mercredi 21 janvier 2015

Johann - Ha!!!! La religion....

Oups! voilà fort fort longtemps que ce blog n'avait pas refait surface!Et pourtant il s'en est passé des choses depuis! Facebook a peu à peu repris le flambeau et participé à l'étiolement de mes qualités rédactionnelles qui m'honoraient ! Notez que si Jacqueline n'écrit plus non plus sur ce blog, elle n'est pas restée inactive pour autant de ses doigts puisque plusieurs ouvrages ont vu le jour...
Pour l'occasion de découvrir ou redécouvrir ces épistolaires souvenirs d'un blog oublié, je vous propose cette lettre de Cavanna, fondateur du journal Hara-kiri , ancêtre de Charlie Hebdo. Il nous parle avec saveur de la laïcité! Tristement d'actualité...


« Lecteur, avant tout, je te dois un aveu. Le titre de ce livre est un attrape-couillon. Cette « lettre ouverte » ne s’adresse pas aux culs-bénits. Ils sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toutes dans ce qu’il est convenu d’appeler leur « foi ». Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, ils ont rencontré Dieu, ils l’ont touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça.
Ce n’est donc pas à eux, brebis bêlantes ou sombres fanatiques, que je m’adresse ici, mais bien à vous, mes chers mécréants, si dénigrés, si méprisés en cette merdeuse fin de siècle où le groin de l’imbécillité triomphante envahit tout, où la curaille universelle, quelle que soit sa couleur, quels que soient les salamalecs de son rituel, revient en force partout dans le monde. […]
O vous, les mécréants, les athées, les impies, les libres penseurs, vous les sceptiques sereins qu’écœure l’épaisse ragougnasse de toutes les prêtrailles, vous qui n’avez besoin ni de petit Jésus, ni de père Noël, ni d’Allah au blanc turban, ni de Yahvé au noir sourcil, ni de dalaï-lama si touchant dans son torchon jaune, ni de grotte de Lourdes, ni de messe en rock, vous qui ricanez de l’astrologie crapuleuse comme des sectes « fraternellement » esclavagistes, vous qui savez que le progrès peut exister, qu’il est dans l’usage de notre raison et nulle part ailleurs, vous, mes frères en incroyance fertile, ne soyez pas aussi discrets, aussi timides, aussi résignés !
Ne soyez pas là, bras ballants, navrés mais sans ressort, à contempler la hideuse résurrection des monstres du vieux marécage qu’on avait bien cru en train de crever de leur belle mort.
Vous qui savez que la question de l’existence d’un dieu et celle de notre raison d’être ici-bas ne sont que les reflets de notre peur de mourir, du refus de notre insignifiance, et ne peuvent susciter que des réponses illusoires, tour à tour consolatrices et terrifiantes,
Vous qui n’admettez pas que des gourous tiarés ou enturbannés imposent leurs conceptions délirantes et, dès qu’ils le peuvent, leur intransigeance tyrannique à des foules fanatisées ou résignées,
Vous qui voyez la laïcité et donc la démocratie reculer d’année en année, victimes tout autant de l’indifférence des foules que du dynamisme conquérant des culs-bénits, […]
À l’heure où fleurit l’obscurantisme né de l’insuffisance ou de la timidité de l’école publique, empêtrée dans une conception trop timorée de la laïcité,
Sachons au moins nous reconnaître entre nous, ne nous laissons pas submerger, écrivons, « causons dans le poste », éduquons nos gosses, saisissons toutes les occasions de sauver de la bêtise et du conformisme ceux qui peuvent être sauvés ! […]
Simplement, en cette veille d’un siècle que les ressasseurs de mots d’auteur pour salons et vernissages se plaisent à prédire « mystique », je m’adresse à vous, incroyants, et surtout à vous, enfants d’incroyants élevés à l’écart de ces mômeries et qui ne soupçonnez pas ce que peuvent être le frisson religieux, la tentation de la réponse automatique à tout, le délicieux abandon du doute inconfortable pour la certitude assénée, et, par-dessus tout, le rassurant conformisme. Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent.
Un climat d'intolérance, de fanatisme, de dictature théocratique s'installe et fait tache d'huile. L'intégrisme musulman a donné le « la », mais d'autres extrémismes religieux piaffent et brûlent de suivre son exemple. Demain, catholiques, orthodoxes et autres variétés chrétiennes instaureront la terreur pieuse partout où ils dominent. Les Juifs en feront autant en Israël.

Il suffit pour cela que des groupes ultra-nationalistes, et donc s'appuyant sur les ultra-croyants, accèdent au pouvoir. Ce qui n'est nullement improbable, étant donné l'état de déliquescence accélérée des démocraties. Le vingt et unième siècle sera un siècle de persécutions et de bûchers. 

dimanche 8 mai 2011

Johann - Un article qui me parle...

Voici un article écrit par une lectrice de Ouest France, Jacqueline Hiberty, qui m'a beaucoup intéressé en ce qu'il reflète assez fidèlement mon point de vu. J'aurais aimé développer sur ceux qui mettent à mal notre beau pays mais je préfère garder la note de simplicité de ce texte.

"En ce moment nous nous intéressons vivement à ces Pays d'Afrique, du Moyen-Orient, qui se battent pour ce qui n'a été pour eux qu'un mot jusqu'à ces derniers mois: la liberté. Ce que nous avons conquis de haute lutte en 1789, ils tentent d'y parvenir. Ils ont connus le temps des colonies; Ils ont connus les dictateurs qui ont relayés les colonisateurs, mais des dictateurs sortis du même moule qu'eux: leur propre pays [...]
L'ex-flambeau du monde libre, la France, rétrécit comme peau de chagrin. Elle n'est que repentance perpétuelle et larmoyante pour ce qu'il y a de moins honorable dans son passé: esclavage, colonisation. Pas de quoi en être fieremais ces agissements appartiennent aux générations antérieures, et en faire porter, jusqu'à plus que satiété, le poid à ceux qui n'y ont aucune responsabilité est folie! [...]
J'oserai exprimer ce que peut-être d'autres pensent. Nous avons la chance de vivre sur un sol qui a toujours eu la réputation d'être le lieu de la douceur de vivre, de la culture, du raffinement. Partager ce bonheur avec d'autres moins favorisés dans leur pays d'origine: tout à fait d'accord.
leur désir est légitime. faire cohabiter nos cultures, les partager: d'accord. Il n'y a aucune culture qui fasse prééminense sur les autres.Il n'y a pas de caste supérieure d'être humains, contrairement à ce qui a été pratiqué dans les siècles passés. Mais j ne suis pas prête à voir disparaître notre culture, nos traditions, la religion, telle que nous la concevons et la vivons, pour nous laisser avaler, au nom de l'égalité des chances, des savoirs et des religions.
Elle sera où cette égalité, si rien ne subsiste de ma France où j'ai si mal en ce moment? Oui pour le partage. Non farouche à une rééducation afin d'éviter, soi-disant, de tenir en position subalterneceux qui tentent de s'intégrer à tout ce qui fait la France. "

jeudi 10 mars 2011

Johann - Des dangers de la stigmatisation d'un électorat.

