mardi 5 juin 2007

Johann - La conclusion?

Lorsque j'étais à l'école, j'ai découvert avec effroi l'histoire de France et du monde, jalonnée de guerres et autres tueries sans nom.
Les nombreuses années de catéchisme nous apprenaient qu'il fallait défendre son prochain, compatir et pardonner.
Puis un jour, on étudia la Shoah. Les professeurs nous dirent alors, avec raison, que ce génocide, tout à fait particulier dans sa froide et technique exécution, marquait un point de non-retour de l'histoire de l'humanité.
Je me suis documenté, j'ai dévoré de nombreux livres sur le système nazi et sur les circonstances qui ont conduit à une telle horreur. J'ai vu l'effroyable grâce à des documentaires et me suis pris d'une soif de connaissance sur le système concentrationnaire.

Plus jamais ça disait-on. On le dit encore... Que s'est-il passé depuis la libération des camps par les alliés en 1945? Et bien l'Europe a fait un travail de mémoire plus ou moins complet et surtout, elle a fait la paix. Plus jamais ça, entre nous en tous cas!

Le Darfour n'est pas très loin.
La corne de l'Afrique est dévastée par une guerre civile mâtinée d'épuration ethnique qui ne cesse de s'étendre aux pays voisins. Depuis 2003, l'on parle d'au moins 200 000 morts par famine, maladie et attaques.
C'est une guerre complexe ou il semble bien difficile d'affirmer qui est le bon, qui est le méchant. La politique, la religion et les ressources naturelles sont mêlées à l'influence nauséabonde de la Chine qui semble tirer les ficelles de ce conflit.
Depuis 4 ans que ce conflit existe, la communauté internationale ne semble pas avoir eu une réponse féroce à cette situation que l'on qualifie parfois de "génocidaire".

Riche d'informations, de photos, de reportages en tout genre, nous pouvons dire que nous sommes assez informé sur ce qui se passe; les viols systématiques, les déplacés, les trafics d'armes et compromissions politiques.
Mais on le savait aussi pour le Rwanda, le Tibet et, bien sûr, pour la guerre en Yougoslavie, à nos portes.
Nous avons, peuples occidentaux, gardé les yeux bien ouverts sur ces guerres. Nous n'ignorons plus rien.

Qu'en déduis-je? Tout simplement que le fond général de l'Homme est de s'en foutre royalement. Moi, mon voisin, mon député, ma belle-soeur, on s'en cogne des génocides.
C'est volontairement provocateur comme formule mais qui peut dire que c'est entièrement faux? Le propre de l'Homme semble être aussi sa capacité à regarder un inconnu crever à ses côtés sans broncher.

Et je rends d'autant plus un hommage vibrant aux femmes et hommes qui s'engagent, qui cherchent à faire bouger les choses au sein d'institutions politiques, civiles ou humanitaires. Ces gens là semblent vraiment être plus bon que nous.

mercredi 30 mai 2007

Johann - Des images!

Et oui ! Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas fait profiter de quelques vidéos. Grâce à mon nouveau PC, le chargement est un poil plus rapide. C'est donc avec plaisir que je vous offre ces deux morceaux choisis :

Le premier date de Mars dernier alors que j'étais auprès de mon copain Jean-guy à Evian, dont je vous ai déjà entretenus. Nous avions organisé une petite session ski avec d'autres skipasseurs (Jérôme, Laurent et Alex), par un temps magnifique.
Bien que la neige fût abondante, il faisait très chaud et les pistes étaient "en soupe". Pour autant, nous avons passé un excellent moment. Tellement bon, que dans trois semaines nous réorganisons une rencontre entre gens de skipass.com à Evian. Ca va envoyer du très, très gros !!



Le second est plus récent, date de mercredi dernier exactement. Ma Môman a déjà écrit un bel article sur notre week-end, mais on peine à imaginer son angoisse sur la grande roue de la foire du trône ! hihihi !
Le plus drôle, c'est quand elle dit: "mais vraiment, je ne comprends pas pourquoi on ne nous attache pas!"
Un bon moment parmis d'autres. j'étais tellement content qu'elle soit là !





A bientôt les amis !

Johann - Le Prix de l'humour

Voilà quelques temps déjà que les élections présidentielles sont derrière nous. Pour autant, je m'étais juré de poster cette photo de Madame Villepin lors de la passation de pouvoir entre les deux premiers ministres.
Cet instantané est cocasse et l'ex "second lady" y affiche une ironie bien railleuse. Une femme avec autant d'humour aurait mérité que l'on parlât un peu plus d'elle. Cette sortie avait du panache !

Il est certain que cela n'a certainement pas dû être facile tout les jours pour le couple Villepin. Mais les ors de la république étaient à ce prix, et les vêtements de haute couture également!

