mercredi 5 novembre 2008

Johann - Nouvel Air!

Je me suis levé ce matin avec la sensation d'un changement incroyable.
Vers 5h30 ce matin, nous avons appris en direct l'élection de Barack Obama, candidat métis du parti démocrate.

J'ai peine à trouver les mots pour exprimer ce que je ressens. Moi qui n'aurais pas parié un centime sur le fait qu'un président noir puisse être élu aux Etats-Unis, j'ai comme l'impression d'une grande claque, d'une brutale sortie d'une terrible léthargie.

Une léthargie qui dura donc huit ans et qui achevait de donner une mauvaise opinion de l'Amérique au monde.


Aujourd'hui, l'Histoire est de nouveau en marche. Et de quelle façon! Ce grand pays nous donne, une fois de plus, une formidable leçon d'espoir et de courage. Le peuple d'outre-atlantique nous prouve que le rêve américain existe toujours, plus vivace que jamais.


Dès lors, la tâche ne sera pas facile pour ce 44ème président, élu dans des conditions économiques catastrophiques, empêtré dans un terrible bourbier en Irak, perdant la guerre en Afghanistan, tous cela, avec l'état de notre planète qui vascille.

Il y aura aussi, biensûr, des défits intérieurs à mener comme créer enfin une sécurité sociale aux USA et la lutte contre la précarité qui ne cesse de grandir dans ce pays à l'origine de la crise économique.


Aussi Barack Obama n'est pas le Messie. Sa marge de manoeuvre n'est peut-être pas énorme. Mais il est de ces hommes qui font changer le cours des choses, je le sens. Par son élection, il a déjà donné un nouveau visage au monde.

C'est historique, un moment énorme.

jeudi 30 octobre 2008

Jacqueline - OGM. Comment tromper les citoyens

Ce dimanche, The Independent on Sunday révèle un scandale au niveau européen. Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne se réunissent en secret pour accélérer les processus d’autorisation des cultures OGM, contrer les opposants et rassurer les populations en faisant intervenir les représentants de l’industrie. L’artillerie lourde est de sortie...Dimanche 26 octobre 2008, The Independent on Sunday nous livre la synthèse de quelques documents confidentiels plutôt étonnants. Des réunions secrètes ont été convoquées par Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. A la demande de Barroso, chaque Premier ministre des 27 a nommé un représentant spécial. Pour la France, il s’agirait d’un "collaborateur proche" de Nicolas Sarkozy. Au menu de ces petites sauteries privées, un sujet urgent et hautement stratégique : trouver les moyens d’accélérer la culture des OGM et de persuader les citoyens européens de les accepter.
Court-circuiter le Conseil des ministres et contourner le blocage "démocratique"
En Europe, actuellement, les populations y sont majoritairement opposées, même dans les pays qui les autorisent, comme l’Espagne. Ce qui force les gouvernements à bloquer certaines décisions au niveau du Conseil des ministres. Mais la Commission européenne n’est pas tenue de demander leur avis aux gouvernements, ni aux députés européens. Elle n’est pas tenue non plus de s’expliquer devant aucune juridiction, c’est aussi cela, l’Europe ! La Commission européenne va donc imposer ses choix, comme elle en a le droit. Et ces réunions confidentielles sont destinées à arrondir les angles.
Les industriels à la manœuvre, Monsanto en tête
Les conclusions de ces réunions montrent clairement que les 27 souhaitent "accélérer le processus d’autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l’opinion publique". Et la meilleure façon de rassurer l’opinion publique, pour nos dirigeants, est d’inciter les représentants de l’agriculture et de l’industrie – exemple au hasard, Monsanto – à se faire davantage entendre pour contrer les écologistes. Et les documents livrent, pour finir, quelques conseils courtois : pour "s’occuper au mieux de l’opinion publique", il faudrait "un dialogue non passionnel et basé sur les normes très élevées de la politique OGM de l’Union européenne". Barroso, lui-même, y insiste d’ailleurs sur "le rôle de l’industrie, des partenaires économiques, de la science pour participer activement à un tel dialogue", pour rassurer des "citoyens qui se sentent mal informés". Car, ajoute-t-il, le débat "ne devrait pas être laissé à certains groupes qui y trouvent un intérêt légitime mais matériel". Tout un programme.
Jusqu’à présent, l’industrie des biotechnologies reste sur la défensive. Ses arguments sont principalement que les OGM réduisent la consommation de pesticides et sont indispensables pour alimenter la planète. Des arguments qui tenaient tant que les cultures restaient confidentielles, mais qui, aujourd’hui, sont largement contestées. Il ne fait cependant aucun doute qu’avec des coachs de la trempe de Barroso et Sarkozy, les industriels sauront rebondir et trouver de nouveaux arguments pour nous rassurer... secrètement.
Si vous lisez ce message, répandez-le autour de vous !

lundi 27 octobre 2008

Jacqueline - " Dr Livingstone, I presume ?"





Que reste-t-il aujourd'hui des récits des premiers explorateurs ?