Depuis quelques jours, on nous bourre les oreilles avec ce qui est appelé communément une bombe, soit, le sondage Louis Harris donnant Marine Le Pen devant les autres candidats au premier tour.

Ma première réaction a été celle d’être amusé face à un titre de presse : « Le sondage qui réveille ! ». Mais qui réveille qui, au fait ? Qui est surpris de cet état de fait ? Qui se désintéresse tellement de la vie des autres qu’il n’a pas pressenti, et depuis longtemps, un malaise dans la population pouvant amener à ce genre de résultat ?

Depuis le « traumatisme » du 21 avril, rien n’a changé ; Les politiques au pouvoir sont toujours aussi lamentables avec, depuis peu, un président qui joue sur les peurs et les divisions, tentant de marquer à la culotte teutonne l’électeur et les thèses du FN. La gauche n’a toujours pas pris conscience de la vacuité qu’est cette réaction indignée digne d’une vierge effarouchée dès que l’on parle de sujet tels que laïcité, immigration, sécurité, tout en se vautrant dans le libéralisme le plus contraire à ses dogmes.

Et tout le monde de considérer l’électeur frontiste comme un paria, un débile profond qui ne vote que par « protestation », un manipulé par des tribuns à la voix qui porte…

Le problème c’est qu’à force de stigmatiser cet électorat, on le renforce dans ses convictions. Je faisais cette analyse pourtant évidente il y a déjà quinze ans…



Le français (puisque tout le monde parle en son nom !! ^^) a envie qu’on lui parle des sujets qui le préoccupe : Il veut pouvoir prendre le RER peinard sans faire dans son froc dès qu’il est entouré d’une bande de racaille. Il veut comprendre pourquoi les « puissants » échappent toujours à la justice. Il veut comprendre pourquoi on casse tous les services publics. Il aimerait savoir où passe le pognon de ses impôts quand chaque jour, l’état s’endette un peu plus et que tout crédit est refusé au moindre péquin. Il est curieux de savoir pourquoi il n’y a plus de boulot pour les jeunes, pourquoi on fout les vieux dehors alors qu’on demande de travailler plus pour toucher une retraite de merde. Il ne comprend pas pourquoi depuis des années on parle de moralisation du système financier alors que les enfoirés du CAC40 ne se sont jamais autant goinfrés que cette année. Il aimerait bien que les autres respecte son identité catholique et franchouillarde, qu’ils comprennent que la mixité ce n’est pas la perte de ses racines et la dilution des mœurs. Il déplore la perte d’influence à tous niveaux de la France dans le monde. Il ne capte rien à Bruxelles, sinon que ça n’a pas l’air d’apporter grand-chose de bon…



Voilà quelques exemples de vraies préoccupations des français. Tant que les formations gouvernementales ne prendront pas à bras le corps des mesures concrètes pour résoudre ces problèmes ou ces malentendus, le vote Le Pen perdurera. La droite n’est que dans la déclaration de principe et la défense des intérêts des plus riches ; c’est sa raison d’être. La gauche est dogmatique et sociale ; elle ne sait pas évoluer dans son discours.



Alors non, je ne suis absolument pas surpris, ni même choqué, de ce sondage. Ceux qui le sont, sont ceux qui portent des œillères ou qui ne rencontrent pas ces problèmes.

Je vote Ecolo, à titre personnel. Je pense que l’avenir du monde est dans une technologie de pointe, de recherche, de préservation des énergies et des écosystèmes. Créateur d’emploi et bon sens évident, ce vote me parait plus utile pour mon pays et l’humanité toute entière.

En revanche, je comprends parfaitement les électeurs frontistes, partageant même avec eux, quelques unes de leurs préoccupations.



Maintenant, vous pouvez toujours crier au loup, ça ne fera que les attirer toujours plus nombreux…

Que l’on donne du boulot aux habitants de ce beau pays, qu’on le fasse rayonner, qu’on adopte une morale en politique, que l’on régule les marchés financiers, que l’on protège les valeurs de la république et le problème FN disparaîtra de lui-même…

mercredi 1 septembre 2010

Johann - Maintenant, la messe est dite!

Aujourd'hui je vous fait partager les paroles d'une chanson qu'un ami m'a fait découvrir ce week-end.
La chanteuse, vous la connaissez, c'est Juliette. Divine, truculante, généreuse, riche de verbes et de sens, cette opus est une vraie agréable découvertes.
Je vous invite à l'écouter au plus vite! Son nom? Petite Messe Solennelle.





Enfin nous sommes là, entre nous, tous les deux
Seul à seul, tête à tête et les yeux dans les yeux
J'avais tant à te dire mais par où commencer ?
Deux verres, une bouteille, je crois que j'ai trouvé !
Le vin délie la langue, il entrouvre le cœur
Il donnera ce soir le ton et la couleur
Rouge ardent de la braise et cristal du désir
A notre nuit d'amour, buvons pour le plaisir !

Qu'il soit de Blaye ou d'Echeronne,
De Vacqueyras ou de Tursan
(De Vacqueyras ou de Tursan)
Le vin réjouit le cœur de l'homme
Et de la femme, évidemment !
(Qu'il soit de Blaye ou d'Echeronne)
(Le vin réjouit le cœur de l'homme !)

Né d'une âpre Syrah, d'un peu de Carignan
D'une terre solaire, des mains d'un paysan
C'est avec ce vin-là qu'on dit qu'Ulysse a mis
Le cyclope à genoux et Circé dans son lit

Le vin délie les sens, il entrouvre les draps
Et pourtant, sous sa coupe je ne mentirai pas
Je bois, moi, pour le goût mais aussi pour l'ivresse
Pour cette nuit d'amour, soyons donc sans sagesse !

