
Nous sommes à la veille d'une élection présidentielle historique qui va déterminer, plus que n'importe laquelle, l'avenir de la France.
Parmis les douze candidats en lice, les choix idéologiques sont assez tranchés, les programmes suffisamment développés pour nous défaire de l'opinion répandue qui veut que droite et gauche sont identiques.
Aussi, à quelques jours de cette élection capitale, je souhaite vous faire part de mes vives inquiétudes quand à l'hypothèse de la victoire de M. Sarkozy.
En effet, des millions de français semblent prêts à faire ce choix politique. Mais qui sont-ils ces millions? Il est illusoire de penser qu'il ne s'agit que des classes supérieures de la population, cible privilégiée des politiques libérales que propose d'exercer l'UMP.
Quel est le but recherché par ces ouvriers, employés, chômeurs et autres jeunes qui s'apprêtent à voter pour des mesures qui ne leur ont jamais été profitable?
Est-ce donc le matraquage médiatique et la méconnaissance politique et historique (son pendant) qui suffisent seuls à justifier cet engouement irrationnel pour ce candidat de la "rupture", pourtant acteur féroce des politiques menées par les gouvernements de droite ces 20 dernières années? Ou serait-ce finalement une peur fantasque de l'immigration et des heurts de banlieues qui pousserai à voter Sarkozy?
Mais qui est-il pour se poser en rempart de ces "maux" de société? C'est pourtant bien ce personnage qui sort du ministère de l'intérieur, cet homme qui a attisé les dissensions communautaires, cet hommes qui a volontairement rompu le lien entre les forces de l'ordre et les habitants en supprimant la police de proximité, ce français d'origine étrangère xénophobe qui se pose en sauveur d'un modèle français qu'il casse pourtant avec une conscience infernale!
La fonction présidentielle impose d'être rassembleur. Comment l'être lorsqu'on ne peut ni ne veut entamer un dialogue avec les millions d'habitants des banlieues?
Je n'ai pas en mémoire, sous la cinquième république, un homme aussi inquiétant, fut-il de droite. Car enfin, en plus de ses thèses libérales déjà anti-sociales par essence, il n'a de cesse d'opposer les différentes catégories sociales pour mieux s'imposer.
L'immigration, la République, le travail, ne sont pas des thèmes appartenants à l'UMP et l'on ne fait pas une politique en montant les gens les uns contre les autres.
Il faut que ceux qui s'apprêtent à voter UMP gardent leur sang-froid et ne perdent pas de vue que le libéralisme proposé par M. Sarkozy n'a jamais défendu que les nantis, les actionnaires, professions libérales, les grands patrons et eux-même, élus de droite, naturellement.
La seule "rupture" de Sakozy, c'est celle qu'il s'acharne à créer entre les français dans le seul but de se faire élire.
Le 22 avril, mobilisez-vous! Votez!