt à voter pour la motion Aubry. Lorsque l'on se sent vraiment socialiste, fondamentalement de gauche, prêt à réformer le système capitaliste en profondeur, l'on est plus avisé de voter pour Hamon. Il est d'une autre génération et le PS a fortement besoin de sang neuf et de convictions plus "fraîches", plus "affirmées".
Pourtant, si j'avais dû voter, j'aurais sans doute hésité entre lui et Ségolène Royal.
Franchement cette femme ne me laisse pas insensible. Bien sûr, je suis partisan d'une motion plus à gauche, mais pourtant, sa personnalité me plait. Je crois qu'elle a un rapport privilégié avec les classes populaires et son attitude quasi-christique lors de ses meetings ne me laisse pas indifférent ; il est indéniable qu'elle a du charisme.
Si je pense que l'alliance avec le Modem est souhaitable ? Pourquoi pas ! Ainsi que je l'ai écrit pendant la campagne présidentielle, je ne suis pas manichéen ni sectaire. Je crois, en politique comme en toute chose, à la concorde des bonnes volontés honnêtes et constructives, lesquelles ne sont pas l'apanage des gens de gauche.
J'ai envie que la gauche revienne au pouvoir. Je souhaite que l'espoir change de camp.
Il nous faut un parti fort en gueule et rassemblé. 2012, c'est demain. La lutte, elle, a déjà commencé.
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