Les joues vermeilles, les yeux qui brillent
Chavirés par de doux émois
(Chavirés par de doux émois)
Le vin réjouit le cœur des filles
Et des garçons, ça va de soi
(Les joues vermeilles)
(les yeux qui brillent)
(Le vin réjouit le cœur des filles)

Noé sur son raffiot en prit quelques futailles,
Aux noces de Cana, au milieu des ripailles,
C'est ce vin que Jésus fit d'une eau ordinaire
Et notons qu'il n'a pas eu l'idée du contraire

Le vin délie les âmes, il entrouvre le ciel
De sa petite messe gourmande et solennelle
Prions saint Emilion, saint Estèphe et les autres
Pour une nuit d'amour, voilà de bons apôtres !

De Kyrie en Te Deum
Vin du Cantique et sang divin
(Vin du Cantique et sang divin)
Le vin réjouit le cœur de l'homme
Du Père, du Fils, de l'Esprit Saint !
(De Kyrie en Te Deum)
(Le vin réjouit le cœur de l'homme)

Le vin comme l'amour, l'amour comme le vin,
Qu'ils soient impérissables, qu'ils soient sans lendemain
Qu'ils soient bourrus, tranquilles, acerbes ou élégants,
Je suis sûre qu'il ne faut pas mettre d'eau dedans !

Oh, ne partageons pas ces amours qui s'entêtent,
Pas plus que ces vins-là qu'on boit pour l'étiquette
Tu es ce que tu es, je suis comme je suis
A notre vie d'amour, buvons jusqu'à la lie !

Mais taisons-nous et voyons comme
Finit cette nuit attendue
(Mais taisons-nous et voyons comme)
(Le vin réjouit le cœur de l'homme !)
Le vin réjouit le cœur de l'homme
Et puis le mien... bien entendu !

dimanche 22 août 2010

Jacqueline - Nos habitudes, bonnes ou mauvaises, nous conditionnent

C'est l'habitude de l'enfance qui fait les individus de demain : laborieux ou fainéants, sobres ou ivrognes, dépensiers ou économes, entreprenants ou timides, honnêtes ou voyous, francs ou hypocrites, soumis ou révoltés. La grande masse suit ses mauvaises habitudes comme un troupeau, et c'est pour cette raison que l'éducation et l'instruction sont d'une si haute importance.

C'est ainsi que ceux qui veulent dominer les peuples et vivre à leurs dépens cherchent d'abord à s'emparer de l'enfance, à lui donner ou la maintenir dans des habitudes qui les empêcheront, demain, de devenir libres, de réclamer leurs droits et de secouer le joug qui les opprime. Et plus ils avancent en âge, accablés de soucis, de travail et de famille, plus ces malheureux seront inféodés à ceux qui les grugent !

Toutes les mauvaises élections et plébiscites, dont nous supportons les terribles conséquences, viennent de l'ignorance du peuple ; il faut être de mauvaise foi pour soutenir le contraire et je le dis franchement, c'est un crime commis par nos gouvernants que de ne pas élever notre jeunesse au plus niveau d'instruction et de connaissance.

vendredi 20 août 2010

Jacqueline - Rumeurs

Les rumeurs dans mon village connaissent en ce moment de si belles heures qu'un jour, j'en fais le pari, elles deviendront légende... D'ordinaire colportées de bouche à oreille, elles le sont aujourd'hui de gueules à gueules. La différence ? Il n'y en a pas plus qu'entre un alligator et un crocodile. C'est, si vous me permettez, caïman la même chose ! Au fond, quand on n'a rien à dire, reste toujours la possibilité de jaboter dans le vide, ça occupe pas vrai ? Et puis, ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu...

A propos de feu, si je vous disais que l'auteur de ce bref article l'a fichu dans le conduit de sa cheminée, en plein mois d'août, le croiriez-vous ? Non ? Eh bien, c'est vrai !

mardi 17 août 2010

Johann - Comme en faire

Savez-vous reconnaître un Rom d'un "gens du voyage" (marrant, on a pas 'habitude de mettre ce terme au singulier, ça en dit long!) ? L'expression « gens du voyage » est une catégorie juridique du droit français, mise en circulation par deux décrets de 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes, qui remplaça notamment le carnet anthropométrique institué par la loi de 1912 sur les nomades par un livret de circulation. Tous sont à l'origine un peuple nomade dont les ancêtres ont quitté le nord-ouest de l'Inde au début du XIe siècle et se sont dispersés à travers l'Europe et le reste du monde. Les gens du voyage sont majoritairement français et ceux qu’on appelle Roms sont plus généralement roumains ou bulgares. Savez-vous faire une différence entre Tzigane, Gitan...?
Nicolas Sarkozy, lui, ne fait pas de différence: Il met tout dans le même sac, un peu comme on se refuse à faire le tri sélectif.
Politiquement, l'heure est au populisme de bas niveau. Je parlais déjà de ses effets d'annonce dans un précédent article. Il se moque bien si toutes ses propositions sont conformes à la constitution, il n'a de but que de faire le hâbleur et de marquer à la culotte le front national.
La loi n° 90-449 du 31 mai 1990, améliorée en 2000 oblige en théorie les communes à mettre à disposition des terrains viables d'accueil. En 2008, seules 42% d'entre elles respectaient cette obligation. Peut-être serait-on avisé de commencer par là? Ben non. Electoralement, ce n'est pas intéressant.
Il faut stigmatiser, apeurer, faire frémir dans les chaumières, discriminer, faire de certains français des étrangers.

Y'a plus drôle (si j'ose dire), c'est cette proposition de mettre en taule les parents d'un délinquant récidiviste (après leur avoir supprimé les allocs, je suppose). Le gouvernement invente la triple peine: En plus d'avoir une plaie comme gamin, on te place en situation de surendettement et on te met en cabane! Ce raisonnement est d'une telle profonde débilité et d'une réelle injustice que ça me donne la nausée.

Enfin, suite aux évènements de Grenoble, le nouveau préfet Eric Le Douaron a prit ses fonctions avec tambours et trompettes et Nicolas Sarkozy sur la photo. Les CRS ont été envoyés et les caméras étaient là, on en a arrêté un ou deux, tout est parfait.
En attendant le maire, Michel Destot rappelle que depuis 2002, trois bureaux de police nationale ont fermé puisque les effectifs ont baissé de 17%.
Depuis, les CRS sont partis éteindre d’autres incendies propagés par la vacuité du gouvernement.

