lundi 30 juillet 2007

Johann - Spécial photos du dernier Week-end à Evian


(ici, il y a la grange que l'on a "visité" près de Moûtiers... Sisi! derrière l'arbre! y'avait bien d'autres photos mais je me suis dit paradoxalement que celle-ci serait parlante! lol)











(Photo3 et 4; Aurore etdeux de ses enfants Thomas 9ans et Charli 5 ans. Il manque leur grande soeur Margot 15ans)

(photo4; on a eu beaucoup de chance question pluie ce week-endcar on est plus ou moins passé entre les gouttes et avons eu de beaux rayons de soleil)

(Photo5; La tanière de l'ours Jean-guy)

Johann - Un doux été

Naturellement, je n'abandonne pas mes récits virtuels; je tâchais simplement de ne pas me forcer la main.
Ainsi que c'est-il passé dans ma vie depuis un mois?
Des vacances déjà ! C'était la première fois que je pouvais prendre deux semaines de congés payés; Quelle ivresse!
Je suis donc parti quelques jours à La Baule où le temps, quoique médiocre, m'a permis de profiter de l'air du large. J'ai achevé mon repos chez mes parents que j'étais bien content de voir. (photo1; avec mon Papa à La Baule Photo2; Romuald et Steph lors d'une ballade en barque)
Mon périple s'est continué à Evian où une rencontre entre skipasseurs a constitué le point d'orgue d'une semaine délicieuse.
Nous sommes allé à Genêves, nous nous sommes baignés dans le lac Léman; Que du bonheur, comme dirait l'autre!
Puis le travail a repris, comme une obligation, un impondérable et pourtant.... (photo3; avec Maël lors d'une représentation du théatre des batraciens)

Et pourtant, deux semaines seulement après, je sautais de nouveau dans le train pour passer un week-end allongé (trois jours) - avec Bruno! Direction, le vieux moulin de Jean-Guy. Et oui! On ne se quitte plus!
Pour être tout à fait honnête, ce déplacement imprévu avait pour but de visiter un terrain aux alentours de Moûtiers. Ce qui fût fait le Lundi. Quelle équipé! Pour être isolée, elle était bien isolée cette grange ! Un panorama merveilleux mais beaucoup trop de travaux.
Je n'étais pas trop déçu malgré les 560 kilomètres parcourus exprès pour cela car nous avons passé un super moment chez Jean-Guy qui hébergeait également une amie à lui avec ses adorables enfants. Ha!!! La fête du village! C’était très bien.
Je crois que le petit tour dans Evian a achevé de séduire Bruno à ce coin qui est devenu mon préféré. (photo4; Les bords du lac Photo5; l'ours!)

J'y ferai un petit tour début septembre pour voir l'ours...

samedi 28 juillet 2007

Jacqueline - L'électiricté libre jusqu'à l'absurde !

