dimanche 27 janvier 2008

Jacqueline - Vrais faux pesticides, un scandale !

En 2007, 47 tonnes d'herbicides, insecticides et autres produits phytosanitaires trafiqués ont été découverts en France ! Ouah ! Je n'ose imaginer le nombre de tonnes, déversées sur notre pauvre terre, parce que non découvertes !
Qu'apprends-je ? Que le "Mambo", un produit dangereux pour l'environnement et nocif pour l'homme est une version belge d'un pesticide fabriqué par le groupe Bayer, lequel s'insurge haut et fort contre cette contrefaçon....
Je trouve le courroux de Bayer un peu déplacé. Pour mémoire, c'est l'entreprise Bayer qui fournissait le zyclon B destiné à exterminé les déportés dans les chambres à gaz.... et c'est toujours cette entreprise Bayer qui, avec l'aval de la commission européenne et du ministère de l'agriculture , fournit une grande partie du marché français en pesticides et autres produits ravageurs !
Selon le directeur de l'Union des Industries de la protection des plantes, 1 % du volume total des pescitices employés en France sont des contrefaçons ; il reste donc 99 % de poisons autorisés !
Sachez tout de même que les distributeurs et les agriculteurs hexagonaux ont le droit d'importer des pesticides (tarifs inférieurs mais d'origine et de composition inconnues) à condition d'obtenir une autorisation de mise sur le marché ! Je ris ! Ces distributeurs et ces agriculteurs, qui contrebandent, vont certainement demander l'autorisation pour l'emploi de contrefaçons ! La brigade d'enquête phytosanitaire a tout de même effectué 30 contrôles en 2007 (15 infractions ayant été révélées), nous sommes rassurés !
Celles et ceux qui emploient des produits bourrés des pires substances toxiques, savent-ils que celles-ci entraînent des troubles de la fertilité, abaisse les défenses immunitaires, atteint les neurones et génèrent nombre de cancers ?
Ces réflexions concernent aussi les jardiniers qui veulent "éridiquer la saleté" "que ça soit propre" bon Dieu, "que ça soit propre", à tout prix !
En image, un livre intéressant, que je vous recommande

mercredi 23 janvier 2008

Johann - Un monde aseptisé

Voilà quelques semaines que je souhaite écrire sur un sujet qui me scandalise de plus en plus.
En effet, depuis le 2 janvier 2008, les lieux de convivialité (comme dirait la mère Bachelot - et pour être précis, les rades et les night-clubs) sont devenus des espaces strictement non-fumeurs. Cette restriction s'applique donc sans discernement, à tel point que même les bars à Chichas sont concernés, ce qui est en soit d'une profonde stupidité puisque cela revient, pour cet exemple, à la fermeture "pure" et simple de ces établissements.

(photo : Picasso fumant une cigarette)
Je sais, naturellement, la gravité des maladies engendrées par le tabac et la souffrance des personnes affectées. L'alcool aussi, bien sûr, est fort grave, mais pour l'instant le peuple français picolant trop dans sa globalité, l'on ne peut s'attaquer à tout en même temps.