Je rappelle que Nicolas Sarkozy s'occupe directement, depuis 8 ans (!!), de la sécurité intérieure et qu'il a déjà déclaré la "guerre" trois fois à la criminalité. Stop à la supercherie et au mensonge!

Il en aura fallu des contre-feux pour sauver Eric Woerth de la pitoyable pseudo vigilance des français !

dimanche 15 août 2010

Johann - Le beau séjour à Londres

Maintenant que je suis bel et bien revenu de Londres, je vais pouvoir vous faire part de mes impressions sur ce petit bout d’Angleterre.

Tout d’abord, j’ai été charmé de l’accueil général des autochtones. Mon premier ressenti a été une gentillesse et une disponibilité non-feinte. Puis, en y regardant de plus prêt, on y voit les mêmes humeurs que chez nous, et c’est peut-être bien normal. Je persiste à croire que le sens du service est plus poussé chez les rosbifs et ça reste bien agréable.



Ce qui l’est moins (agréable), c’est la présence étouffante de la voiture à Londres. Attention, ici, hors passage piéton, point de salut. L’automobiliste londonien est un véritable sauvage qui vous écrase sans vergogne. J’ai moi-même faillit y passer tant regarder du bon côté n’est pas chose évidente. Au demeurant, cela doit être à la source de bien des accidents puisque, dans tous les quartiers touristiques, les passages sont tagués avec des « LOOK RIGHT - LOOK LEFT », à l’attention des gens dont le bon sens pavlovien incite à regarder l’autre côté.



Mais quelle ville cosmopolite ! Que de couleurs ! C’est toute la puissance du Commonwealth qui scintille ! A la vérité, il y a une quantité incroyable de touristes. Par exemple, nous avons eu la chance d’assister, devant Buckingham Palace, à la relève de la Garde Royale. On a peine à imaginer une foule aussi dense, agglutinée aux grilles de sa Majesté, la tête épousant la forme des herses. Mais la foule est partout, de partout.

Cette ville est épuisante tellement elle est grande. Une simple ballade vous tire, sans s’en rendre compte, sur des kilomètres. Or, là où l’on se rend le mieux compte de l’espace est dans les innombrables parcs magnifiques qui trouent la ville (Hyde Parc, Rengent’s Parc). A côté du Mausolé de Lady Diana, simple quoique belle fontaine, une impression de grand vous étreint.
J’ai découvert des quartiers épatants tels que Soho avec Covent Garden et Chinatown, le quartier de Westminster, Camden Town avec ses rue bariolés, ses magasins bizarres, le marché de Portobello énorme et riche, la petite Venise avec ses péniches si typiques et mon gros coup de cœur pour Warwick avenue, so british ! Que de belles ballades et de découvertes à chaque coin et recoin.




Tous les clichés de cette ville vous entourent ; Les taxis si typiques, les cabines de téléphone désormais abandonnées mais toujours aussi rouges, comme le sont toujours les bus à impériale dont certains modèles anciens circulent encore. Le charme agit.


Ca agit moins au supermarché. Amis de la gastronomie, fuyez cette ville ! Vous êtes dans la Gomorrhe de la junk food et du gras. Les produits frais sont très chers avec une palme pour le poisson, quasi inabordable. Les légumes sont le plus souvent cellophanés mais beaux. A la vérité, on trouve quasiment tous les produits français dont on a besoin pour cuisiner mais l’addition est salée. Manger anglais est une expérience digne de Fear Factor pour qui a la papille sensible. Cela reste indubitablement à essayer pour qui souhaite une plongée – en apnée – au pays de l’Union Jack.


J’étais hébergé à Clapham Junction, à une station de Victoria. Un quartier animé, très classe moyenne et très bien, comme mon hôte ! Merci Olivier.
Bref, mon premier contact avec l’Angleterre a été délicieux. J’ai passé un moment extraordinaire et dépaysant. J’avais aussi le bonheur d’être avec quelqu’un que j’aime très fort et ça, ça met des couleurs sous n’importe quel ciel ! Il reste tant à voir…. J’espère y retourner bien vite !
Merci Bruno.

dimanche 1 août 2010

Johann - Plus c'est gros, plus ça passe!

Voilà déjà près de trois ans que nous subissons la politique de Nicolas Sarkozy. J’ai peine à imaginer qu’il reste tant de jours avant la fin de son mandat, comme autant d’épreuves quotidiennes à vous dégoûter de tout.

J’avais benoîtement imaginé, après son élection, résigné que j’étais, qu’il pu être un bon président pour la France. Depuis, plus que de la déception, j’exprime une profonde lassitude et une réelle crainte quand à la politique menée dans notre pays.


Lassitude d’un homme qui connait trop bien la sphère des dirigeants : Il connait toutes les techniques pour endormir le peuple, qui ne demande que ça. Parler, taper du poing sur la table, se poser ses propres questions et y répondre soi-même, réagir en permanence à chaud, dans l’émotion, se montrer, se mettre en scène, ne jamais laisser place à la contradiction ni à la critique, voilà les quelques techniques usées jusqu’à la corde dont le soi-disant homme du renouveau fait ses agapes. On dirait une sorte de bande-dessinée consacrée uniquement au Général Tapioca, gesticulant sa dictature devant des caméras aux pellicules pleines de vide sensationnel.
Car l’homme du geste et de l’action est, de fait, l’homme du vent. Etre capable de se faire élire sur un programme sécuritaire après tant d’années au ministère de l’intérieur aux résultats peu probants, c’était déjà une gageure. Se prétendre l’homme du mérite dans une république des copains qui n’a jamais si bien fonctionnée, plaçant amis de confiance aux postes clefs (EDF, France Télévision, Pôle Emploi, SNCF, magistrature etc…) allant jusqu’à faire de la primogéniture une nouvelle doctrine républicaine (affaire EPAD avec Jean Sarkozy, le fils de Roselyne Bachelot nommé à l’INPES…) !


Travailler plus pour gagner plus ? Pour un homme qui, entre autre premières mesures, prit celle de s’augmenter de 170%, la maxime ne manque pas de saveur ! A l’heure des accords intra-entreprise sur les réductions de salaire pour garder son poste, après les fausses promesses de Gandrange (je passe les autres !...), le gel du salaire des fonctionnaires, et la négociation unilatérale de l’allongement de la durée de cotisation retraite, certains slogans résonnent douloureusement à l’oreille d’anciens électeurs de droite !