Depuis cette image, la France vit au rythme pathétique des joggings médiatiques du petit Nicolas. Lui, comme son colistier Juppé, est bien droit dans ses bottes (ou ses baskets) et annonce la couleur d'une politique qui durera cinq ans: qu'en sera-t-il du code du travail et de son trop protecteur CDI ? Instauration des franchises de soins ? (le commencement d'une médecine en voie de privatisation) puis un bon gros bouclier fiscal pour tous nos pauvres riches français.
Naturellement, ça ne semble pas être à destination de la "France qui se lève tôt" mais ça ne surprendra personne ; ni Madame Villepin, ni moi, ni tous ceux qui porte un regard averti sur la politique, n'ignorent que le libéralisme sert les plus riches.

Il n'y a, pour autant, pas plus de surprise aux "premiers" renoncements de Sarkozy. Le coupable d'homophobie Christian Vanneste représentera donc bien la "majorité présidentielle" aux législatives et la Turquie ? Ben, en fait voyez-vous, la Turquie... Et d'autres suivront ! Ca n'empêche pas les gens de voter encore UMP, c'est très bien...

Comme il me va au coeur et comme il est lourd de sens le sourire de Madame de Villepin ! Pour nous c'était déjà très dur du temps de son mari, mais c'est odieux d'apercevoir ce qui se profile...

vendredi 25 mai 2007

Jacqueline - Paris tendresse !

Entre Montparnasse et Montparnasse, que s'est-il passé du 22 au 24 mai 2007 ?
A ma descente du TGV, j'ai été accueillie par le beau garçon que vous visionnez sur cette photo, notre fils Johann, qui, à chacune de nos retrouvailles, émerge d'un flot de voyageurs un bouquet de roses à la main.

Trois tours de métro plus tard, première halte dans un restaurant près des Halles, une pizzéria que je ne vous recommanderai pas... Foin des réjouissances stomacales, il s'agissait plutôt de me régaler en mots et en regards de la présence de ce fils que nous voyons trop rarement, de mettre les bouchées doubles durant ce séjour marathon ! N'attendez donc pas je fasse l'éloge de Paris, je vous le dis, je n'ai eu d'yeux que pour mon fils !

Bien entendu, nous avons déambulé, butiné les magasins, acheté des livres chez les bouquinistes, rêvé devant les hôtels particuliers du Marais... Etions-nous repus ? Point ! Le lendemain, au petit matin, après quelques emplettes sur un marché proche de la place de la Nation, Johann nous a concocté un délicieux repas : bar et pommes de terre de noirmoutier arrosés d'une sauce, divine ! Un chef !

L'après-midi ? En forêt, avant un tour de Grande Roue à la foire du Trône ! Je n'en menais pas large ! Appréciez la pause de Johann devant cette incroyable affiche !
Oui, ce fut une belle journée ensoleillée, une page estivale qui nous a chauffé le coeur !
Cette seconde journée, nous l'avons terminée en beauté par une séance de cinéma avec un film magnifique "Irina Palm".
Cette palette de vie n'a d'intérêt que pour nous mais il faut bien, entre la rage et la déception manifestées dans nos derniers articles, vous dire que nous cheminons sur une carte du tendre.

vendredi 18 mai 2007

Johann - Déjà vu?

L'intelligentia médiatique de la Présipauté sarkozyste n'est plus à un hold-up près...

En effet, après avoir pioché dans les références socialistes pour galvaniser les masses populaires, après avoir reprit, sans complexe, les thèses et maximes frontistes et, dernièrement à Boulogne, pillé la mémoire des résistants communistes pour flatter l'élan patriotique français, voilà que les cadors de la communication veulent faire passer le nouveau "couple"(?) présidentiel pour une saga Kennedy, french version.

Etait-il nécessaire à ce point de briser les convenances pour s'arroger, usurper la mémoire d'une famille d'outre-atlantique au destin aussi fabuleux que funeste?

Fallait-il le Fouquet's pour marquer la "rupture"? Devait-on supporter l'affaire du Paloma maltais pour bien comprendre que plus rien ne sera comme avant?

Avec Sarkozy, ça tire dans tous les sens. A gauche, à droite, tout le monde perd ses repères et se décontenance. Un homme nouveau est arrivé!

Il n'y a pourtant rien de révolutionnaire dans le comportement arriviste et revanchard du désormais président.

Cette façon qu'il avait de dire à des employés en parlant de leur usine "c'est ici ma maison" (sic), ça tranche avec le yatch mais ce n'est pas nouveau, la duperie.

Cette malhabile façon de lier fonction étatique et luxe ostentatoire, c'est du réchauffé. Les liens amicaux avec les grands industriels, c'est du Berlusconi, sans plus...

Qui est donc que cet homme que les médias drapent de tous les idéaux et nobles références?

Bref, l'entrée en matière me semble douteuse et vulgaire, mais elle colle assez au personnage. Son personnage, qui ne sera porté par aucun autre illustre, seul devant ce qu'il créé de lui même; Le lourd sentiment que l'on regrettera Jacques Chirac!
Faute de pouvoir lui reconnaître le talent et le courage politique de Kennedy, on peut tout de même souhaiter à M. Sarkozy de ne pas connaître la même fin.

Il ne manquerai plus qu'il soit canonisé!