Que n'a-t-on envie désormais d'aller s'envoyer un Jack ou une mousse sans pouvoir fumer sa garrot? L'ineptie veut que le fumeur doit aller dans le froid et le vent pour s'en griller une. Au bénéfice des non-fumeurs me direz-vous, mais pas au crédit de la Sécu!! Et la vérité c'est que la fréquentation des lieux de nuit devient catastrophique.
Les fumeurs préfèrent donc rester chez eux pour s'adonner à leur vice dans cet espace restreint et privatif qu'est leur domicile. C'est, du coup tout une vie sociétale qui s'envole (mais plus en fumée!), car, contrairement à ce que l'on tente de nous faire croire, les abstinents de la sèche ne viennent pas plus nombreux dans les troquets sans fumée !
Si je dois parler de mon point de vue professionnel, je sais par expérience que les non-fumeurs consomment moins de cafés et de digestifs et, de manière générale, consomment moins. Tant mieux pour eux cela dit. L'on dira même que c'est certainement la seule mesure tangible en faveur du pouvoir d'achat du gouvernement Sarkozy. Mais permettez-moi de compatir à ces milliers de petites entreprises qui vont devoir licencier ou pire, mettre la clef sous la porte à cause de l'ostracisme dont pâtissent les fumeurs.
Et la guerre n'est pas finie, naturellement. Vous verrez cet été les non-fumeurs se plaindrent de l'envahissement massif des terrasses par les accrocs à la nicotine! Bientôt viendra le jour où il sera interdit, à l'instar du Japon ou de certaines villes aux USA, de fumer dans la rue. Et ça ne gêne, en revanche, personne d'avoir des flots de voitures crachant leur merde, les agriculteurs pourrissant la terre, de chier les détritus humains partout ou de pêcher jusqu'à l'extinction des espèces (et ça c'est d'actualité! - dégustez bien votre thon rouge! - entre autres!)!!
Mais quelle curieuse société où il est plus répréhensible de fumer sa clope que pour un état de vendre des armes (voire de s'en servir)!!
Je mélange tout? Pas tellement mais, à tout le moins, je m'excuses de ma verve. Je sais pourtant très bien que tout cela est dans le sens du temps. On prend soin des hommes comme si l'espèce devait s'éteindre. Que ne serait-on avisé de protéger la planète avec tant d'énergie.Je m'étonne tout de même des priorités de nos sociétés.

Fini donc les conversations sur le zinc avec la Gauloise. Pourtant, dans cette époque perturbée et sans avenir, on avait bien besoin de se faire plaisir dans les "lieux de convivialité" entre un café et une tige en refaisant l'Histoire!Place à un monde aseptisé dans les bars et une terre de plus en plus polluée.
C'est très bien ainsi.

Merci pour autant à tous les non-fumeurs et fumeurs pour qui le sens du savoir-vivre, de la convivialité et du respect avait du sens pendant tant de centaines d'années. Ma maison reste, elle, ouverte à vous tous qui êtes de mes amis, fumistes ou non! (hihihi!).

dimanche 20 janvier 2008

jacqueline - Il fallait oser !

"Faire assaut de bondieuseries à Riyad, dans la citadelle du wahhabisme, la secte déjantée et omnipotente qui a réduit à l'impotence les sociétés arabes et condamné tout esprit critique à la potence ! Rester muet sur la laïcité, cette révolution française, alors que tant de rebelles, dans le monde arabe, en font le socle de leurs révoltes interdites ! S'en remettre à Dieu devant les enturbannés saoudiens qui flagellent, mutilent et lapident en son nom ! Saluer "l'impulsion moderniste" du roi Abdallah dont les sbires traquent chaque femelle dont un cheveu dépasse de la cage de tissu ! Malheur à celle qui prétend conduire sa voiture : interdit ! Malheur au blogueur Fouad al-Farhan, qui s'en prenait à la lenteur de ces belles réformes : au trou ! Malheur aux jeunes filles violées : ce sont elles et non leurs bourreaux qu'il faut châtier !
Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment réalisé, entre deux jeux de sabre, où il se trouvait ? S'est-il souvenu que, sur cette terre d'Arabie où le ciel est roi, l'enfer a élu domicile jusque dans les hôpitaux où de pieux médecins amputent les voleurs pour satisfaire aux lois divines ? Au moment même où le président y allait de sa petite litanie sur le "Dieu qui libère", combien d'otages du wahhabisme -berceau de Ben Lade,, d'Al Qaïda et du GIA !- passaient de vie à trépas ? Mais les sourires saoudiens s'élargissaient : pensez, un président français tout près de psalmodier "Au nom de Dieu le tout-puissant et le victorieux" !
A pleurer, de honte, tout simplement".
Chez nous, la laïcité est une pédagogie de la liberté, c'est une injonction à produire du sens. Voilà pourquoi elle est un excellent antidote contre les prophètes et les dévots, tous ces joueurs de flûte qui nous prennent pour des rats. La laïcité forme les citoyens en les affranchissant de leur milieu d'origine. Elle leur apprend à douter, et, pour finir, à douter de la laïcité elle-même. Elle leur donne ainsi les moyens d'exercer leur liberté de choix.
Loin d'être une abstraction, la laïcité s'adresse à l'homme concret ; rendre à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Un principe sur lequel petit bonhomme a hélas fait une croix !