Que l’on se rassure, si de nombreux reculs sociaux ont été enregistrés, certaines choses, elles, ne changent pas. Notamment la collusion révoltante des strates politiques avec les secteurs financiers, industriels. La république des copains, mise une nouvelle fois en évidence « grâce » à l’affaire Woerth, transpire, sue, dégouline par tous les pores d’une droite dite « décomplexée ». Les niches fiscales sont toujours là. Ce n’est malheureusement pas le cas des autoroutes, bradées aux lobbys privés. Ni le cas de terrains ou d’appartements d’état vendu au moins offrant.


Rien n’est épargné aux bon peuple de France : les trajets dispendieux en jet privés, les 12000 euros de cigares sur le compte des citoyens, les scandaleuses dépenses en réceptions, en sondages, les cumuls de mandats, des retraites odieusement favorables, les faux rapports, les commissions bidons, les appartements de fonctions vides, occupés par des tiers ou attribués sans raison… De son nouvel avion à 120 millions d’euros, la présidence se rassurera de survoler la crise !


Que de renoncements en trois ans ! Les exemples de promesses de campagne non-tenues sont tellement légions que ça en donne le tournis : Le travail du dimanche, les sans-abris, l’état des prisons, le pouvoir d’achat, l’environnement et son Grenelle en forme de coquille vidée de toute substance, croissance, chômage, le « plan Marshall » des banlieues…


Le candidat Sarkozy déclarait « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit ». Où en est-on aujourd’hui ? Le déficit du budget de l’état français a atteint 145 milliards d’euros en janvier, contre 63 milliards un an plus tôt ! Les comptes de la sécurité sociale et des retraites ne cessent de plonger… La droite en bonne gestionnaire !


Enfin s’il y a une faillite éthique et financière, l’entaille de la médiocrité n’aura pas épargné le social et l’humain : En faisant de l’immigré un bouc émissaire, la présidence brise la fraternité et la tradition d’accueil historique de la France. Cela aura commencé avec le débat nauséabond sur l’identité française qui a ouvert une terrifiante boite de Pandore. Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème… Le « karcher » n’est pas encore passé en banlieue que voilà les Roms et gens du voyage stigmatisés : Des « déclarations de guerre » au crime, reconduites à la frontière, soustraction de la nationalité française, suppression des allocations, contrôles fiscaux… Le conseil constitutionnel ne fait pas peur au président : l’important n’étant pas de faire, mais de dire.


Quelle odeur ! Quel tournis médiatique ! Quel écœurement global de la politique nous donne ce triste sire ! Hier je fustigeais ceux qui ne votaient pas. En me remémorant ces trois années, le reproche se fait plus discret et compréhensif. Mais le pire c’est que le peuple est tout-à-fait capable de revoter pour lui. Vous aussi ? Peut-être aurez-vous alors raison : Quitte à ce que ce soit gâché, autant que ce le soit complètement !
Aux autres : résistance intellectuelle, courage, luttes. Une autre politique est possible !

jeudi 29 juillet 2010

Jacqueline - Diffamez, il en restera toujours quelque chose !

Le 20 mars dernier, une femme de rendreux se jetait dans son puits. Son mari clame depuis que je suis responsable de ce geste funeste. Notre vie, depuis, est un enfer. Si je décide de publier ce message, c'est pour rétablir la vérité, laquelle ne me lavera jamais de l'opprobe dont moi et ma famille sommes l'objet .

..... Durant ces quatre vingt douze jours, j’ai mille fois été sur le point de franchir la route qui sépare nos deux maisons et puis, je ne pouvais pas, la souffrance que tu m’as infligée Jean-paul était toujours là bien que je t’avais pardonné depuis longtemps.
Avant de poursuivre dans ce chemin de la reconstruction, il y a quelques petites choses que je voudrais te préciser .
Début mai, à l’occasion de la fête de la femme, un correspondant de Presse Océan a souhaité parler de mes engagements féministes et de mon roman en cours, j’ai accepté, avec quelques réticences. Je te précise qu’il me faut 18 mois à deux ans pour écrire un livre lequel, lors de cet entretien, était achevé.
Il est venu un dimanche matin à la maison, nous sommes restés une petite heure ensemble.
Son article est paru le 8 mai. Ce jour là, j’ai visité Jeanne, laquelle m’a félicitée pour cet article, puis ce fut au tour de Renée et Jean Poulain de me dire qu’il l’avait également apprécié.
Le mercredi qui a précédé le décès de notre voisine, je l’ai aperçue dans le fond de son jardin, je lui ai demandé si elle allait bien, elle m’a répondu :
- Non, j’ai pris les trois lignes extraites de ton prochain roman pour moi.
Surprise, je lui ai expliqué comment je travaillais en lui précisant que cet ouvrage était parti à l’édition, donc écrit depuis bien longtemps avant qu’elle ne se décide à placer sa belle-mère en maison.
Alors elle m’a listé les choses qui l’oppressaient : la maladie de son mari, ses craintes de le voir sans travailler, le fait d’avoir eu des enfants après 40 ans et les difficultés qu’elle rencontrait pour les éduquer , sa fatigue, sa solitude etc…. Elle a appelé Joël, lequel a refusé de me parler.
C’est alors qu’elle m’a demandé si c’éta it moi qui avait laissé la photo de cet article dans sa boite et celle de sa belle-sœur.
J’en suis restée bouche bée ! Je lui expliqué que je ne pouvais afficher mon portrait dans un journal lu par des milliers de gens et aller sournoisement le placer dans ces boites. Au passage, je lui rappelé que j’étais d’une nature franche et que lorsque j’avais quelque chose à dire, je n’envoyais pas le facteur à ma place ! Je lui ai alors suggéré que dans son entourage familial ou de voisinage, une personne n’ayant pas le courage de lui dire franchement ce qu’il ou elle pensait du placement de Thérèse, avait de manière éhontée utilisé cet article pour le lui signifier.
J’ai insisté auprès de Marie-claude sur le sentiment que m’inspirait cet acte d’une grande lâcheté !
Elle a semblé rassurée et a de nouveau invité Joël à se joindre à notre entretien. Il s’est défilé. Déçue, elle m’a demandé de lui donner l’intégralité de l’entretien que j’avais eu avec M. CRUSSON (les articles sont très fréquemment taillés par la rédaction du journal). C’est à ce moment là qu’elle m’a instruite du lien qui unissait M. Crusson à Thérèse.
Et puis, est arrivée une de ses amies.
Je lui ai dit de ne pas se projeter dans les livres des écrivains, qu’étaient nombreux ceux qui étaient contraints de placer leurs parents en maison et qu’à ce compte, ils pourraient, eux aussi, se sentir ciblés par de tels écrits. Je l’ai invitée à passer à la maison dans la semaine pour en parler si elle le souhaitait, que cela me ferait plaisir de la voir.
Le lendemain, nous sommes passés Michel et moi chez elle pour discuter . Marie-Claude n’était pas là, Joël s’est défilé, une seconde fois…. J’ai laissé l’intégralité de mon entretien avec ce correspondant dans leur boite.(en PJ)
Tu connais la suite ………
Le courage pour Marie-claude Broussard aurait été d’élever ses enfants, celui de Joël eut été d’être plus attentif ……
J’ai aussi tenté de parler avec les Georget, lesquels, peu courageux, n’ont pas donné suite à ma main tendue. Ils préféraient sans doute eux aussi se défiler, c’est tellement plus facile de rejeter sa culpabilité sur un tiers…
J’ai beaucoup de mal à me remettre de ces accusations… Nous nous sommes sentis salis, moi et ma famille.
Au moins, il y aura une personne dans le village qui aura la vraie version des évènements.

