dimanche 20 janvier 2008

jacqueline - Il fallait oser !

"Faire assaut de bondieuseries à Riyad, dans la citadelle du wahhabisme, la secte déjantée et omnipotente qui a réduit à l'impotence les sociétés arabes et condamné tout esprit critique à la potence ! Rester muet sur la laïcité, cette révolution française, alors que tant de rebelles, dans le monde arabe, en font le socle de leurs révoltes interdites ! S'en remettre à Dieu devant les enturbannés saoudiens qui flagellent, mutilent et lapident en son nom ! Saluer "l'impulsion moderniste" du roi Abdallah dont les sbires traquent chaque femelle dont un cheveu dépasse de la cage de tissu ! Malheur à celle qui prétend conduire sa voiture : interdit ! Malheur au blogueur Fouad al-Farhan, qui s'en prenait à la lenteur de ces belles réformes : au trou ! Malheur aux jeunes filles violées : ce sont elles et non leurs bourreaux qu'il faut châtier !
Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment réalisé, entre deux jeux de sabre, où il se trouvait ? S'est-il souvenu que, sur cette terre d'Arabie où le ciel est roi, l'enfer a élu domicile jusque dans les hôpitaux où de pieux médecins amputent les voleurs pour satisfaire aux lois divines ? Au moment même où le président y allait de sa petite litanie sur le "Dieu qui libère", combien d'otages du wahhabisme -berceau de Ben Lade,, d'Al Qaïda et du GIA !- passaient de vie à trépas ? Mais les sourires saoudiens s'élargissaient : pensez, un président français tout près de psalmodier "Au nom de Dieu le tout-puissant et le victorieux" !
A pleurer, de honte, tout simplement".
Chez nous, la laïcité est une pédagogie de la liberté, c'est une injonction à produire du sens. Voilà pourquoi elle est un excellent antidote contre les prophètes et les dévots, tous ces joueurs de flûte qui nous prennent pour des rats. La laïcité forme les citoyens en les affranchissant de leur milieu d'origine. Elle leur apprend à douter, et, pour finir, à douter de la laïcité elle-même. Elle leur donne ainsi les moyens d'exercer leur liberté de choix.
Loin d'être une abstraction, la laïcité s'adresse à l'homme concret ; rendre à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Un principe sur lequel petit bonhomme a hélas fait une croix !

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