mercredi 28 juin 2006

Johann - Tout va très bien....

Lundi 26 juin, nous avons eu droit à une x-ième allocution de notre président Jacques Chirac.
Il est intervenu dans un contexte politique difficile dans le but évident de soutenir un premier ministre à bout de souffle !
Voici le résumé de la situation pour le locataire de l'Elysée ; Tout va très bien, Madame la marquise!...
Il a donc assuré le premier ministre, Dominique de Villepin de son soutien.
Soutien à un chef de gouvernement "aux succès indiscutables", qui ne subit en aucun cas une "rivalité insupportable" entre le premier ministre et le ministre de l'intérieur.
Cette myopie sur la situation s'accompagne au long de l'entretien d'un auto-satisfécit sur la situation du chômage et du pouvoir d'achat.

Fin de règle chaotique et confirmation d'une surdité maladive face à une France : après les banlieues, le CPE, Clearstream et Guy Drut, Chirac traîne les casseroles politiques.

Combien de temps nous imposera-t-il encore un premier ministre boudé par l'opinion ? Jusqu'au terme de son mandat si l'on en croit Chirac. Fi donc des salaires qui n'augmentent plus, de l'insécurité croissante, de la rapacité des actionnaires qui dépècent sans vergogne le bien public , des finances de la France jouées au dés pour graisser la patte des thurifaires!
Il devient peu étonnant que les français se détournent de la politique avec ce genre de manoeuvres... Quel exemple!

Mais le plus probant est la lapidation en règle que subit le président par ses propres colistiers. Affaibli, malade, tout est bon pour dénigrer celui qui les a, pour la majorité, lancés en politique. Les chiens se lâchent quand la bête est blessée, c'est honteux. Chirac a bien des choses à se reprocher, mais s'attaquer à l'homme et à sa vie privée est tellement bas de plafond...

La droite dans son drap le plus significatif...

1 commentaire:

Jacqueline et Johann a dit…

Belle analyse. L'attaque sourde et cynique de l'UMP à l'endroit de Jacques Chirac est une honte, en effet. Ces basses manoeuvres, qui ne m'étonnent pas, nous prouvent une nouvelle fois, s'il en était besoin, du peu de crédit que l'on doit accorder à ces clampins !
A gauche ? J'entends des critiques qui ne valent guère mieux, pressens la trahison, et voit déjà quelques mains cramponner la couverture. Pour la tirer à soi ? Non !!! Croix de fer, croix de bois, je ne pense qu'à servir !

Servir la France ? Non pas ! Me servir, faire semblant, attendre, surtout quand c'est urgent, jeu de chaises musicales dans l'attente des prochaines élections. Les plus malins se vautreront pour cinq ans, plus si l'on veut mener un train de sénateur, dans le fauteuil convoité et finement subtilisé à son ami d'hier.
Et les citoyens s'ébaudiront quelques mois durant avec l'impression pathétique d'avoir "pesé" .