jeudi 19 novembre 2009

Mon métier

Je suis à un carrefour professionnel de ma vie. J'ai trente ans et voilà près de neuf ans que je travaille dans la restauration.

N'ayant pas fait d'études qui me prédestinaient à ce corps de métier, j'ai construit mon CV d'abord modestement, à tâtons.


Très rapidement pourtant, j'ai manifestement développé des aptitudes qui m'ont permis de travailler dans des établissements toujours plus renommés, jusqu'à l'opportunité de mes premiers postes à responsabilité.


La force de mon parcours professionnel tient en ce que j'ai balayé un large univers de la restauration allant de l'hôtellerie au restaurant de luxe, en passant par des cuisines plus... exotiques.


Ce qui me permet de faire le petit bilan qui suit, a l'heure où la TVA en restauration est baissée depuis déjà le début de l'été.



A mon humble avis, les conditions de travail ne cessent de se dégrader dans ce milieu. Depuis un certain nombre d'années, il y a une reprise en main de grands groupes de la restauration (les frères Blanc...) par les financiers. Ces nouveaux investisseurs (terme mal approprié puisqu'ils ne dépensent pas un kopeck à part l'achat) n'ont aucun amour du métier. Ils sont là pour faire de l'argent U-NI-QUE-MENT. Réduction de frais de personnel, de mobilier, de fournitures et qualité de cuisine en baisse, voilà les conséquences du passage de ces essaims, vidant de leur substances d'anciennes Maisons de renom.


Mais cette gangrène se constate aussi dans des groupes qui sont restés familiaux. Les économies d'échelle n'ont jamais été aussi importantes et les salaires aussi bas.


Ces gains sur les coûts se font donc entre autre, naturellement, grâce au vice des payes. Combien de système de rémunération ai-je connu? Trop. Au point, pourcentage, au black, au fixe et j'en passe!...


L'arnaque monumentale étant de dire au garçon qu'il est payé au 15% du chiffre d'affaire. Il est payé SUR les 15%, mais pas A 15% nuance! Car quand le serveur ramène la caisse de sa journée en fin de service à 2000 euros, il ne va pas repartir avec 300 euros, non bien sûr. Il y a les maîtres d'hôtel, les commis, les demis chefs de rangs à payer sur ce tronc commun. Mais la filouterie des patrons consiste à faire passer sur ce même tronc le salaire des hôtesses et le coût du ménage, qui sera fait par les chefs de rang! (Économie d'échelle immense!). Le chef de rang repart avec ses 60 euros la journée pour 9 à 10 heures de travail et merci madame!


Le pourboire, lui, n'étant quasiment plus là...



Moins payer pour un patron, c'est évident. Moins embaucher, c'est encore mieux. Pour continuer à rogner sur les coûts, le but du jeu consiste à donner un nombre de tables toujours plus important au serveur, tout en lui demandant la même qualité de service. Je vous rassure, arrivé un moment, il n'est pas possible d'avoir cette même qualité de service. Mais peu importe, plus c'est gros, plus ça passe (merci Chichi !). L'important étant de ne pas avoir de "rupture de service" et que le client reparte satisfait. (Oh le client, tant qu'il a son assiette à temps!...)


C'est donc dans un contexte où vous ne pouvez pas vous occuper correctement du client que la direction met en place des concours de vente (sur les eaux, les fruits de mer...). Nous sommes dans la déshumanisation la plus complète de la "relation" client.



Depuis la baisse de la TVA, les médias crient au scandale sur la non baisse des prix. C'est un fait! Le café a perdu 10 centimes, la crème brûlée 20 et rien n'a bougé sur le reste, voire cela a augmenté! Il y a-t-il eu des embauches comme promis? Non! Des augmentations de salaire? Oui, comme pour le café, 10 centimes! Des investissements? Mais que dalle!


On nous parle de suppression de la taxe professionnelle. Je suis pour qu'elle ne s'applique pas à la restauration en France qui a des comportements indignes.



Enfin, je sais que ce que je raconte ne se passe pas dans toutes les boites. Il y a, et c'est heureux, des milliers de petits restaurants qui ont encore une âme, où le client n'est pas pris pour un gogo, où l'amour du métier se respire en salle autant qu'en cuisine. Et, rendons justice, il y a "tellement" d'entrepreneurs respectueux avec leur personnel, inventifs et passionnés! Je n'ai malheureusement pas travaillé avec eux, pour le moment...



C'est dommage, ça pourrait être un beau métier. A mon niveau de compétence, j'essaye de faire de mon mieux pour que le plaisir soit partagé autant par les clients que les gens qui travaillent avec moi.

mercredi 23 septembre 2009

Du principe du pourboire

Qu'est donc devenu le pourboire?
Voilà huit ans que je travaille dans la restauration et je constate qu'il y en a de moins en moins.

Ce que je déplore plus encore c'est que les français ne comprennent pas qu'une petite rétribution à un serveur, c'est beaucoup de choses!

D'abord, cela signifie que l'on est satisfait du service, évidemment. Mais on peut ainsi signifier que l'on a passé un bon moment avec le "garçon", qu'il y a eu une attention, un geste particulier.

C'est aussi très valorisant pour le serveur!

En outre, il ne faut pas oublier que cela représente une partie de son salaire!


