Nous vivons une époque formidable ! Je parle bien sûr de la crise actuelle.Je serais étalé de rire si je ne savais qui, au final, payera l’addition des erreurs des autres.
Quelques points qui me font hurler : L’hypocrisie complète du système.
Selon le fameux adage néo-libéral « on privatise les profits, on mutualise les pertes ». Toutes les têtes pensantes de l’économie dont le Dieu est la « Main invisible qui régule tout », sont les premiers à appeler de leurs vœux la nationalisation des établissements en difficulté. Quelle ironie pour les chantres des obligations régaliennes de l’état. Pensez-vous que cela puisse être une remise en cause de leurs dogmes ? Absolument pas, puisque les états occidentaux ont prit, depuis longtemps, l’habitude d’éponger les dettes du système libéral avec l’argent des particuliers ! Il existe de toute façon une prime à l’erreur dans le capitalisme : je pense aux 500 millions, gagnés en 5 ans par le directeur de Lehmann Brothers, aux golden parachutes des "DEXIA", "Alcatel" "FORTIS", et j’en passe !
Voilà la justice du monde capitaliste ! Faites des erreurs, prenez le chèque et l’état règlera pour vous vos de gestions calamiteuses.
Ainsi les premiers coupables sont bien les dirigeants politiques qui ont toujours été complaisants avec ces procédés. Et tellement incapables... Si l’on prend les déclarations de Christine Lagarde sur un an, c’est à hurler de rire ! D’abord quand elle parle successivement de 2 points, puis de 1.5, puis de 1 point de croissance, et toutes ses sorties lénifiantes sur l’état de l’économie française : « les fondamentaux sont bons », « le pire est derrière nous » (sic au début de l’été 2008 !!!!), avec le résultat que l’on sait…
Il y avait de gros problèmes de sémantique à la tête du pouvoir. Il fallait bien parler de CONFIANCE et surtout pas de récession. Non, pour le gouvernement, il n’y a pas de crise. L’éminence grise Couet semble à l’œuvre !
Finalement, la situation a un mérite ; celle de montrer qu’on a des sous pour ce qu’on veut. Pour éradiquer la famine dans le monde non ! Mais pour sauver les revenus des grands patrons, oui ! Pour lutter efficacement contre le SIDA, lutter contre la pollution, donner accès à tous à l’éducation, NON ! Mais dépenser plusieurs milliers de milliards pour éponger les erreurs et l’avarice de multinationales, oui.
La situation me donne envie de hurler et de vomir…
1 commentaire:
Ton courroux est partagé par nombre de citoyennes et de citoyens Johann !
Et si la crise était planifiée ? Si les banquiers, les argentiers et autres chacals de l'industrie, de la pétrochimie, d'un commun accord, tiraient, coupaient, nouaient ces funestes ficelles pour récupérer leurs mise, la redistribuer, garotter les Etats, allumer des incendies dans la population, lesquels entraîneront imanquablement violences et répressions, donc la remise en cause des démocraties au profit bien sûr de dictatures, dont ils prendront la tête ?
Ceux qui nous dirigent, de gauche comme de droite, qui ont bradé allègrement notre patrimoine, fait rentrer les loups dans notre bergerie, baissé leurs frocs devant les possédants, auront-ils d'autres choix, quand les pauvres se révolteront, que de rétablir l'ordre ?
Tout ceci me fait peur.
D'ailleurs, il n'est pas besoin d'aller bien loin pour constater qu'au premier étage de nos institutions, je veux bien sûr parler des municipalités, des conseils généraux, des préfectures, vont bon train les passe-droits, les marchandages, les tractations en sous-mains, au profit des lobbies du béton, de la chasse, des chimiquiers, des pétroliers, et tant pis si la terre est souillée, les arbres arrachés, amputés, si les eaux sont gorgées de tonnes et de tonnes de phosphates, de lisiers et autres joyeusetés, si la faune s'éclaircit sous les balles des malades de la gachette, .... le bulletin de vote est au bout de leurs bassesses, de leurs lâchetés, de leur incurie...
Moi aussi, je suis écoeurée !!!!!
Mais, nous n'allons pas les regarder nous dépouiller sans broncher... Oui, nous sommes à un tournant de notre histoire mais je pense qu'elle ne s'écrira pas comme ces chacals, ces minables, l'ont escompté....
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