La seconde se fit devant cette jolie maison bretonne devant laquelle nous nous sommes restaurés. Il se trouve qu'un feu de broussailles dévorait la lande à une encâblure, pompiers et gendarmes ont donc quelque peu troublé nos agappes, mais rien de bien dérangeant.
Nous avons en début d'après-midi rejoint Plénée-Jugon où fut construite l'abbaye de Boquen, au fond d'une vallée, à la lisière d'une forêt, laquelle porte aussi le nom de Boquen, un nom qui signifie "bois blanc" (terme lié sans doute à la forte présence de bouleaux dont l'écorce est parée d'une belle roble blanche). 

30 moniales, de la famille monastique de Bethléem, vivent retirées du monde extérieur sur ce site. Leurs journées sont consacrées à la prière, au travail et à l'étude. Chacune vit seule dans son ermitage et y passe le plus clair de son temps. Elle quitte sa chambre pour les prières du matin, tard dans la nuit, pour d´autres prières, pour les Matines, les Laudes et l´Eucharistie.
Toutes se regroupent le samedi pour discuter de l´évangile durant quelques heures et aussi le dimanche pour un repas communautaire et une marche. Les soeurs travaillent à l'entretien de l'abbaye ainsi qu'à la fabrication d'objets artisanaux, lequels sont ensuite revendus aux visiteurs.

L'après-midi passé, nous filions vers le Manoir des Portes situé sur la commune de la Poterie, entre la Côte d'Emeraude et la Côte de Granit Rose. C'est dans cet établissement datant du XVIè siècle que, l'espace d'une soirée et d'une matinée, nous avons oublié le m
onde et nos soucis.... en goûtant aux privilèges d'une demeure chaleureuse. La table y est excellente, raffinée. Nous avons trinqué au champagne à notre premier anniversaire de mariage, à la fête et à l'anniversaire de Michel.
"Ca lui fait combien à Michel ?", vous interrogez-vous ? Qu'importe ! Les années n'ont pas de prise sur son coeur et son esprit. Les trente sept années passées ensemble ont annobli nos sentiments mutuels ; je souhaite à tous les couples le même parcours de vie.
Sur le chemin du retour, nous avons dégusté des galettes de blé noir à Mouron. Si j'évoque cette dégustation c'est parce qu'elles étaient fameuses, moélleuses, goûtées, longues en bouche. Les marchands de tous poils peuvent se coucher, croyez-m'en !
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