A la fin du 19ème siècle, les explorateurs ne cachaient pas leur but : ouvrir l'Afrique à l'influence européenne, à l'exploitation de ses richesses et obtenir des monopoles pour leur pays. Dans cette course aux influences commerciales, ils cotoyèrent des aventuriers et des diplomates, hommes et femmes, au caractère bien trempé, fascinés par les espaces inexplorés et prêts à risquer leur vie pour passer à la postérité. Ils mettront sur pieds des explorations qui dureront plusieurs mois, voire plusieurs années. L'un d'eux, David Livingstone, missionnaire écossais, partant de la ville du Cap, parcourut toute l'afrique australe, découvrant le lac ngami, le haut zambère, le lac Nyassa et le haut Congo. En 1869, Henry Morton Stanley, correspondant pour le quotitien New York Herald, part à la recherche de l'explorateur dont on est sans nouvelle. Accompagné de 2000 hommes, il le retrouve le 10 janvier 1871.



Stanley, devant un mince et frêle Livingstone, s’inclina, retira son chapeau et prononça les mots devenus célèbres : « Docteur Livingstone, I presume ? », formule toute british lancée au milieu de la jungle, prélude à un entretien au cours duquel le missionnaire rendit compte de six années d’exploration !


Ce sont ces récits, publiés sous le titre « Comment j’ai retrouvé Livingstone", que j’ai eu le plaisir de lire lors de la soirée « Lire en fête », une rencontre organisée par Emmanuelle, à la bibliothèque de Besné, à laquelle ont participé une dizaine de personnes réactives, très intéressées par le sujet.


Nous avons clos l'échange par des proverbes et dictons, lesquels illustrent la sagesse populaire africaine. En voici un, que je soumets un à votre sagacité : « Attends d’abord d’avoir traversé la rivière avant de dire au caïman qu’il a une sale gueule ». Voyez-vous de quoi il s’agit ?

jeudi 9 octobre 2008

Johann - La crise!

Nous vivons une époque formidable ! Je parle bien sûr de la crise actuelle.
Je serais étalé de rire si je ne savais qui, au final, payera l’addition des erreurs des autres.

Quelques points qui me font hurler : L’hypocrisie complète du système.
Selon le fameux adage néo-libéral « on privatise les profits, on mutualise les pertes ». Toutes les têtes pensantes de l’économie dont le Dieu est la « Main invisible qui régule tout », sont les premiers à appeler de leurs vœux la nationalisation des établissements en difficulté. Quelle ironie pour les chantres des obligations régaliennes de l’état. Pensez-vous que cela puisse être une remise en cause de leurs dogmes ? Absolument pas, puisque les états occidentaux ont prit, depuis longtemps, l’habitude d’éponger les dettes du système libéral avec l’argent des particuliers ! Il existe de toute façon une prime à l’erreur dans le capitalisme : je pense aux 500 millions, gagnés en 5 ans par le directeur de Lehmann Brothers, aux golden parachutes des "DEXIA", "Alcatel" "FORTIS", et j’en passe !
Voilà la justice du monde capitaliste ! Faites des erreurs, prenez le chèque et l’état règlera pour vous vos de gestions calamiteuses.

Ainsi les premiers coupables sont bien les dirigeants politiques qui ont toujours été complaisants avec ces procédés. Et tellement incapables... Si l’on prend les déclarations de Christine Lagarde sur un an, c’est à hurler de rire ! D’abord quand elle parle successivement de 2 points, puis de 1.5, puis de 1 point de croissance, et toutes ses sorties lénifiantes sur l’état de l’économie française : « les fondamentaux sont bons », « le pire est derrière nous » (sic au début de l’été 2008 !!!!), avec le résultat que l’on sait…
Il y avait de gros problèmes de sémantique à la tête du pouvoir. Il fallait bien parler de CONFIANCE et surtout pas de récession. Non, pour le gouvernement, il n’y a pas de crise. L’éminence grise Couet semble à l’œuvre !

Finalement, la situation a un mérite ; celle de montrer qu’on a des sous pour ce qu’on veut. Pour éradiquer la famine dans le monde non ! Mais pour sauver les revenus des grands patrons, oui ! Pour lutter efficacement contre le SIDA, lutter contre la pollution, donner accès à tous à l’éducation, NON ! Mais dépenser plusieurs milliers de milliards pour éponger les erreurs et l’avarice de multinationales, oui.

La situation me donne envie de hurler et de vomir…

mercredi 8 octobre 2008

Johann - Photos végétales!


Voici quelques épreuves de certaines plantes et champignons que nous avons croisé au cours de nos fabuleuses ballades à Aussois. Je n'en ai jamais vu autant et de si beau.
Il faut aussi rapporter que Bruno et moi avons vu une magnifique énorme et parfaite Amanite Tue-Mouches. Dommage que nous n'ayons pas eu d'appareil photo ce jour là.
La nature était particulièrement généreuse et foisonnante après un été très pluvieux. Que de beautés!