Le serveur travaille, généralement, assez peu pour le plaisir (!). Ce n'est pas non plus un larbin. Quand il fait des efforts de service, des assauts d'aimabilité, il "travaille" son pourboire aussi. Un client satisfait, qui laisse du pourboire, sera toujours mieux servi. Scandaleux? Non. La qualité de service reste naturellement la même. Ce qui change, ce sont ces fameuses attentions en plus, et c'est justice.


En revanche, et comme je dis souvent, il y a bien pire qu'un client qui ne laisse pas quelques euros sur table. Il y a celui qui laisse des centimes. J'en ai même vu qui laisse des pieces de cuivre. Et là, c'est carrément insultant!


Alors que faire? Que donner? Tout cela est à l'appréciation de chacun. Certains laissent 10%, parfois plus. Cela dépend beaucoup du montant de l'addition. Disons que si l'addition est de 100 euros, laisser 2 euros fait un peu radin, 5 me semblant le minimum. A tout le moins, et c'est chose bête à dire, mais si tous les clients du restaurant ne laissaient ne serait-ce qu'un euro par personne, ce serait formidable!


Enfin, pensez bien que c'est un travail très difficile où l'on fait facilement 50 heures par semaine, debout, à un rythme souvent soutenu avec des horaires décalés, parfois des jours de repos non consécutifs et j'en passe. Mais nous sommes là, avec le sourire pour vous acceuillir.


Alors si le service vous a plu, laissez un petit quelque chose, ça fera vraiment très plaisir!

mardi 23 juin 2009

Jacqueline - Notre tournée estivale 2009


LES BATRACIENS
PRESENTENT : "Crise de mère"

de Martial Coursier

Dimanche 25 juillet 2009 - 18h30
au plan d’eau de Guenrouët
Mise en scène : Jacqueline Biheu-Vimard

Avec : Stéphanie Billy, Romuald Biheu, Lucie Rivau, Julie Cussonneau
Notre "Première" a eu lieu dimanche dernier à Pernel - Dréfféac. Ce fut un succès !

vendredi 15 mai 2009

Jacqueline - Dihan

"Dihan", "pause" en breton. Les quelques heures vécues dans cette yourte furent un temps de respiration.
A quelques minutes de Carnac et de la presqu'île de Quiberon, Myriam et Arno nous ont accueillis à la ferme de Kerganiet, sur Ploëmel.

Plusieurs formules s'offraient à nous pour le couchage : une chambre à la ferme, une cabane dans les arbres, une yourte, posée au milieu d'une immense prairie, elle-même cernée de bois.

C'est pour Nadaam, nom de notre yourte, que nous avons opté. "Nadaam" est le nom donné à une fête traditionnelle mongole, temps fort d'une rencontre qui donne aux habitants l'occasion de s'affronter au tir à l'arc, à la course de chevaux ou à la lutte.

Comme vous le voyez sur ces images, nous avons dormi dans un cadre idyllique ! Surface de la yourte, environ 26 m2 pour une hauteur approximative de 3,50 en son milieu. Les commodités ? Un poële au gaz, des toilettes sèches, un éclairage aux bougies ou une lampe autonome, manuelle.

Au matin, nos hôtes nous ont déposé un panier déjeuner , que nous avons consommé sur la terrasse, au soleil !

Merci à Romuald et Stéphanie, qui nous ont offert ce joli cadeau pour Noël.
Si vous souhaitez, comme nous, vivre quelques heures d'un absolu bonheur, voici les coordonnées du lieu :
contact@dihan-evasion.org
ou 02 97 56 88 27
leur site : http://www.dihan-evasion.org








dimanche 10 mai 2009

Johann - Un bien modeste talent

Voilà mon dernier tableau.
Pour une fois je ne vais pas l'offrir.
Petit à petit, j'améliore ma technique et il y a fort à parier qu'à mes 60 ans, je serai un bon peintre! ^^

samedi 2 mai 2009

Jacqueline - Gilles Denigot, un conseiller courageux !


Voici la déclaration de Gilles Denigot, Conseiller général deSaint-Nazaire, au procès des opposants à l'aéroport de Notre damedes landes :