Le 1er juillet dernier, la France a achevé le processus de libéralisation de l'électricité. Après les entreprises et les professionnels, c'est au tour des particuliers de goûter aux délices de l'ouverture à la concurrence. Mais le plat risque de ressembler plus à de la junk food qu'à une création gastronomique !
Le bilan de l'ouverture à la concurrence s'avère en effet catastrophique et ce, quel que soit le pays. Entre 2001 et 2006, les prix du marché ont connu une envolée spectaculaire : 29 % en Espagne, 49 % en Allemagne, 67 % en Finlande, 77 % en Suède, 81 % au Royaume Uni et 92 % au Danemark ! En France, les entreprises qui ont choisi de quitter les tarifs réglementés de service public ont vu leur facture d'électricité augmenter en moyenne de 76 % sur la même période, quand les tarifs d'Edf restaient à peu près stables.
De nombreux industriels réclament d'ailleurs la possibilité de réintégrer l'univers des tarifs réglementés. Situation si inconfortable que le gouvernement français a complété la loi de décembre 2006 relative au secteur de l'énergie par une disposition permettant un retour partiel aux tarifs réglementés pour les industriels insatisfaits !
Nous sommes donc dans une situation paradoxale. L'ouverture à la concurrence permet de faire baisser les prix, nous disent les bons apôtres du néolibéralisme. Cet argument avait déjà été mis à mal lors de la libéralisation d'autres secteurs relevant auparavant des services publics en réseaux, comme par exemple les télécommunications. Dans ces secteurs, la libéralisation a signifié la fin de la péréquation tarifaire, qui avait historiquement permis que les prestations les plus rentables financent celles qui le sont peu ou pas du tout.
L'ouverture à la concurrence a donc entraîné "un rééquilibrage tarifaire", selon l'expression savoureuse de la Commission européenne, avec une baisse de prix pour les gros consommateurs, en particulier pour les entreprises, la grande masse de la population voyant, au contraire, ceux-ci s'envoler. Les zélateurs de la libéralisation expliquaient que "ce rééquilibrage tarifaire" permettrait aux entreprises de baisser leurs prix, les particuliers étant donc gagnants sur le long terme. On ne peut ici que reprendre ce que disait Keynes aux économistes libéraux de son époque : "Sur le long terme, on sera tous morts".
On savait, après les premiières libéralisations dans les services publics que la promesse d'une baisse des prix relevait de la pure propagande pour la grande majorité de la population. Dans le cas de l'électricité, même la plupart des entreprises n'en profiteront pas ! On a là un exemple parfait de l'application dogmatique des préceptes néolibéraux.
Mais ce n'est pas tout. L'ouverture à la concurrence pousse au sous-investissement, ce d'autant plus qu'elle s'accompagne d'une privatisation des opérateurs publics. Investir dans les services en réseaux coûte cher. Dans le cas de l'électricité, cela coûte d'autant plus cher qu'il faut investir dans des moyens de production pour lesquels le retour sur investissement prend beaucoup de temps. On est donc loin de la logique à court terme du capitalisme financier. La volatilité des prix sur le marché de l'électricité et l'absence de visibilité sur leur évolution renforcent encore cette tendance au sous-investissement, qui produit inévitablement des ruptures d'approvisionnement des usagers.
De plus, l'électricité ne se stocke pas. Il faut donc en permanence ajuster l'offre à la demande. Cet équilibre n'était déjà pas simple à assurer avec un seul opérateur. Il devient très compliqué, avec l'ouverture à la concurrence quand se multiplient les intervenants, surtout quand ceux-ci ont comme préoccupation la rentabilité financière. Le risque est donc très important qu'un déséquilibre dans le réseau s'avère impossible à gérer.
Enfin, le transport de l'électricité s'effectue avec des pertes en lignes importantes. Il est donc absurde économiquement et écologiquement de produire de l'électricité dans un pays pour aller la vendre à des milliers de kilomètes de là. L'ambition d'un "grand marché européen de l"électricité", portée par la Commission européenne, est une absurdité dangereuse.
Plus les réseaux sont interconnectés et plus les risques de dysfonctionnement majeur liés au sous-investissement et aux ruptures d'équilibre dans le réseau s'aggravent. Le cas de la Californie est emblématique, mais n'est pas unique. Les pannes géantes en Espagne, en Italie et, en novembre 2006, à travers l'Europe en sont les manifestations les plus visibles.
La libéralisation est enfin incompatible avec l'objectif prioritaire de sobriété énergétique indispensable pour commencer à résoudre la crise écologique : aucune entreprise ne souhaite voir baisser son chiffre d'affaires et n'a donc intérêt à ce que la consommation diminue ! Au moment où le débat énergétique devient un enjeu citoyen intégrant à la fois les questions du réchauffement climatique, du développement durable et du principe de précaution, on peut douter que la concurrence soit le meilleur moyen d'ouvrir ce débat et de le mener démocratiquement...
Tous ceux qui se sont, un minimum, penchés sur ce dossier savent tout cela. Cette analyse n'est plus vraiment contestée aujourd'hui. Et pourtant, la Commission européenne ne renonce pas, et les gouvernements suivent... Sur ce sujet, la "rupture" promise par Sarkizy attendra... à moins que la raison l'emporte et que le gouvernement proclame un moratoire sur le processus de libéralisation. Ne rêvons cependant pas, les apôtres ddu néolibéralisme ont montré qu'ils ne s'encombraient pas du principe de réalité.

vendredi 20 juillet 2007

Jacqueline - Le petit Jardin

Du géranium à la rose,


Du pêcher à la mûre,




Voici, en image, ce que j'ai visionné au lever du soleil, dans mon jardin,















Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ces jolis tableaux !





