mardi 31 mars 2009

Jacqueline - Conservons la terre !

Depuis le mercredi 14 janvier 2009, les promoteurs du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont procédé aux premiers sondages géotechniques. Or ceux-ci ne sont pas conformes à l'accord établi entre les mairies et le préfet.
En effet, les quatre sondages ont été effectués au lieu-dit La Boissière à Notre-Dame-des-Landes, sur des terres situées sur le projet de la piste sud.
Un constat de la mairie a été établi auprès du préfet.
Les prochains sondages doivent avoir lieu au niveau du barreau routier, faisant partie intégrante du projet d'aéroport. Celui-ci permettra l'acheminement des engins du BTP. Ces prochains forages sont imminents puisque l'état des lieux se poursuit avec la présence de la DIRO (Direction interrégionale des routes de l'Ouest).
Opposons-nous aux forages et à toutes intrusions / interventions sur le terrain.

Une fois de plus, on constate les abus des institutions qui ne reconnaissent pas l'inutilité de ce projet. Expulser des personnes, abattre le bocage, détruire un bassin laitier, d'élevage, de potager personnel ou collectif n'est en aucun cas constructif !
Et c'est sans compter la disproportion des forces de gendarmeries déployées pour assurer la sécurité des prélèvements.
Et c'est le contribuable qui paye !!

Lors du premier sondage, le 14 janvier, nous avons réussi à récupérer les échantillons de terre. Deux militants ont été arrêtés. On leur reproche :
« Vol de terres et effraction de matériel » pour l’un ; « complicité de vol de terres » pour l'autre.
Ces deux militants ont refusé le prélèvement ADN.
Nous vous appelons à un rassemblement pour continuer à dire NON au projet d'aéroport et à la répression des militants!!

Le mardi 28 avril à 12h devant le tribunal
de Saint Nazaire (77 rue Albert de Mun )

Venez nous rejoindre, résister contre ce projet destructeur, énergivore et ruineux. Il existe des solutions alternatives.
Contact : La Coordination des opposants au projet d'aéroport :
06/71/00/73/69 http://acipa.free.fr/

vendredi 27 mars 2009

Jacqueline - Les Batraciens saison 2009










Voici, en avant première, l'affiche de notre saison 2009.


Huit représentations sont pour l'instant programmées.


Jacqueline - Requiem pour une société moribonde !



Vous avez dit "crise" ? Une situation qui illustre l'existence du grand bazar mondial des économies , lesquelles ont pris l'habitude de biaiser et de considérer qu'en matière de profits, fusse à court terme, tous les coups sont bons... Et on ne s'en prive pas dans les hautes sphères ! La tricherie, le mensonge, les stratégies de l'ombre qui se militent dans les arrières cours, n'ont plus de secrets pour les intrigants aux allures de respectables diplomates, politiques, lesquels dissimulent dans leurs attachés-cases les plans les plus pernicieux !


Le débat politique est une foire d'empoigne vidée de son sens, ponctué de déclarations tonitruantes et de slogans, plutôt que d'analyses et de propositions concrètes. Heureusement, notre Président nous parle de "moralisation du système", comme si les spécialistes de l'entourloup' allaient, demain, brusquement, découvrir la voie de l'honneur après avoir déambulé dans des chemins dont ils connaissent et maîtrisent si bien les itinéraires... De qui se moque-t-il ?


Nos sociétés dites évoluées, parce qu'elles se sont industrialisées à outrance au détriment de l'art de vivre, en vendant des produits qui ne sont souvent que des inutilités réputées nécesaires , qui vident notre sol de sa substance, se sont pris les pieds dans leur propre logique : produire, vendre, consommer.

Un maillon de la chaîne vient-il à rompre et tout se déglingue ! Parce la forteresse financière a été prise d'assaut par des malfrats, lesquels n'ont pas compris que leur outrance était suicidaire, au bout de la chaîne, on consomme moins, en effet. Dès lors, comme au jeu de dominos, tout s'écroule : les producteurs n'écoulent plus leurs stocks jusqu'à ce que l'accumulation des invendus les contraigne à prendre des mesures de travail partiel et, pour certains d'entre eux, le chemin cahotant de la faillite.


On murmure dans les coulisses que le malaise social généralisé peut conduire à des troubles graves, mettant en cause les régimes politiques, donc leurs institutions, et que le durcissement face à la crise peut mener à une rigidité centralisée qui permettrait de maintenir l'ordre. Les économistes, de leur côté, affirment que le protectionnisme des Etats ne règlera pas les problèmes. Pourtant, tôt ou tard, les gouvernements seront obligés d'adopter des dispositions conservatoires pour éviter le pire à leurs populations.