« Hier, Mr Le Président, j’étais sur le site devant 10 cars de gardes mobiles…. J’étais présent pour m’opposer moi aussi aux forages sur le site agricole de Notre Dame des Landes. Je suis opposé à ce projet, car il est inutile, nuisible et coûteux.. Ce projet est inutile car nous avons déjà un aéroport international,qui dans son dispositif actuel tourne à 30% de ses capacités. Je vous invite ,Mr le Président, à prendre le temps de regarder comme je l’ai fait moi-même, l’excellent diaporama que l’ACIPA expose. Je doute que vous puissiez alors trouver des arguments personnels qui vous empêcheraint de comprendre leur lutte contre ceux qui leur volent la terre. Ce projet est nuisible car cet aéroport détruirait 2000 ha de terres agricoles dévolues à une grande partie de la production laitière de notre région, détruirait des bocages et des espaces riches pour la biodiversité, détruirait 80 exploitations agricoles, c'est-à-dire lesvrais emplois utiles et non dé-localisables. Vous ne pouvez, Mr le Président être insensible à la défense de la terre nourricière. Ce projet est coûteux, car personne, à part les promoteurs et les élus français qui les croient, ne peut faire sortir un tel ouvrage pour 581 millions d’€uros. Tous les chiffres montrent que le coût réel pour les autres aéroports en Europe et dans le monde est de 4 à six fois plus élevé. Je suis là aujourd’hui pour soutenir cette action légitime de désobéissance civile. Pour soutenir ces militants, ces agriculteurs pacifistes, qui veulent vivre sur leur terre et la transmettre comme un service public aux générations futures. Quel tribunal aurait aujourd’hui l’idée de condamner Gandhi ou Lanzades Vasto ? Mr le Président, nous sommes les enfants de ces hommes là, et je partage l’opinion si bien exprimée d’Hannah Arendt lors qu elle dit :« il y a une distinction à faire entre la désobéissance civile et le mouvement criminel. Alors que les criminels violent la loi de manière clandestine, la désobéissance civile réclame et clame sa désobéissance et ne cherche surtout pas à la cacher. Alors que les criminels peuvent user et abuser de toute forme de violence, la désobéissance civile bannit la violence sous toutes ses formes. C’estd’ailleurs ce dernier trait qui distingue fondamentalement la désobéissance civile de la révolution car celle-ci peut être violente. »Hannah Arendt démontre comment et pourquoi la désobéissance civile est un moteur indispensable à la démocratie, un support pour que la justice en tienne compte et un rempart aux régimes totalitaires. Georges Bernanos rajoute « que la désobéissance civile apparaît nécessaire à la respiration de la démocratie. Loin d'affaiblir la démocratie, elle la protège et la renforce. " Il faut beaucoup d'indisciplinés, écrit t-il, pour faire un peuple libre." Mr le Président, nous ne regrettons pas aujourd’hui que les paysans du Larzac se soient mobilisés dans les années 70, comme les opposants à NDDL le font aujourd’hui pour garder leur terre et pour que nous puissions encore produire et vendre du Roquefort. L’armée Française ne s’en est pas trouvée affaiblie… Mr le Président, je ne veux pas que les électeurs qui m’ont élu et les autres citoyens puissent m’accuser de ne pouvoir répondre aux besoins de la société, en collèges, en lycées, en écoles, en crèches, en hôpitaux, en lieux sportifs, en personnels pour tous ces services publics utiles. Je veux en tant qu’élu pouvoir me regarder dans la glace et ne pas entendre nos enfants nous accuser d’avoir contribué, soit par laxisme,soit par ignorance ou manque de courage à accélérer les dérèglements climatiques et la disparition d’une alimentation de proximité qui soit saine.
Enfin, Mr le Président, ce n’est pas parce qu’une déclaration d’utilité publique est prononcée que les projets voient le jour. Rappelons-nous ici, de cette centrale nucléaire au Pellerin, puis de celle du Carnet, puis de ce projet de plus de trente ans qui consistait à étendre le port sur les zones sensibles de Donges Est… Tous ces projets ont tous été abandonnés. Tous étaient inutiles, nuisibles et onéreux pour les deniers publics. Pour autant, vous pouvez prendre l’avion sans problème à Nantes-Atlantique, pour autant nous ne manquons pas d’électricité, car nous en exportons et nous gaspillons beaucoup, pour autant les activités du Port vont enfin pouvoir se développer non pas à Donges Est, mais vers la mer, c'est-à-dire où il ya de l’eau pour accueillir les navires marchands.
Mr le Président, ces hommes qui sont cités à la barre, ne sont pas deux, ils sont 500, ils sont 5000, et plus encore… Je fais partie d’eux et vous demande de me poursuivre pour les motifs que vous leur reprochez. Si vous les condamnez en les considérant comme des délinquants, alors je crains que vous ayez participé à un jugement contraire à ce que l’histoire des hommes dira d’eux. Elle se souviendra qu’ils ont défendu la planète, contre les appétits financiers des entreprises de BTP et autres et que la majorité des politiques soutient faute d’avoir fait la « mutation culturelle » sur le monde à construire et non à détruire. L’histoire se souviendra du courage de ces opposants qui luttent pour la terre, pour notre terre. Gilles Denigot
Pour votre information, les deux personnes citées à comparaître ont été condamnées à quatre mois de prison avec sursis .
J'étais présente ce jour là. Les forces de l'ordre nous ont chargées, comme ils l'ont fait avant hier sur le site de Curette où nous avions établi un barrage contre les engins de forage, lesquels roulaient sur les prairies devant être transformées en ensillage.....
Merci d'informer votre entourage, de nous rejoindre, de vous manifester, par un courrier, auprès de JM Ayrault, de M. Maréchal... de votre Maire, de publier largement cette lettre sur votre blog, de l'adresser à votre carnet d'adresse

mercredi 29 avril 2009

Johann - Dans le cochon tout est bon! ...

... Me disait ma grand mère, laquelle travaillait du couteau les groins et les oreilles porcines. Que dirait-elle aujourd'hui, si l'excès de saindoux ne l'avait fait trépasser, en constatant le triste spectacle de la fièvre mexicaine ?
Notons que ce n'est que justice : le génocide multi séculaire des porcs (plus d'un milliard chaque année!) devait bien amener à une revanche sournoise.

Ainsi, conséquence de son amour immodéré du goret, l'humanité s'apprête à disparaître ? L'ironie veut que nul musulman ou autre revêche à la truie ne se verra à l'abri du fléau, une injustice !

Il faudra donc bien s'habituer, en France aussi, à voir fleurir les masques de protections contre les miasmes du H1N1.

C'est la vie ma bonne dame ! Bon, c'est surtout nos modes de production industriels révoltants qui induisent ce genre d'anomalies médicales. Mais, comme avec la crise financière, l'Homme n'en tirera pas les conséquences qui s'impose, il ne nous restera plus qu'à en crever de tout ça.

Je vous laisse, je vais me faire un bon cassoulet!


dimanche 26 avril 2009

Jacqueline - Quatre constructeurs en piste !


Aux Maires, Présidents de région qui chercheraient désespérément des fonds pour construire ou rénover une école, financer la formation, indemniser les chomeurs, créer de l'emploi dans le secteur de la santé, celui de l'aide aux personnes âgées, de l'enseignement ou de la recherche, je conseille un rapprochement avec Messieurs Patrick Maréchal , J.M Ayrault et Bernard Hagelsteen, respectivement président du Conseil régional des pays de Loire , Maire de Nantes et préfet de région.


Ces élus projettent de bétonner des hectares et des hectares de terres agricoles, d'expulser celles et ceux qui les travaillent depuis plusieurs générations. La protection du vivant ? Peu leur chaut ! Ils s'apprêtent à dépenser 581 millions d'euros, hors taxes ! Il leur manquerait 100 à 200 millions d'euros.... On croit rêver...
Les concessionnaire en piste pour cette destruction ? Le canadien Lavallin associé à l'espagnol Albertis et à Fayat BTP, le groupement NGE SAS , Altervia et Etco, la chambre de commerce et d'industrie de Nantes, CIFE promotion immobilière, ETPO BTP, CDC Egis et, bien sûr, BOUYGUES.

Les candidats vont se livrer à une véritable compétition, trafics, prises d'intérêt en tous genres ... pour emporter le droit de souiller...
La grande braderie continue ! A l'horizon 20015, les avions ne devraient plus survoler l'agglomération nantaise, ils encercleront plus large encore. Suivez mon doigt sur la carte : Bouye, St Mars du Désert, Nozay, Guenrouët, Pontchâteau, Donges, St Viaud, Rouans. Sympa non ?
Les élections européennes approchent. Votons pour celles et ceux qui se soucient de votre environnement !
La photo : couche d'ozone au-dessus de l'Antartique.