
Une histoire aussi importante que celle de la naissance d’un enfant doit se prendre tout à fait à l’origine. Il est évident qu’un fœtus ne saurait grandir indéfiniment ; d’ordinaire, sa vie utérine est fixée à 266 jours, d’ordinaire … car toi, Johann, tu as résidé onze jours supplémentaires in utéro.
Il fallut donc te pousser vers la sortie, ce que fit le docteur Cousin, gynécologue à la clinique Saint Jean de Nantes, sise, en 1979, rue de Belleville. Ce bâtiment, depuis une dizaine d’années, est un cabinet d’avocats.
Bien sûr, je ressentais ce matin là une certaine exaltation à l’approche de ta naissance mais il me restait un long et fatigant chemin à parcourir, lequel réclamerait toute mon énergie. Je me disais « pourvu que tout aille bien ». J’appréciais la présence de ton père, qui m’invitait, entre deux contractions, à la détente. Mon corps se recueillait, se réorganisait en vue de sa participation à la besogne en cours.
Quelques heures plus tard, 10 heures, c’était le grand moment : venaient ta tête, tes épaules puis le reste de ton corps. Notre petit garçon était né ! Je resplendissais de fierté, de soulagement et de plaisir ! Bien avant la proclamation officielle de ta naissance tu jetais ton premier cri ! La sage-femme coupait le cordon qui nous reliait, tu étais autonome. Dès lors, nous, tes parents, étions responsables de toi, Johann. Tandis que je reposais, ton père allait annoncer à Romuald (en garde chez un amie) qu’il avait un petit frère. "Je suis papa", "Je suis papa", claironna-t-il aux quatre vents qu’il était papa. Ce fut en compagnie de Pierre-Henri, à l’école de la Marine Marchande, qu’il fêta cet événement
Trente années ont passé. Nous sommes à distance ton père et moi, mais présents. Ta vie est entre tes mains. Elle est terre, tu es potier. Comme hier, elle prendra demain la forme que tes mains lui imprimeront. Bon anniversaire et sois heureux mon p'tit Loup !
Il fallut donc te pousser vers la sortie, ce que fit le docteur Cousin, gynécologue à la clinique Saint Jean de Nantes, sise, en 1979, rue de Belleville. Ce bâtiment, depuis une dizaine d’années, est un cabinet d’avocats.
Bien sûr, je ressentais ce matin là une certaine exaltation à l’approche de ta naissance mais il me restait un long et fatigant chemin à parcourir, lequel réclamerait toute mon énergie. Je me disais « pourvu que tout aille bien ». J’appréciais la présence de ton père, qui m’invitait, entre deux contractions, à la détente. Mon corps se recueillait, se réorganisait en vue de sa participation à la besogne en cours.
Quelques heures plus tard, 10 heures, c’était le grand moment : venaient ta tête, tes épaules puis le reste de ton corps. Notre petit garçon était né ! Je resplendissais de fierté, de soulagement et de plaisir ! Bien avant la proclamation officielle de ta naissance tu jetais ton premier cri ! La sage-femme coupait le cordon qui nous reliait, tu étais autonome. Dès lors, nous, tes parents, étions responsables de toi, Johann. Tandis que je reposais, ton père allait annoncer à Romuald (en garde chez un amie) qu’il avait un petit frère. "Je suis papa", "Je suis papa", claironna-t-il aux quatre vents qu’il était papa. Ce fut en compagnie de Pierre-Henri, à l’école de la Marine Marchande, qu’il fêta cet événement
Trente années ont passé. Nous sommes à distance ton père et moi, mais présents. Ta vie est entre tes mains. Elle est terre, tu es potier. Comme hier, elle prendra demain la forme que tes mains lui imprimeront. Bon anniversaire et sois heureux mon p'tit Loup !
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