
Que reste-t-il aujourd'hui des récits des premiers explorateurs ?
A la fin du 19ème siècle, les explorateurs ne cachaient pas leur but : ouvrir l'Afrique à l'influence européenne, à l'exploitation de ses richesses et obtenir des monopoles pour leur pays. Dans cette course aux influences commerciales, ils cotoyèrent des aventuriers et des diplomates, hommes et femmes, au caractère bien trempé, fascinés par les espaces inexplorés et prêts à risquer leur vie pour passer à la postérité. Ils mettront sur pieds des explorations qui dureront plusieurs mois, voire plusieurs années. L'un d'eux, David Livingstone, missionnaire écossais, partant de la ville du Cap, parcourut toute l'afrique australe, découvrant le lac ngami, le haut zambère, le lac Nyassa et le haut Congo. En 1869, Henry Morton Stanley, correspondant pour le quotitien New York Herald, part à la recherche de l'explorateur dont on est sans nouvelle. Accompagné de 2000 hommes, il le retrouve le 10 janvier 1871.
Stanley, devant un mince et frêle Livingstone, s’inclina, retira son chapeau et prononça les mots devenus célèbres : « Docteur Livingstone, I presume ? », formule toute british lancée au milieu de la jungle, prélude à un entretien au cours duquel le missionnaire rendit compte de six années d’exploration !
Ce sont ces récits, publiés sous le titre « Comment j’ai retrouvé Livingstone", que j’ai eu le plaisir de lire lors de la soirée « Lire en fête », une rencontre organisée par Emmanuelle, à la bibliothèque de Besné, à laquelle ont participé une dizaine de personnes réactives, très intéressées par le sujet.
Nous avons clos l'échange par des proverbes et dictons, lesquels illustrent la sagesse populaire africaine. En voici un, que je soumets un à votre sagacité : « Attends d’abord d’avoir traversé la rivière avant de dire au caïman qu’il a une sale gueule ». Voyez-vous de quoi il s’agit ?
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