jeudi 10 janvier 2008

Johann - un régime très spécial

«Nous allons rénover notre contrat social et dans cette perspective, la réforme des régimes spéciaux de retraite sera menée à bien», disait ainsi François Fillon à propos du projet de réforme sur les régimes spéciaux.
L'UMP a toujours tenté de stigmatiser les fonctionnaires et autres employés assimilés en les faisant passer pour les nantis du XXIème siècle. La bête à abattre, le profiteur du système était ainsi devenu le cheminot, stigmatisant autours de lui toute la haine et la jalousie d'un peuple aigri et nourri à la désinformation ou autres contres-vérités.

Dans un contexte où le présipotent vient de s'accorder une augmentation salariale de 170%, en cette période d'inquiétude sur le pouvoir d'achat (Nicolas, lui, n'en a pas, d'inquiétude!), nos chers (très chers!....) élus ont omis de parler de leur propre régime spécial.

Pour ne prendre qu'un exemple parmis d'autres nous parlerons du traitement des parlementaires; Ceux qui veulent précisemment tuer les régimes spéciaux des autres. Accrochez-vous, c'est long....


"L'indemnité est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %.

Ensuite l'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction. Le total de ces traitements représentant un montant de 5 177, 66 € mensuels!!

Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l'Assemblée, les députés bénéficient en outre d'une "indemnité représentative de frais de mandat" dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er février 2007, le montant mensuel net de cette indemnité est de 5 790,83 € mensuels. Elle sert à payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport, etc...

Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er février 2007, le montant mensuel du crédit est de 8 949 € mensuels.

L'Assemblée nationale délivre sur demande du député une carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe.

Elle prend également en charge chaque année, s'agissant des députés métropolitains, quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière et six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription.

Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76 225 €.

Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet."



Voilà ce n'est que cela.

Pour être complet, l'on dira que la réforme des pensions est passée chez les parlementaires également puisque la durée de cotisation est de quarante annuités, le droit à la pension étant ouvert à partir de 60 ans.


Pour autant, je n'ai pas souvenir de cris scandalisés de la populasse sur les terribles conditions de travail de nos élus. Mais me direz-vous, on ne leur en a certainement pas parlé au 20 heures.
Et la lutte continu en plus avez-vous vu? Sus aux RMIstes et aux chômeurs !! Ha! tous ces profiteurs du système....

Jacqueline - Une page légitime

Trois livres sortent aujourd’hui sur Cécilia Sarkozy. Mon Dieu !
La littérature est-elle devenue un produit comme les autres, un objet de consommation de plus, un signe de reconnaissance et de distinction, une plus-value de snobisme ou de différence ? Le livre est-il le dernier équipement à la mode des classes aspirant à la légitimation, entre golf, cuisine et opéra ? Qui n'a jamais senti le rapport subtil entre un costume sur mesure et le Goncourt, que l'on peut glisser dans son sac ou dans les rayonnages de sa bibliothèque ? Tout cela ne sent-il pas bon le départ à la campagne et le thé à cinq heures ?

Autrement dit, la littérature est-elle définitivement lessivée, « compressurisée », entièrement abandonnée aux mains des marchands ?


Vous voulez lire un "cousu main" ? Ce sera "Sans ma mère" (liv'Editions), disponible en Loire Atlantique mais aussi sur commande à l'adresse suivante :