Cette crise, que l'on dit "économique", n'est qu'un prétexte ; elle est en réalité une crise de société.


Réquiem donc pour une société moribonde, laquelle n'a pas su faire la synthèse des bouleversements en train de s'accomplir. Allons.... il est encore trop tôt pour désespérer. Comme le dit un proverbe malgache : "La mort fait partie de la vie" ! Allez, à la bonne vôtre !!!!!!

jeudi 19 mars 2009

Johann - Un beau défilé


Les médias semblent aujourd'hui relater la valeur de la manifestation unitaire syndicale de ce jeudi 19 mars sous le slogan "Moins de grévistes", comme si cela était significatif d'un essoufflement de la "grogne" du pays. Il n'en est pourtant rien. Car si le taux de grévistes est indéniablement plus faible que lors du précédent rassemblement, le nombre de manifestants, lui est notoirement en hausse. Nous devons en conclure que le mouvement revendicatif ne se limite pas, comme l'on aimerait nous le faire croire, à la simple fonction publique.

J'ai constaté aujourd'hui que les gens étaient d'horizons très divers et venaient beaucoup du privé. Je témoigne (et j'en suis moi-même esbaudi!) qu'au sein même de mon entreprise, il y avait des grêvistes!

De République à Nation (où, à cette heure, le défilé ne cesse d'arriver), on a pu mesurer à quel point la révolte gronde en France. Chômeurs, salariés, jeunes et retraités, tous unis sous une même demande, celle de l'équité!

Non Madame Parisot, ces rassemblements ne sont pas "démagogiques". Ils sont l'expression d'un pays qui a mal! Que d'injustices voyons-nous! Aujourd'hui, c'est un grand cri de révolte. Il est plus que temps pour le gouvernement d'entendre la rue.

C'était en tout cas un beau défilé sous un ciel magnifique.

Et la lutte, j'en ai bien peur, va continuer!

mercredi 11 mars 2009

Jacqueline - Le bruit qui court sur les bruits


"Le bruit serait autorisé jusqu'à 22 heures". Faux. Le tapage diurne est interdit, au même titre que le tapage nocturne, et les amendes sont les mêmes.

"Une soirée bruyante est autorisée une fois par mois". Encore faux. La Loi ne prévoit rien. C'est à vous de prendre vos dispositions pour ne pas importuner vos voisins.

Les atteintes à la tranquilité publique sont sanctionnées par les articles R623-2 du Code pénal, en ce qui concerne le tapage nocturne, et les articles R48, 1 à 5 du code de la santé publique pour les bruits diurnes. Si vous en êtes victimes, il vous suffit de déposer une main courante au commissariat le plus proche de votre domicile.

Evidemment, le problème devient cornélien lorsque l'on a décidé d'organiser une petite fête chez soi. Comment concilier fête et respect de la tranquillité d’autrui ? Il vaut mieux, à priori, savoir ce que l’on risque pour ne pas être surpris en voyant le voisin puis la police débouler dans votre appartement.

Le tapage nocturne est considéré comme une infraction ; les polices nationale et municipale ont donc le droit d’intervenir à votre domicile pour calmer l’ambiance si quelqu’un en fait la demande. En fait, troubler la quiétude d’une seule et unique personne entre 21H et 6H peut suffire à vous faire condamner.

Ce que vous risquez ? Dès qu'elle a constaté les nuisances sonores, la police applique la "loi bruit" de 1992 laquelle prévoit que toute personne (de son fait, par l’intermédiaire d'un animal, d'enfans, d'un tiers invité à votre domicile) à l'origine d’un bruit de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage par sa durée, sa répétition ou son intensité, est passible d’une contravention de troisième classe pouvant aller jusqu’à 450 euros. Mais ce n’est pas tout ! Elle prévoit également la confiscation du matériel à l’origine de l’infraction. Autant dire que la soirée peut mal se finir.

Mon conseil : laissez un petit mot dans l’ascenseur deux ou trois jours avant votre soirée, c'est la moindre des courtoisie ; vos voisins apprécieront. Mais n’abusez quand même pas de la sono ! Ce n’est pas parce qu’ils sont avisés qu'ils goûteront une nuit blanche !

Si vous pouvez le faire sans les froisser, invitez vos amis à la modération et au respect, je doute fort qu'ils mettront spontanément la main au porte-monnaie si veniez à être verbalisé . Faire la fête, bien sûr, mais en respectant la charte de bon voisinage !