Dans mon jardin, viendrez-vous un jour ?









mardi 17 juillet 2007

jacqueline - Un béret vert !


Il faisait un temps de chien sur Nantes hier... J'ai pensé me distraire d'une mauvaise nouvelle en gourmandant vitrines et étalages...
Après avoir chevauché mon coursier Mazda, j'arrivais à Nantes, bien décidée à fouiner dans tout ce qui s'apparentait à des soldes, sans trop savoir d'ailleurs ce que j'allais chercher.
D'un magasin l'autre, je recevais des hallebardes, pataugeait dans les caniveaux quand, sur le point de rebrousser chemin , au mi-temps de la rue Boileau, j'entends :
- "S'il vous plaît Madame, auriez-vous une pièce....".
J'aurais pu passer mon chemin après avoir discrètement glissé un euro dans la main de cet homme, mais non. Je me suis retournée et lui ai dit :
- Vous êtes Inouï !
- Inouï ?, m'a-t-il répondu avec un sourire en coin...
-Oui, inouï.... Je ne comprends pas, un homme comme vous....
Il m'a observée, d'un air condescendant. Evidemment, je ne pouvais comprendre... C'était un bel homme, d'une beauté d'infante, grand, svelte, les épaules un peu rentrées, de beaux yeux myosotis, une chevelure foisonnante, poivre et sel, belle allure, du chien même, matois sans nulle doute mais brillant, le regard un peu métallique.
J'ai insisté, nous sommes restés deux heures à converser, une heure sur le trottoir, une autre autour d'une table de bistrot rue de la Fosse.
Angelo, fils d'un réfugié scicilien, s'était engagé à 16 ans dans les commandos de marines, un Béret Vert : Vietnam, Tchad, Djibouti, et d'autres terrains de conflits furent son quotidien durant douze années, scènes de vie, et de mort, d'un soldat pas si ordinaire que cela.
Au bout de douze ans donc, Angelo a quitté l'armé, et sa femme, qui s'était égayée sans lui, nous pouvons le comprendre....
Successivement garçon de café, peintre, livreur pour "les trois quartiers" à la Madeleine (là il me raconte ses rencontres avec les "plus grands" dont la célèvre Marie Marquet, femme de théâtre et gouailleuse dans le privé), notre homme s'est essayé à tous les métiers dans ce Paris tentateur et nébuleux.
Quelques mois passèrent, ou quelque années, je n'ai pas bien saisi le fil de son histoire, las sans doute de vivoter, Angelo s'est attaqué à la Banque de France. Condamné par la Cour d'Assise à 12 ans de prison, il a passé huit ans à la Santé. Il avait démérité, l'Armée a refusé de lui verser sa pension.
Sa peine purgée, l'ancien Béret Vert et taulard, a opportunément trouvé un appartement à Nantes et vécut des salaires gagnés en prison. Aujourd'hui, son bas de laine percé, il vit du RMI, en attendant que l'armée veuille bien lui servir la pension qu'il a méritée....
J'ai passé deux heures délicieuses en compagnie de cet inconnu. Au moment de nous quitter, il m'a donné son adresse :
- En fait, Angelo n'est pas mon prénom, j'ai pris l'identité d'un copain tombé là-bas...
Il ne m'a pas précisé où... Angelo n'est pas Angelo. C'est un Arménien. L'histoire qu'il m'a déroulée n'est peut-êre pas tout à fait vraie, qu'importe ! Je vais le mettre dans mon quatrième roman... Un personnage comme lui ne s'oublie pas !