mercredi 10 décembre 2008

jacqueline - Visite chez un apiculteur

J’ai passé une partie de mon après-midi avec dominique, un apiculteur de St Gildas des Bois, lequel m’a instruite sur les abeilles, leur vie sociale, … et le dépeuplement dramatique de ses ruchers.

Entre 50 ooo et 60 000 abeilles "habitent" dans la ruche que vous visionnez sur cette photo. Aujourd'hui, 10 décembre 2008, alors que le thermomètre affichait un petit 6 sous le ciel, il faisait 35° au coeur de l'essaim, incroyable non ?! Savez-vous que durant l'hiver, les abeilles opèrent une rotation afin de permettre aux plus exposées de se réchauffer ?
Au printemps, lorsque Dominique pourra de nouveau ouvrir ses ruches, je ferai un petit reportage.

Cet apiculteur était grave : la mortalité qui sévit dans ses ruchers menace bien sûr sa production du miel mais aussi la pollinisation des espèces végétales de la région. Les causes de cette mortalité ? Les pesticides bien sûr, mais aussi le frelon vespa velutina, le brouillard électromagnétique émanant des technologies sans fil, les lignes à haute tension qui ont envahi notre paysage, lignes suspectées de perturber les abeilles au point de les empêcher de retrouver le chemin de la ruche.

La pollénisation est un des services gratuits de la nature. Il n’existe aucun mécanisme marchand permettant de rémunérer les propriétaires des abeilles pour ce service, et encore moins les insectes sauvages, qui n’ont pas de propriétaire humain… Il y a peu, 150 apiculteurs ont une nouvelle fois manifesté à Nantes et rencontré les élus, lesquels se moquent éperdûment des abeilles, des haies, des arbres, de l'humble fleur, de l'oiseau ou du crapaud, du hérisson ou de la vipère, du coucou ou de la rainette ! Ils sont trop occupés sans doute par le projet funeste qui consisterait à bétonner des centaines d'hectares de bonne terre agricole, une terre riche d'une faune et d'une flore humble mais exceptionnelle !

La disparition des abeilles sonnera le glas de l’humanité, a dit Einstein. Tant mieux ! Puisse le monde animal et la flore étouffer un jour le plus grand prédateur : l’homme.








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